Concerts
2021
Samedi 3 juillet 2021 19 h 30 , Square Saint-Roch - Le Cali - LE HAVRE / Gratuit
Grégory Dargent / oud
Jean Louis Marchand / clarinette basse
Nicolas Beck / tarhu
Etienne Gruel / percussions
Vincent Posty / contrebasse
Reportage à Fontenay sous bois, à Le Comptoire - © Salah Mansouri
Quintet formé en 2000, L’Hijâz’Car n’a eu de cesse de parcourir les rives méditerranéennes et d’y chercher une universalité du langage musical de la Mare Nostrum.
Ces musiciens aux parcours et influences multiples ont en effet choisi ces cultures comme entonnoir esthétique, cherchant à synthétiser une actualité musicale dans un regard décomplexé vers l’autre, décidant qu’un héritage et qu’une influence ne doivent non pas s’opposer mais s’affronter.
Issus du jazz, des musiques traditionnelles, improvisées, contemporaines, électriques, expérimentales, ils se sont emparés des instruments et des vocabulaires traditionnels, et retranscrivent dans leurs compositions une vision poétique et moderne de ces innombrables richesses. Ainsi ont-ils joué leur répertoire dans la somptueuse Maison Batha à Fès, dans le stade sablonneux et désertique de Tamanrasset, à l’opéra de Copenhague, dans un club d’ Istanbul ou lors de l’European Jazz Festival d’Athènes où ils représentèrent la France lors de l’Edition de 2005, d’un festival au milieu des fjordes en Norvège aux villes traversées par le XIe mercado cultural au Brésil.
De ces tournées, de nombreuses rencontres influencèrent les musiciens, et leur ont permis de rechercher à confronter leur approche avec, entres autres, le quatuor à cordes du grand violoniste marocain Aziz Boulaaroug (Fèz), le choeur touareg de Lalla Tahra (Tamanrasset) lors de la création Sha’Ir Majnûn – un poête possédé- en 2003, et surtout, la chanteuse chaoui Houria Aïchi (Batna) avec qui Grégory Dargent créé Les Cavaliers de L’aurès en 2008 (disque pour le label Accords Croisés, coup de Coeur Charles Cros, prix Trad Mag, prix Schallplatten Kritik en Allemagne comme un des meilleurs disques de musiques du monde de l’année), et avec qui L’Hijâz’Car jouera de nombreuses fois en Algérie, Italie, Norvège, Belgique, Danemark, Allemagne, Brésil, Autriche et Pologne.
Quatuor mélodique moderne auquel s’adjoint un multi-percussionniste virtuose, l’écriture s’offre des incartades vers les multiples influences des membres du groupe, laissant Olivier Messiaen flirter avec des musiques de transes désertiques, digérant les écritures rythmiques minimalistes des musiques math-rock, recherchant des plages dynamiques heritées d’un quatuor de Schostakovitch tout en préservant l’interaction des musiques jazz actuelles, des improvisations, d’Igor Stravinski et d’une certaine recherche d’un tarab résolument urbain et moderne.