Spectacles et musiques du monde

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Reinette l’Oranaise, le port des amours

Projection Dans le cadre de l’exposition « Juifs d’Orient » de Reinette l’Oranaise, le port des amours de Jacqueline Gozland 22 janvier 2022 18h à l’Institut du Monde Arabe à Paris

Dani de Moron

Samedi 22 Janvier 2022 Salle Bernadette Lafont dans le cadre du FESTIVAL FLAMENCO DE NIMES 2021

Ana Morales

Le Samedi 22 Janvier 2022 18h Salle de l’Odéon dans le cadre du FESTIVAL FLAMENCO DE NIMES 2021

GUEM

En hommage à l’artiste Guem, une journée mémoire est organisée au centre culturel Algérien à Paris le 22 janvier 2022

Abdallah Akar - “De la lettre à la trace”

“De la lettre à la trace” | Dialogue Poésie / Calligraphie | Abdallah Akar Exposition du 24 Janvier 2022 au 18 Février 2022 au Patronage laïque Jules Vallès à Paris

LOUISE JALLU

En concert en Janvier 2022

Leonor Leal

Le Vendredi 21 Janvier 2022 19h Salle de l’Odéon dans le cadre du FESTIVAL FLAMENCO DE NIMES 2021

Rocio Marquez

le Vendredi 21 Janvier 2022 21h Salle de l’Odéon dans le cadre du FESTIVAL FLAMENCO DE NIMES 2021

African Variations

Le 25 Janvier 2022 au New Morning à Paris

Ptit Moh - Mohamed ABDENNOUR

Samedi 29 janvier 2022 à 20h30 au Centre Culturel Algérien

Max CILLA

Le Vendredi 14 Janvier 2022 au Baiser Salé à Paris

ALILOU

le Vendredi 14 janvier 2022 au Centre Culturel Algérien

LAWRENCE D’ARABIE d’Eric Bouvron

Du 13 janvier au 27 février 2022 au Théâtre Le 13e Art à Paris

MARCEL KHALIFE & Bachar Mar-Khalifé

Spectacle musical en hommage au grand poète palestinien Mahmoud Darwich le 26 janvier 2022 au bozar à Bruxelles

Angelique Kidjo

En concert en Janvier 2022

Julien Lourau

28 Janvier 2022 au New Morning

Les Invisibles de Nasser Djemaï

du 28 Janvier 2022 au 13 Février 2022 au théâtre des quartiers d’Ivry, Centre dramatique du Val-de-Marne

Patrice Caratini

Concerts

Tropical Jazz Trio

Patrice Caratini

Alain Jean-Marie

Roger Raspail

Sortie album le 24 Mai 2019


Concerts 2019

03 Octobre 2019 au Bal Blomet


© Salah Mansouri


Portrait

Tout autant contrebassiste que porteur de projets, compositeur que meneur d’hommes, Patrice Caratini s’est imposé dans le paysage du jazz français comme une figure attachée tant à la préservation d’une certaine idée du jazz dans lequel il a baigné à ses débuts qu’à la création d’un répertoire d’œuvres nouvelles, servies, notamment, par les formations qu’il a mises sur pied avec une opiniâtreté remarquable et dirigées avec constance depuis plusieurs décennies.

Élevé au sein d’une famille nombreuse, intellectuelle et mélomane, il découvre le jazz à l’adolescence, joue un peu de piano, de guitare et de saxophone, et élabore ses premières ébauches de compositions. Adoptant la contrebasse à l’âge adulte, il fait ses débuts dans des orchestres Nouvelle-Orléans du quartier Latin.

Dans l’effervescence de mai 1968, il décide de devenir professionnel et connait ses premiers engagements entre orchestres de théâtre et « galas-débats ». Dans le réseau des clubs de jazz, il s’initie au be-bop grâce à ses rencontres avec des musiciens afro-américains expatriés, tels le pianiste Mal Waldron, avec qui il joue et enregistre un album, et le tromboniste Slide Hampton, dont le « mini big band » lui inspirera plus tard son Onztet. Avec le trio de Michel Roques, il accompagne de nombreux chanteurs dans une émission radiophonique, et commence à être demandé comme accompagnateur par certains (Moustaki, Colette Magny et, principalement, Maxime Le Forestier). Il trouve auprès d’eux l’occasion d’exercer ses premiers talents d’arrangeur.

