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ZAO

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Zao, chanteur Congolais auteur du fameux et désopilant "Ancien combattant", qui lui valut le surnom de "Monsieur Cadavéré", a aussi subi le drame de son peuple après l’avoir fait rire.

Depuis le début des années 1980, Zao chante sur des sujets sensibles, voire tabous, comme la sorcellerie (Sorcier ensorcelé), la mort (Corbillard), l’antimilitarisme, ou encore le sida, les femmes, la bureaucratie, la corruption...

Révélateur des maux et problèmes de son continent, il fait passer son message par le rire, l’ironie et…la musique !


ZAO - biographie

Zao tire “L’aiguille” … Il raccommode les déchirures de son pays meurtri. Il répare le fil de sa carrière de chanteur humoriste international, rompu coup sur coup. D’abord, au Congo, une guerre civile impitoyable manque lui être fatale. Ensuite, la politique française d’immigration lui claque la porte au nez. Qu’a fait Zoba ? Il dit la vérité, avec ses mots, comme Coluche… Et il continue de parler : « Je dis qu’il ne faut pas coudre une bouche qui sent mauvais, une bouche édentée. Je veux dire qu’il ne faut pas cacher les choses essentielles, mais plutôt voir le fond du problème. Un proverbe congolais dit : “La bouche du vieux sent toujours mauvais, mais elle dit toujours de bonnes choses.” »

Zoba Casimir, alias Zao, est homme d’expérience. Le 24 mars 2006, il a fêté ses 53 ans. Mais qu’il soit né à Goma Tsé-Tsé, dans la région du Pool, allait lui porter un terrible préjudice durant la guerre civile de 1997-98. Les maîtres de la guerre, refusant le partage du pouvoir, dressaient les enfants miliciens, enrôlés de force, à voir en lui seulement un “ennemi” parce qu’apparenté au clan du Pool. Certains prétendaient même qu’il était responsable du désastre. N’était-ce pas lui qui chantait « Tout le monde est cadavéré » dans “Ancien Combattant”, son tube planétaire ? Sa désopilante caricature antimilitariste et anticoloniale, chantée dans le jargon des tirailleurs sénégalais, le savoureux forofifon naspa, avait été détournée au profit des massacreurs.

Le burlesque tournait au tragique. Lui le poète urbain, l’ancien instituteur devenu la coqueluche des télévisions et des scènes d’Afrique, l’intellectuel désopilant accueilli par la France à bras ouverts depuis son Prix Découvertes RFI 1982, lui le comique moraliste se voyait obligé de fuir vers son village natal. Pourchassé, il allait se terrer dans la forêt avec sa famille, survivant de cueillette. Neuf mois de souffrances qui lui ravirent un garçon de quatre ans, événements douloureux dont le souvenir ravive sa détresse. Aujourd’hui, Zao affirme : « L’artiste n’appartient pas à une ethnie, à une tribu, il appartient à tout le monde. Nous avons un grand rôle à jouer dans la société. Ce n’est pas parce que je suis victime que je dois croiser les bras. Au contraire, ça me donne l’envie de continuer, de dire à tout ce monde-là que l’ignorance est la grande maladie de l’Afrique et qu’elle mène aux pires situations. C’est le sens de “L’aiguille”. »

À l’époque du gouvernement “marxiste-léniniste” de Denis Sassou Nguesso (1979-90), Zao, d’abord instituteur, était devenu fonctionnaire à Brazzaville. Les succès de ses chansons “Sorcier Ensorcelé” (1982), “Corbillard” (1983), “Soulard” (1986), “Moustique” (1988), “Patron” (1989), toutes dans la veine de “Ancien Combattant” (1984), avaient obligé l’inspecteur de l’éducation nationale à lui trouver un emploi de bureau. « Quand j’arrivais dans une salle de classe, les enfants se mettaient à se marrer. Ils mimaient ce qu’ils avaient vu de moi à la télé » se souvient Zao. Son nouveau statut lui avait alors permis d’assurer ses tournées dans toute l’Afrique Centrale, en Afrique de l’Est, en France et en Europe. Mais la transition politique de 1991-92 au Congo débouche sur une situation chaotique. Un premier cycle de guerre civile éclate en 1993, année de la sortie de son album “Zao” sur une major. Elle se généralise en juin 1997, anéantissant les fruits patiemment amassés au cours de sa carrière européenne, développée à partir de la France, qui lui avaient servi à monter une maison de production à Brazzaville. Tout est englouti, ses biens pillés…

Dans “Renaissance”, l’album qu’il publie en 2000, ses nouvelles chansons, comme “Lampe Tempête”, semblent ternies par les épreuves récentes. Mais si dure que soit la pente à remonter, l’humour est toujours là, qui prend de la distance. À l’affiche du festival Les Escales de Saint-Nazaire en août 2003, Zao prépare un nouvel album et son retour attendu sur les scènes françaises. Las, les huit musiciens qui l’accompagnent s’évanouissent dans la nature la veille du retour au Congo. « L’ambassade de France à Brazzaville a considéré que j’étais complice et depuis je n’ai pas pu obtenir de visa pour revenir en France, explique Zao. Je n’étais pour rien dans la fuite des musiciens, mais j’ai dû assumer cette situation. Malheureusement, ces jeunes musiciens n’ont pas compris que le bonheur n’est pas forcément en Europe … Je viens en France depuis mon premier album, mais je n’y suis jamais resté. Ils sont à présent en Europe sans papiers, ils ne font rien : c’est grave ! »

Deux ans d’efforts pour reformer un orchestre sont couronnés par ce nouvel album enregistré à Brazzaville. Zao y épingle un nouvel insecte à son bestiaire : “Mouche”. On se gondole sur ses blagues : “Elle a deux diables”, “Ze t’aime”. Et sa verve incisive transparaît derrière les peintures burlesques de la société africaine que sont “Virginité”, “Mon Enfant” ou “L’aiguille”. « Les chansons me viennent de je ne sais où, mon cerveau travaille et j’écris, dit Zao. Je ne chante que la vérité. Je suis le produit de la société qui me façonne et je m’inspire de ce qui se passe. Il faut bien dénoncer ce qui va de travers, mais je ne veux éclabousser personne, seulement laisser des traces. » Pour son nouveau départ, rendons justice au talent de Zao, artiste au rôle salutaire.



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