Spectacles et musiques du monde

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Gwilym Bowen Rhys

le 05 & 07 Aout 2018 à Lorient , dans le cadre 48e Festival Interceltique de Lorient ( consacré au Pays de Galles )

GNAWA DIFFUSION - AMZIGH KATEB

en concert en Juillet 2018

Rachid Taha

le 22 Septembre 2018 à l’Opéra de Lyon : 20 ans de Diwan

Angelique Kidjo

en concert en Juillet 2018

RAY LEMA

le 8 août à Marciac

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le 27 juillet 2018 au Palais12 à Bruxelles

KHALED

En concert en Aout 2018

BAAZIZ

le 27 Juillet 2018 à l’Opéra d’Alger

Maë Defays

En concert en Juillet 2018

Joel Hierrezuelo

concert de sortie Album le 14 Septembre 2018 au Studio de l’ermitage à Paris

ALPHA BLONDY

le Samedi 28 juillet 2018 au Bagnols Reggae Festival

DHAFER YOUSSEF

En concert en Juillet 2018

FESTIVAL ARABESQUES 2018

du 12 au 23 Septembre 2018 à Montpellier

Aziz Sahmaoui

En concert en Juillet 2018

Julie Fowlis

En concert en Juillet 2018

AYWA

En concert en Juillet 2018

Bigflo et Oli

En concert en Juillet 2018

Kimberose

En concert en Juillet 2018

Les Negresses Vertes

En concert en Juillet 2018

TRIO JOUBRAN

le 24 juillet 2018 au Site Antique - Odéon dans le cadre des Les Nuits de Fourvières

JIMMY CLIFF

En concert en Juillet 2018

HAÏDOUTI ORKESTAR

En concert en Juillet 2018

TAKFARINAS

concerts

2018

le Samedi 23 Juin 2018 au Théâtre de la Sucrière à Marseille dans le cadre du Festival Tamazgha



shooting photo avec Takfarinas - © Salah Mansouri

reportage à Orly dans le cadre du FESTI’VAL DE MARNE


Reportage au Cabaret Sauvage © Salah Mansouri


BIOGRAPHIE

« Je suis né en Algérie,je vis en France,mon identité est la musique,
mon pays est la terre »Takfarinas

Takfarinas

Drôle de cas, Tak, né à Tixeraïne, un lieu-dit perché sur les hauteurs d’Alger où les Kabyles sont installés depuis toujours, est l’enfant d’une famille de musiciens. Son arrière grand-père Mhand Izemrakène était connu en Kabylie au siècle dernier. Il a baigné dans la tradition du chant et de la poésie au sein de sa famille, s’est nourri au Chaâbi, la musique hégémonique de la capitale, avant de rêver inventer un idiome moderne inspiré par la musique de ses ancêtres qui puisse se jouer des frontières.
Précoce, il se confectionne une guitare dès l’âge de six ans, il apprend et interprète tous les grands succès du Maghreb et du Moyen-Orient. Pour ses seize ans, c’est son père qui lui offre une guitare, et via ce rite initiatique, l’encourage à suivre sa passion artistique. S’accompagnant avec elle, il remporte le premier prix d’un concours de chant à la radio. Il fut l’interprète des El Hasnaoui, Slimane Azem, Ahmed Saber, Mhemmed El Anka et autres. En 1976, il enregistre sa première bande chez « Mahboubahti et l’Oasis » à Alger. Il réenregistre les morceaux à Paris trois ans après pour son premier album « Yebba Reman ».

Dans la foulée il fonde avec Boudjemâa Semaouni, le groupe « Agraw », qui fera la première partie d’Idir à l’Olympia en 80. Une aventure marquée par deux albums. Puis il repart en carrière solo. Où on le voit incarner, ballet de Sidi-Bel-Abbès à la clé, « la nouvelle chanson kabyle », avec des « shows » qui bouleversent les canons habituels de la scène locale.

