
ACTUS
Rencontre publique avec Stéphane Hessel le jeudi 03 Mars 2011 de 18h30 à 20h
à la bibliotheque Robert Desnos , 14 boulevard Rouget de Lisle à Montreuil / 93
..co-rédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948, élevé à la dignité d’Ambassadeur de France et de Commandeur de la Légion d’honneur ! Pour Stéphane Hessel, le « motif de base de la Résistance, c’était l’indignation...
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Stéphane Hessel
« 93 ans. La fin n’est plus bien loin. Quelle chance de pouvoir en profiter pour rappeler ce qui a servi de socle à mon engagement politique : le programme élaboré il y a soixante-six ans par le Conseil National de la Résistance ! » Quelle chance de pouvoir nous nourrir de l’expérience de ce grand résistant, réchappé des camps de Buchenwald et de Dora, co-rédacteur de la Déclaration universelle des Droits de l’homme de 1948, élevé à la dignité d’Ambassadeur de France et de Commandeur de la Légion d’honneur ! Pour Stéphane Hessel, le « motif de base de la Résistance, c’était l’indignation.
» Certes, les raisons de s’indigner dans le monde complexe d’aujourd’hui peuvent paraître moins nettes qu’au temps du nazisme. Mais « cherchez et vous trouverez » : l’écart grandissant entre les très riches et les très pauvres, l’état de la planète, le traitement fait aux sans-papiers, aux immigrés, aux Roms, la course au “toujours plus”, à la compétition, la dictature des marchés financiers et jusqu’aux acquis bradés de la Résistance – retraites, Sécurité sociale… Pour être efficace, il faut, comme hier, agir en réseau : Attac, Amnesty, la Fédération internationale des Droits de l’homme… en sont la démonstration. Alors, on peut croire Stéphane Hessel, et lui emboîter le pas, lorsqu’il appelle à une « insurrection pacifique ».
Sylvie Crossman
Stéphane Hessel, citoyen du monde et diplomate, est né en 1917 à Berlin. Fils de l’écrivain Franz Hessel, il accompagne sa mère dans son exil parisien au milieu des années 20, puis est arrêté par la Gestapo pour ses activités dans la résistance française et déporté à Buchenwald.
Survivant des camps de concentration, il devient ambassadeur de France à l’ONU, puis occupe divers postes de diplomate à Saïgon, Alger, Genève et New York et se consacre inlassablement à la défense des droits de l’Homme.
En 1948, Hessel participe à la rédaction de la DUDH aux côtés entre autres de René Cassin, en sa qualité de chef de cabinet de Henri Laugier, secrétaire général adjoint de l’ONU et secrétaire de la Commission des droits de l’Homme. Il a été membre du cabinet Pierre-Mendès France.
Souvent interrogé sur son parcours personnel et sur les raisons qui l’ont poussé, après 1945, à s’engager dans la carrière diplomatique, l’ambassadeur Hessel atteste que l’expérience de la déportation a été décisive. C’est en effet dans les camps qu’il a rencontré des opposants européens au nazisme issus de différentes nationalités européennes et qu’il a compris que ces forces européennes devaient s’unir à l’avenir pour prévenir de telles catastrophes.
Engagé, Stéphane Hessel poursuit son engagement. A bientôt 90 ans, cet européen convaincu est le vice-président du Collégium international éthique, politique et scientifique fondé il y a 5ans. L’ambassadeur Hessel continue donc de se battre contre les injustices. Il a représenté la France à la Conférence mondiale de Vienne pour les droits de l’Homme en 1993. Sur proposition de Bernard Kouchner, Stéphane Hessel a accepté d’être le grand témoin des célébrations du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.
sources : www.diplomatie.gouv.fr
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