Vendredi 4 décembre : Gwo Ka Gnawa Jazz
Randy Weston African Rythms Solo
Première partie
Randy Weston né à Brooklyn, New York, le 6 avril 1926, est un musicien, compositeur et pianiste de jazz. Weston a voyagé à travers l’Afrique et a vécu au Maroc qui a influencé son oeuvre de manière significative depuis 1992 à travers la musique gnawa. En 1967, en séjour au Maroc, Randy Weston se lie d’amitié avec Abdellah Boulkhair El Gourd qui, grâce à son ami, découvre la musique gnawi dans laquelle il puise d’excellentes sources d’inspiration. Il transmet une diversité musicale, tant par ses origines jamaïcaines que par l’héritage culturel africain partagé entre le jazz et la musique caribéenne.
Jacques Schwarz-Bart, Karim Ziad, Mario Canonge et Sonny Troupé
Seconde partie
Le saxophoniste Jacques Schwarz-Bart compte parmi cette poignée de musiciens français qui vivent et travaillent aux États-Unis. Il a joué dans le jazz ou dans ses parages les plus soul avec Roy Hargrove, MeShell N’Degeocello, D’Angelo, Erykah Badu, Danilo Perez, avec les Cubains Chucho Valdes ou Miguel « Anga » Diaz.De son album Sone Ka La il dit ceci : “Ce que j’ai cherché, c’est à ouvrir des fenêtres d’une musique vers l’autre. Le gwo ka est essentiellement rythme et voix. Le mariage avec le jazz l’ouvre sur ’harmonie, l’orchestration, un type d’improvisation mélodique. Et cela permet d’explorer des couleurs qu’on ne trouve pas d’habitude dans le jazz.”
Karim Ziad est un batteur exceptionnel qui s’irrigue des meilleures influences : mélodies algéroises, rythmes berbères et classiques orientaux viennent féconder sa passion pour Chick Corea. Ses collaborateurs Sixun, Ultramarine, Nguyen Lê et Bojan Z, avec Joe Zawinul, lui indiqueront le chemin originel : puiser aux racines pour créer un son riche et polymorphe. Un voyage à travers les polyrythmies et les chants venus d’Afrique (Ifrikia), une émotion aux couleurs de la musique Gnawa transmise par la fièvre de la transe...
Sonny Troupé : le batteur à la frappe incandescente et transcendantale... Batteur et percussionniste guadeloupéen né en 1978. Son père Georges Troupé, saxophoniste, le fait baigner très tôt dans un univers musical varié, et sous son impulsion, il parcourt les lieux de musique en Guadeloupe et y fait ses premières rencontres. Il se tourne très tôt vers le tambour, son instrument de prédilection, pour lequel il développe rapidement des mé- thodes de jeu nouvelles. Puis commence l’étude de la théorie à partir de l’âge de huit ans. Les infuences actuelles de Sonny sont celle de Marcel Lollia – dit Vélo – Sonny s’imprègne particulièrement de ses phrasés mélodiques et de ses chorus.
Samedi 5 décembre : Soirée Soul Makossa/ Soul Creole
20h : Valérie Louri, Bèlè folk
Révélation de l’année 2006 récompensée d’un Prix Sacem pour le titre Bay lanmen, Valérie Louri revient avec un nouvel album. A travers Fanm Lanmou, la chanteuse rend hommage à la femme antillaise et reste fidèle à la célébration des rythmes caribéens. Une prestation scénique flambloyante, mêlant judicieusement le violon et la guitare au tambour, sur fond de biguine, rythmes bèlè et afro cubains.
A travers « Fanm Lanmou », la chanteuse martiniquaise reste fdèle à la célébration des rythmes caribéens. Dix titres divinement interprétés, mê- lant judicieusement le violon et la guitare au tambour, sur fond de biguine, rythmes bèlè et afro cubains. Album beaucoup plus personnel, Valéri Louri en fait un hommage à la femme antillaise.
Son timbre de voix particulier, sa présence scénique et son attachement aux valeurs traditionnelles, font plus d’elle une ambassadrice flamboyante de la culture martiniquaise.
21h30 : Kali et ses invités Manu Dibango et VIctor Ô
Depuis plus de 30 ans, Kali distille une musique martiniquaise d’une rare originalité, qui a su s’adapter aux changements de cette petite île, s’ouvrir vers l’extérieur, tout en gardant son authenticité. En effet, Kali éprouve le désir permanent de renouveler son travail, de l’enrichir en interaction avec ses expériences vécues. Ainsi, bien qu’ayant été l’un de ceux qui ont contribué, dans les années 80, à la visibilité sur la scène publique du mouvement rastafarien en Martinique, Kali a cherché par dessus tout à intégrer ses convictions à son vécu d’Antillais, à les adapter à sa spécificité ; peut-être est-ce la raison pour laquelle il semble si éloigné de tout modèle, sorte de “troubadour” comme le décrit son parolier Rémy B. Il rassemble autour de lui toutes les générations, leur parle d’eux, de leurs ancêtres et de leur avenir. Avec son banjo et son reggae carribéen, alliage unique d’accoustique et de tradition, le chant de Kali - plus que jamais d’actualité tant il dénonce l’ambiguïté des DOM - nous arrive à point avec cet hymne “Reggae DOM-TOM”.
Avec son quintet, il retrouve sur scène pour la première fois depuis 10 ans son ami saxophoniste Manu Dibango pour une fusion reggae martiniquais / soul makossa.
