La star de la rumba congolaise Antoine Wendo Kolosoy, dit "Papa Wendo", est décédé lundi 28 juillet 2008 à Kinshasa à l’âge de 82 ans des suites d’une longue maladie.
"On the rumba river" Bande Originale du film de Jacques Sarasin , un cd produit par christian Mousset pour le label Marabi Production .
un album "coup de coeur musiquesdumonde"
Un album hommage à WENDO KOLOSOY, un "Monument" de la RUMBA CONGOLAISE, à la musique africaine, aux artistes africains qui ne peuvent vivre de leur musique..., qui font rêver, danser, voyager au dela des frontieres. Un album "émotion" pour revivre le dernier concert de Wendo au festival des musiques métisses à angoulème. Salah.Mansouri
"On the rumba river" Film de Jacques Sarasin ( sortie nationale du film le 12 décembre)
Synopsis
En sillonnant le majestueux fleuve Congo pendant une dizaine d’années, les mains sur les cordages et dans le cambouis qu’il a composé ses premières chansons, en grattant sa guitare, le regard perdu dans un décor fluvial fascinant.
Orphelin très jeune, emprisonné, excommunié par les pères belges car ses textes perturbaient la jeunesse puis boxeur professionnel, tous ces ingrédients forment la trame d’une vie hors du commun, celle d’Antoine Kolosoy, dit « Wendo ».
Son heure de gloire arriva en 1948 avec la sortie de son premier tube panafricain. Il est alors devenu la première superstar de la musique congolaise, et il l’est resté pendant toutes les années 60, cette époque de l’indépendance où toutes les folies et tous les rêves étaient possibles.
Il est aujourd’hui, comme s’expriment ses compatriotes, « un monument » de l’histoire de la République Démocratique du Congo. Il est le grand-père fondateur de la rumba congolaise, cette musique exportée à Cuba par la traite négrière.
C’est un miséreux, un mendiant que le président Laurent Désiré Kabila retrouva après avoir chassé du pouvoir le dictateur Mobutu en 1997. Aujourd’hui, à 80 ans, « le monument » est toujours vivant…
avec :
Wendo Kolosoy
Mbinga Kabata « Tejos », percussion
Antoine Moundanda, likembe
Joseph Munange « Maproko », saxophone
Mukubuele Nzoku « Bikunda », guitare acoustique
Alphonse Biolo Batilangandi « Biolo », trompette
Michel Vula Diankatu « Missy », guitare électrique
Willy Nzofu Makonzo, chanteur
Albert Emina, choriste
Nlandu Milandu, guitare basse
Tonda Pembele, guitare basse
biographie
WENDO KOLOSOY
Antoine Kolosoy est né en 1925 à Mushie (ex-Congo belge) d’une mère kundo et d’un père ekonda perdu très tôt. A Léopoldville, il va devenir l’un des alchimistes de la rumba congolaise, issue du croisement de rythmes du terroir et d’influences caribéennes arrivées par le port de Matadi et le fleuve Congo.
Après avoir formé son orchestre, le Victoria Kin, en 1948, il enregistre ses premiers succès sur 78 tours. Parmi lesquels la chanson Marie Louise, dédiée à la petite soeur de son ami, le guitariste Henri Bowane, avec qui il compose un duo sublime.
La chanson défraie la chronique, car la légende dit qu’elle est capable de ressusciter les morts, si on la joue aux alentours de minuit ! Au point que des prêtres jettent l’anathème sur cette oeuvre “satanique”, obligeant son auteur à se réfugier un moment à Stanleyville, l’actuel Kisangani.
Au fil des décennies, celui qui est devenu Wendo reste fidèle à cette rumba des origines, si sensuelle, soutenue par des guitares, des tambours sur cadre “patengue” et des racleurs.
Chroniqueur social, il fait une carrière en dent de scie, mais d’une exceptionnelle longévité, parallèlement à des activités alimentaires : pendant vingt ans, il sera “graisseur” sur le Luxembourg, un bateau qui fait la navette sur l’immense fleuve Congo.
Mais sa fidélité à son art est finalement payante : à 81 ans, redécouvert par une nouvelle génération qui le porte au pinacle, le doyen de la musique zaïroise fait craquer Paris, Berlin et Bruxelles avec ses étonnants yodels (vocalises tyroliennes) et son swing inoxydable. Frank Tenaille
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