En 1976, il abandonne toutefois cette activité lucrative mais peu satisfaisante sur le plan instrumental, pour se recentrer sur le jazz.

Enseignant au CIM, il forme au Caveau de la Montagne à Paris un duo avec le guitariste Marc Fosset qui contraste avec les expressions musicales dominantes (free jazz, jazz rock) et rencontre un certain succès, tant sur disque (Le Chauve et le Gaucher, 1978) que public. Après trois ans d’expérience en duo, Caratini et Fosset forment un trio avec l’accordéoniste Marcel Azzlola, qui renoue avec l’esprit des valses manouches et aspire à associer au jazz un héritage musical populaire typiquement français (Trois Temps pour bien faire, 1982). Caratini et Fosset seront également les partenaires de Stéphane Grappelli pendant près d’une décennie, accompagnant le violoniste jusqu’aux Etats-Unis.

Tout en maintenant une activité régulière en club avec des jazzmen de passage, notamment au club Petit Opportun, le contrebassiste fait partie d’un autre trio avec les Argentins Juan Jose Mosalini et Gustavo Beytelmann qui renouvelle de manière originale le langage du tango (quatre disques entre 1982 et 1990).

Après une première tentative réussie sur le plan musical (album Endeka) mais conflictuelle sur le plan humain en 1979, Patrice Caratini forme en 1985 un Onztet, à l’instrumentation originale (sans batterie, avec percussions et vibraphone, bandonéon et un nombre réduit de cuivres) qui est la réponse à ses ambitions de compositeur et participe chez de nombreux musiciens français d’expérimentations orchestrales nouvelles (Viens dimanche, 1987). Associé aux réflexions préalables sur la fondation de l’ONJ, il s’implique de 1993 à 1996, avec trois confrères, Andy Emler, François Jeanneau et Philippe Macé, au sein d’un collectif d’artistes, la Scène et Marnaise de création musicale.

En 1997, il constitue son Jazz Ensemble, phalange de musiciens de premier plan appartenant à des générations et des esthétiques différentes qui devient le véhicule de différents programmes thématiques dans lesquels s’exercent ses talents d’arrangeur célébrant à la fois le patrimoine plus ou moins méconnu du jazz et ses propres compositions : Anything Goes (sur des thèmes de Cole Porter, 1997), Darling Nellie Gray (« variations » sur la musique de Louis Armstrong, 2000), Chofé biguine la (2001), From the Ground, série de suites (2003), Birth of the Cool (2006), De l’amour et du réel sur un répertoire de chansons françaises (2005), Xocotalt (avec grand chœur, 2007), hommage à André Hodeir (dont Caratini avait antérieurement créé sur scène la cantate Anna Livia Plurabelle), Chez Joséphine inspiré de Joséphine Baker, avec la chorégraphe Raphaëlle Delaunay (2013)...

Homme de réseau par nécessité et conviction, il est de ceux qui militent de longue date en France pour une politique de soutien institutionnel à la création en général et aux grandes formations du jazz en particulier (création de l’association Grands Formats en 2003), défendant les spécificités de cette musique entre savant et populaire. Marqué par l’exemple de Charles Mingus (auquel il a rendu hommage en 1991 par une intégrale en public), Patrice Caratini développe sur l’instrument une belle présence tout en intégrant dans son écriture, en tant que compositeur, de nombreux emprunts à la musique européenne, inscrivant ses pas dans ceux de deux figures du jazz français, Martial Solal et André Hodeir, avec qui il a entretenu une proximité plus que musicale.

Vincent Bessières, Juillet 2014


sources : http://www.caratini.com



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