La situation politique algérienne change radicalement la donne du spectacle vivant, Takfarinas comme d’autres artistes, se voit contraint de s’expatrier. Ce qui le conduit avec un oeil neuf à organiser les ingrédients qui vont faire son originalité. En l’occurrence un jeu instrumental du mandol à la bombarde, qui fait la griffe de ses arrangements ; un rythme de prédilection (ce 6/8 originel qui évoque la démarche du chameau) ; une inspiration fidèle à la poétique berbère ; une voix puissante, chaude, qui n’est pas sans rappeler dans ses inflexions les manières des grands Salim Hellali, ou Zerrouki Halaoua.
Takfarinas va ainsi concocter une manière d’espéranto musical dérivé du chant ancien kabyle, qu’il baptisera « Yal music » tant la fameuse syllabe rythmique vocalisée « yal.. lalala yal.. lalala » est consubstantielle au chant kabyle, depuis celui des enfants jusqu’à celui des fameux anciens les Tahar Ikhoufach ou Bachir Oumalah.

Avec son installation en France, Takfarinas bénéficie d’un environnement professionnel plus étoffé. On s’en rend compte lors de ses prestations sur les scènes de la Cigale et de l’Olympia, ainsi que sur celle des principaux festivals de musiques en France et en Europe et à travers deux albums : « Romane » (1994) et « Salamet » (1996) (ce dernier dédié aux artistes disparus ou assassinés).
Fort de ce parcours, avec son nouvel album Takfarinas s’assume pleinement et défend une ligne esthétique plus ramassée, autour de ce qui fait sa spécificité. A ce titre « Yal » est son album le plus abouti.
Nouveauté : son mandol électroacoustique d’antan ( Takfa) est devenu un mandol électrique demi-caisse, toujours à deux manches, (par soucis d’avoir deux couleurs, l’une féminine, l’autre masculine). Il l’appelle « Yal ». Un modèle unique conçu à Marseille, qui lui permet d’atteindre aussi le « gros son », ce son saturé dont il a besoin dans ses compositions.

Par leurs thèmes, ses chansons ont les qualités métaphoriques de la langue kabyle. Brode-t-il sur le thème de l’amour fou dans « Iness » (Dis lui) ? Il raconte que l’amoureux dans sa souffrance va consulter le courage, mais que celui-ci lui répond qu’il est lui-même brûlé d’amour. Où l’on voit l’homme « pleurer avec sa chance », consolé par la lune qui « porte les silhouettes de l’amour » par une nuit calme, propice à l’arrivée « de beaux textes, de beaux souvenirs, de belles images ». Evoque-t-il les qualités fondamentales de l’homme dans « Way Way » (Dur, dur d’être un homme), il souligne l’importance du respect que l’on doit avoir pour son prochain et l’humilité qui va de pair, fusse-t-on riche et puissant. Et de filer une fois encore la métaphore : « je me suis mis à la place des abeilles qui disent à l’apiculteur : il ne faut pas croire que l’on t’appartient. Il ne faut pas nous ôter de ta conscience. Il ne faut jamais dire : vous êtes à moi. Car, si nous voulons partir, nous partons. ». Parle-t-il du statut de l’artiste dans « Iwala » (On a vu) ? Il se fait futuriste. « Nous les artistes voyons ce qui vient. Les poètes ont annoncé ce qui se passe aujourd’hui. Dans cette chanson, je parle de l’amazighté et de toutes les cultures étouffées, de l’homme libre. Je crois que notre culture, transmise dans le lait de nos mères, a sa place sur cette planète, elle retrouvera le développement qui est le sien. Je vois cette lumière. »

Un répertoire empreint de beaucoup d’humour et de sagesse dont les thèmes (la tradition du village, la crise économique, les méandres de la destinée, l’amour, etc...) filent la philosophie d’un artiste qui assume son pluriculturalisme et ses doutes avec beaucoup de franchise.

Les couleurs orchestrales de ce nouvel opus sont au diapason de ce jeu de cache-cache entre la mémoire et la contemporaneïté, l’ici et l’ailleurs. Takfarinas empruntant au « feeling » dans l’écheveau des sons de la planète, de l’harmonica texan à une rythmique gitane, du violon turc à une chorale gospel... sa voix exprimant sa maturité et couvrant une palette extrêmement vaste.

Aboutissement d’un artiste qui aimerait qu’on perçoive son pays autrement qu’à travers des clichés. Cet album ayant pour lui l’ambition de rappeler que la musique est le seul langage qui puisse affirmer « nous sommes un dans l’univers ».
Frank Tenaille

site de takfarinas : takfarinas.net


Discographie

1986 : Way telha

1989 : Irgazen

1993 : Romane

1995 : Salamet

1999 : Yal Music

2000 : Quartier Tixraine

2004 : Honneur aux dames

2011 : Lwaldine



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