Résumée en deux mots, naissait à l’aube des années 70, la “world music”. Pour la première fois l’Afrique, sous la forme du makossa camerounais pointait son nez dans la soul, héritière du jazz et du rythm’n blues. Comme bien souvent, cette étape de l’évolution des musiques, aujourd’hui jugée capitale, faillit passer inaperçue, en face B d’un 45t qui n’aurait jamais dû dépasse les faubourgs de Douala... Le papa de Soul Makossa, Manu Dibango, est un person nage-clé de notre siècle. Sans lui, la “world” aurait sans doute fni par exister : mai au moins cinquante ans plus tard… S’il se défnit lui-même comme un afro-euro péen, Manu Dibango est sans doute devenu avec le temps, un moteur importan de la création métissée dans le paysage musical francophone.
Originaire de la Martinique, chanteur du groupe Dafataïgazz, Victor O est un de ces artistes rares qui savent mêler la musique de leur pays à celle du monde… Malgré un style indéfnissable coiffé de zouk, de bèlè, de reggae et de couleurs caribéennes, il donne toujours une couleur créole à sa musique et comme il le dit si bien : “Let’s do it music…”
Dimanche 6 décembre 2009
Poésie-performance de Simone & Jacques Schwarz-Bart
Première partie
Cette création originale est le fruit d’une résidence à la Maison des Arts de Paris pour le festival. Elle réunit Simone Schwarz-Bart, écrivaine dont l’oeuvre est imprégnée de l’Afrique, de la Caraïbe et de l’Europe, et son fils Jacques, musicien-compositeur.
Née le 9 décembre 1938 à Saintes en Charente-Maritime de parents guade- loupéens, elle rentre au pays à l’âge de trois ans. Elle fait ses études à Pointe- à-Pitre, puis à Paris et à Dakar. Son œuvre est imprégnée de l’Afrique, de la Caraïbe et de l’Europe. À 18 ans, étudiante à Paris, elle fait une rencontre déterminante : André Schwarz-Bart, en pleine écriture de son livre Le Dernier des Justes (prix Goncourt 1959). C’est lui qui exhortera Simone à écrire à son tour car il a décelé en elle le talent d’un grand auteur. Ce sera d’abord un roman à quatre mains avec son époux : Un plat de porc aux bananes vertes, histoire des exils antillais et juif en miroir. Puis en 1972, Simone écrit seule Pluie et vent sur Télumée miracle qui, encore aujourd’hui, est considéré comme un chef d’œuvre de la littérature caribéenne. Simultanément arrive Ti jean l’horizon en 1979. Simone écrira également pour le théâtre Ton beau capitaine, pièce étonante et ciselée en un seul acte, avant de retrouver son époux pour publier une encyclopédie en sept volumes Hommage à la femme noire mettant notamment à l’honneur toutes ces héroines noires absentes de l’historiogra- phie offcielle. En septembre 2006, Simone a été promue au grade de Commandeur dans l’Ordre des Arts et des Lettres.
Dub Poetry : Dédé Saint-Prix et Orlando Poleo invitent Mutabaruka et Brother Resistance
Seconde partie
Dédé Saint Prix est le représentant le plus célèbre du “chouval bwa” martiniquais. Il a élevé ses rythmes à un niveau universel en les croisant avec le kompas ou le rara haïtiens, le son cubain, le ragga, le hip-hop ou la charanga.
Grâce à une longue carrière au Venezuela, Orlando Poleo occupe une place importante dans le paysage musical vénézuélien de par son talent et sa musique qui fluctue entre jazz, sons cubains et rythmes afro-vénézuéliens, conjuguant tradition et modernité.
Sous le nom revendicateur de Brother Resistance se cache Lutalo Makossa Masimba, l’une des figures de proue du rapso, ce nouveau style musical caribéen qui allie les percussions traditionnelles afro-caribéennes à la poésie du calypso. Cette forme artistique a été créée pour faire le récit des expériences quotidiennes d’un peuple, sous-représenté et opprimé.
Allan Hope, dit Mutabaruka, est un Dub poet révolutionnaire, acteur et activiste Rastafari jamaïcain. La dub poetry est une forme d’expression poétique née dans la communauté jamaïcaine, en Grande-Bretagne et en Jamaïque, à la fin des années 70. Le poète dub psalmodie ses textes en calquant son phrasé sur la rythmique qu’interprètent les musiciens qui l’accompagnent.
Maison des Cultures du Monde
• 101 boulevard Raspail 75006 Paris
• 01 45 44 72 30
Métro : Saint-Placide, Rennes ou Notre-Dame-des-Champs
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Un siècle d’histoire culturelle des Maghrébins en France
Beaux arts - Chanson - Cinéma - Danse - Littérature
jusqu’au 18 avril 2010 à la Cité nationale de l’histoire de l’immigration / Palais de la porte Dorée / Paris
Folles Nuits Berbères
Entre music-hall et cirque, Méziane Azaïche réunit pour le meilleur et pour le fun, des amuseurs, des comédiens, des acrobates, des chanteurs....jusqu’au 09 janvier 2010 ( prolongations ) au cabaret sauvage / paris
voir le reportage de la soirée d’ouverture du festival...
FESTIVAL MINO
l’Orchestre Pasdeloup
Le Dernier Vol
film de Karim Dridi avec Avec Guillaume Canet, Marion Cotillard, Saidou Abatcha
Date de sortie : 16 Décembre 2009
Syrine Ben Moussa
Le festival “Les Nuits d’Orient” 2009
AZIZ SAHMAOUI & GNAWA PARTY
CONVERGENCES FETE SES 10 ANS
Festival : ‘’A la découverte du patrimoine culturel berbère’’
hommage à Matoub Lounès le SAMEDI 12 DECEMBRE A 20H30 A LA BOITE A MUSIQUES / WATTRELOS
Liberté , Un film de Tony Gatlif
Avec Marc Lavoine, Marie-Josée Croze, James Thiérrée.
Sortie le 2 décembre 2009.



























