Spectacles et musiques du monde

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LÀ-BAS Chansons d’aller-retour

Création originale de Nathalie Joly : Un retour troublant sur la terre natale de l’autre côté de la Méditerranée du 26 novembre au 18 décembre 2022 au Théâtre du Soleil, à la Cartoucherie,

ZAKI CHAABI - AITA BIDAOUIA

Le 27 Novembre 2022 au Café de la danse à Paris

Festival du Film franco-arabe

Du 18 novembre au 1er décembre 2022 Au Cinéma Le Trianon, Romainville

Festival MARMOE 2022

Mois des ARts à MOntreuil pour l’Enfance du Mercredi 9 Novembre au Dimanche 4 Décembre 2022 à Montreuil - 93100

Festival Africolor 2022

du 18 Novembre au 24 Décembre 2022

AFRIQUATUORS

Le Mardi 29 novembre 2022 au Studio de l’Ermitage à Paris

Baiju BHATT

le 28 Novembre 2022 au Pan Piper Paris feat. Nguyen Le, Raphaëlle Brochet, Robinson Khoury

Amel Brahim-Djelloul

Les Chemins qui montent / Algérie, chants kabyles le 26 Novembre 2022 au Théatre de Caen / GRATUIT

Fred Wesley

Le Mardi 29 Novembre 2022 au New Morning à Paris

Myles Sanko

Le Jeudi 24 Novembre 2022 au New Morning à Paris

Biréli Lagrene

le 24 Novembre à Limoge (trio acoustique)

FLYING BACH

le 23 novembre 2022 aux Folies Bergère

OUMOU SANGARE

mercredi 30 nov 2022 à Paul B à Massy

Rodolphe Burger

concert

2022

Mer 20 juillet 2022 au Cabaret Sauvage à Paris




Reportage 18 Octobre 2019 Concert Hommage à Rachid Taha à la MC93 à BOBIGNY

Avec : Rodolphe Burger , Sofiane Saidi , Hakim Hamadouche , Kenzi Bourras, Idris Badarou, Franck Mantegari, Mohamed Lamouri

© Salah Mansouri

https://youtu.be/mYZ2lxcN9NM

Rodolphe Burger Concert Couscous Clan - "Abdel Kader" à la MC93 à BOBIGNY

https://youtu.be/K33aWWTu1MY

Rodolphe Burger Concert Couscous Clan - " YA RAIH" à la MC93 à BOBIGNY



Biographie officielle

A force d’arpenter les chemins du son, le chanteur-guitariste Rodolphe Burger est aujourd’hui l’un des grands voyageurs du rock français, et l’un des plus prolifiques.

Son univers musical, nourri des expériences les plus diverses, entretenu par des rencontres à première vue improbables, s’apparente à une galaxie en constante expansion. Entre rock mutant, boucles de mélancolie obsessionnelles, effluves de jazz, électronique acide ou lunaire et poésie contemporaine, impossible de ranger son œuvre dans une seule boîte. Et ça tombe bien : Rodolphe ne veut pas de ça. En bon globe-trotter, il a choisi l’itinéraire bis, empruntant sans relâche les sentiers de traverse : le but du voyage n’est jamais la destination, mais le voyage lui-même. « I’m a passenger, and I ride and I ride… » : pas un hasard si Rodolphe a fait siennes les paroles de la chanson d’Iggy Pop, maintes fois reprise par lui…

Né en 1957 à Colmar, Rodolphe Burger joue du rock dès son plus jeune âge. Après être devenu professeur de philosophie au début des années 80, il reprend le fil de la musique électrique au sein du collectif Dernière Bande, matrice du groupe-culte Kat Onoma dont Rodolphe est le maître d’œuvre, au chant et à la guitare radioactive. De 1986 à sa séparation dix-huit ans plus tard, ce fleuron du rock français cultive sur sept albums une musique obsédante, subtilement imprégnée de blues tendu, de jazz en clair-obscur, de folk urbain et de post-punk ombrageux. Entre os et muscle, entre chien et loup. Une musique racée, définitivement.

Dès 1993, parallèlement à l’aventure Kat Onoma, Rodolphe se lance dans une carrière solo avec son frugal Cheval-Mouvement, album à la surface de bois noueux. Cinq ans plus tard, l’ovni Meteor Show prend le contre-pied de son prédécesseur : avant-gardiste, mixé à l’acide par le sorcier Doctor. L, secoué de convulsions jungle et drum’n’bass, ce disque révèle les multiples cordes à l’arc du combattant Burger, larguant les amarres vers des cieux zébrés d’éclairs électroniques. L’album est aussitôt couronné par le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros, prouvant que son auteur ne s’est pas trompé de combat. Les grandes embardées deviennent alors le quotidien artistique d’un Burger peu attiré par les longs fleuves tranquilles… En 2008, Doctor. L retrouve Rodolphe pour l’aider à confectionner un No Sport tantôt ouaté, tantôt panoramique : disque intemporel, non situable, chambre effleurée par les parfums du monde, la terre se confondant avec le ciel. Une synthèse sans rien de synthétique. Ou peut-être un disque synesthèse… En tout cas un parfait compagnon pour voyages immobiles. Un an plus tard, Valley Session à l’esprit live s’affirme comme un autre must : en compagnie d’invités et de son nouveau trio (Julien Perraudeau à la basse ou aux claviers et Alberto Malo à la batterie), l’ex-tête de proue de Kat Onoma revisite magistralement des titres de son ancien groupe, des morceaux solo et quelques standards signés Lou Reed, David McWilliams ou Joy Division. Cure de jouvence, cure de nouvelle brillance…

