Danse
La Cie No MaD est une aventure danse et spectacle vivant, menée par Mehdi Slimani, depuis une vingtaine d’années
"Les Disparus "
Spectacle chorégraphique le Vendredi 14 octobre 2022 à 20h30 au Centre Culturel Algérien à Paris
« J’ai souhaité rendre vie, le temps d’un spectacle, aux disparus d’octobre 1961 , victime d’une barbarie amnésique ; pour la mémoire… contre l’oubli… leur prêter un corps, pour l’intimité d’une danse, pour une dignité retrouvée. » Mehdi Slimani
Les Disparus/ Cie No MaD (Trailer)
Propos chorégraphique :
"Le ballet commence en plein mois d’octobre 61. Univers d’usine et de machines, la gestuelle robotique et mécanique met en mouvement ces corps éprouvés de leur dur labeur. La présence de l’autorité jamais bien loin rôde et inquiète, par son rire calme et froid. En perspective, ces personnages, tels des tragédies de trajectoire, se croisent, et provoquent le destin, à la façon de notes de musique qui forment ensemble une tragique partition.
Interprétée par dix danseurs, la chorégraphie prend des airs de « manifestation dansée ». Mouvement collectif venu exprimer cette France d’autrefois et d’ailleurs, mêlée d’inquiétudes et d’espoirs, les ensembles se font et se défont, au rythme de mouvements qui les brisent et les recomposent.
Couvre feu, mobilisation, les pas de danse s’enchainent et évoquent ces pages sombres de l’Histoire. Les corps, eux, se contractent et se tendent, se rassemblent et se révoltent. Associant danse, slam, et vidéo, le spectacle s’applique à faire revivre l’espace d’un instant l’histoire de ces oubliés de la Seine. La légèreté de la danse soulève le poids du passé. Les tableaux défilent et le spectateur parvient jusqu’à une époque incertaine, reflet de son temps, où l’oubli est en passe de prendre le pas sur la mémoire. La réactiver…
Loin des partis pris ou positions revanchardes, c’est plein de fraîcheur, d’humour et d’émotion que le chorégraphe se lance dans ce travail de mémoire et aborde par son esthétique la nécessité de se souvenir. Par sa recherche chorégraphique, il crée le premier et unique ballet sur les sombres événements du 17 octobre 1961."
Mehdi Slimani devant les affiches du 17 Octobre 1961 réalisée par Ernest Pignon-Ernest pour l’Association : Au nom de la Mémoire © Salah Mansouri
Tournée
8 octobre 20h30 / Maison de la Musique (Nanterre)
9 Octobre 20h / Les Amphis (Vaulx-en-Velin)
12 octobre 20h30 / Salle Jacques Brel (Pantin)
15 octobre 14h30 / Microfolie (Sevran)
15 octobre 20h30 / Microfolie (Sevran)
16 octobre 20h30 Centre Culturel Sidney Bechet (Grigny)
17 octobre 19h / Nouveau Théâtre de (Montreuil)
19 octobre 20h30 / Salle Pablo Neruda (Bobigny)
22 octobre 20h30 / Espace Paul Éluard (Stains)
12 novembre 10h30 / Salle André Malraux (Sarcelles)
12 novembre 14h30 / Salle André Malraux (Sarcelles)
9 décembre 20h30 / MPAA Saint-Germain (Paris)
Biographie officielle
Dire par le geste : « Danser » c’est ce qui anime Mehdi Slimani depuis de nombreuses années. No MaD pour se jouer des limites et frontières, refuser l’immobilisme, lui préférer le mouvement… Fervent acteur, défenseur et passeur de la culture hip-hop, il se retrouve tout d’abord embarqué dans diverses aventures artistiques, qu’il vit et expérimente toutes pleinement et sans retenue. Elles constituent les ressources de son parcours et de sa formation qu’il définit comme « socio-didacte » : interprète pour différentes compagnies danse/théâtre (collaborations avec Arpad Schilling, Stéphane Fortin, Hervieu/Montalvo, Philip Boulay, Zaza Disdier…), artiste de rue à travers le monde, danseur pour des artistes phares (Akhenaton, La Brigade, Doc Gynéco…), compétiteur de battles nationaux et internationaux, artiste chorégraphique pour des productions de grande envergure (notamment les Dix Commandements/Kamel Ouali), formateur et professeur pour de nombreuses écoles de danse. Refusant le cantonnement des performances de rue aux scènes les plus prisées en passant par les plateaux télés, il partage son esthétique avec la même générosité.
Assez rapidement, son penchant pour l’écriture s’affirme. Avec la Cie No MaD qu’il fonde en 2001, il se lance dans une recherche chorégraphique qu’il mène jour après jour : penser le hip hop sur scène, l’écrire sans compromission, préserver son essence structurelle et en tirer un vocabulaire riche, créatif et signifiant. Au fil des années, il élabore et multiplie les expériences et projets chorégraphiques, investigateur d’une danse urbaine et universelle, qui défait les codes, les conventions et les attendus. Il se distingue par des créations variées, tantôt subversives, tantôt humoristiques, tantôt poétiques, mettant en scène ce qu’il désigne comme étant « un théâtre sans parole ». Son écriture touche, esquisse des univers volontairement accessibles et convaincants. Dans les spectacles No MaD, (“Dyoniso Le Dernier RobO”, “Le P’ti Prince”, “Les Disparus”, “MiroirÔsourceS”…) on découvre des personnages colorés et dansants, en route sur le chemin de la vie, décidés à repousser les limites, géographiques ou mentales, esthétiques ou corporelles.
Ses nombreuses collaborations l’amènent à travers le monde et enrichissent son parcours, duquel il tire singularité et densité. Féru de philosophie, sociologue de formation, joueur de mots et d’images, il écrit comme il danse, et publie son premier ouvrage « Touriste », dans lequel il fait part de ses voyages et autres excursions, celles qui laissent le temps de la rencontre. Qu’il écrive ou chorégraphie, son expression est imagée et poétique, simple et puissante, passant du burlesque à la Buster Keaton à un réalisme social assumé. Inventeur inépuisable d’images et de sens, il exprime avec force cette nécessité de faire se rapprocher les mots dansants et la vie de tous les jours… chorégraphie poétique d’un quotidien banal extraordinaire.
Sources : cienomad.com