Depuis quinze ans, les collaborations avec d’autres artistes se sont multipliées à un rythme effréné. Françoise Hardy, fan de la première heure, se voit offrir de nouvelles perles à son collier sur trois de ses albums… et même un duo de haute volée avec Iggy Pop, « I’ll be seeing you ». Sur Fantaisie Militaire, Alain Bashung hérite d’un lancinant « Samuel Hall » cosigné par l’écrivain Olivier Cadiot, acolyte régulier de Rodolphe. Quant au phénix Jacques Higelin, il renaît en 2006 avec Amor Doloroso que son nouveau frangin alsacien réalise pour lui, dans sa ferme-studio de Sainte-Marie-aux-Mines. Résurrection confirmée il y a quelques mois par un Coup de Foudre capiteux, mis en bouteille dans le même repaire des Vosges.

Sur scène, lieu par essence de la rencontre et du surgissement, le public a pu voir une grande silhouette triturant sa guitare en compagnie d’autres artistes : le frère de cœur Rachid Taha, David Thomas alias « Monsieur Pere Ubu », le trompettiste Erik Truffaz, le saxophoniste John Tchicai, Ben Sidran jazzant sur Bob Dylan, des musiciens traditionnels ouzbeks, les dessinateurs Dupuy & Berberian injectant de l’encre électrique dans leur trait… Et d’autres encore… Tous membres internationaux de la Burger Connection.
Mais ce n’est pas tout, loin de là… Fondant en 2001 son propre label Dernière Bande, Rodolphe Burger en profite pour publier de nombreux projets discographiques pour le moins originaux. Paramour, envoûtant premier album de Jeanne Balibar, Blood & Burger en compagnie du guitariste free James Blood Ulmer, Before Bach où le blues électrique croise le fer avec la tradition modale de Bretagne ou d’Orient (grâce à Erik Marchand et Mehdi Haddab), un sensuel Cantique des Cantiques orchestré pour le mariage d’Alain Bashung et Chloé Mons, une nouvelle forme d’électro-jazz concoctée avec Yves Dormoy sur Planetarium, sans oublier les rêveries topiques élaborées avec Olivier Cadiot (On n’est pas des indiens, c’est dommage centré sur le territoire welche, Hôtel Robinson vivifié par les embruns de l’île de Batz)… On l’aura compris, la carte musicale dessinée par Dernière Bande, réfractaire à la notion de frontières, ne ressemble à nulle autre : rivières, îles, vallées, collines et cieux s’y dilatent, se répondent et s’y fondent en un grand mouvement circulatoire…

Désirant faire partager son goût de l’aventure à un public varié, Rodolphe a également créé le festival trans-genres « C’est dans la Vallée » dans sa petite ville d’origine, Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin). En dix ans, cette manifestation attirant des artistes de renom et investissant des lieux chargés d’histoire, dont la convivialité et l’amitié constituent les principales raisons d’être, est ainsi devenue l’un des rendez-vous buissonniers les plus créatifs en France…

Entre créations radiophoniques, ciné-concerts (notamment sur L’Inconnu de Tod Browning), sonorisation du tramway de Strasbourg, musiques de films (Bled Number One de Rabah Ameur-Zaïmèche entre autres), sonorisation du Pavillon français à l’Expo universelle d’Aichi, cinépoèmes en compagnie de Pierre Alferi (autre écrivain contemporain et vieux compagnon de route), résidence au Conservatoire National de Musique de Strasbourg (2006-2007) ou à la Scène Nationale de Sète (2009-2010), collaborations avec le monde du théâtre (Joël Jouanneau, Ludovic Lagarde…), composition d’une pièce musicale pour la chorégraphe Mathilde Monnier, performances multimédias comme il y a peu de temps sous la pyramide du Louvre, participation à de multiples festivals tant en France qu’à l’étranger, entre Japon, Ouzbekistan, Canada ou Egypte, Rodolphe Burger poursuit ses excursions sans avoir peur de donner le tournis à son public. Sans avoir peur, non plus, de se perdre dans des paysages aux contours sans cesse mouvants. « Se perdre » ne signifie pas « s’égarer », les grands voyageurs le savent bien…

Comme horizon naturel de ce cheminement, la toute nouvelle « Compagnie Rodolphe Burger », née en 2009, prône le même esprit de liberté à destination d’un public de plus en plus large. Liberté par rapport aux contraintes de l’industrie musicale. Liberté de mêler différentes disciplines artistiques. Liberté de décloisonner, d’offrir l’originalité en partage. Les récents spectacles organisés à la Fondation Cartier, au Louvre, à Sète ou au Festival d’Avignon 2010 en témoignent : les pérégrinations de l’intenable Rodolphe Burger ne sont pas près de s’interrompre…

Anthony Boile



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