Spectacles et musiques du monde

A la une

Telli Turnalar

En concert le Samedi 26 juin 2021 au festival Festin Musical de Sainte Croix en Jarez

Kengo Saito

En concert le Samedi 19 juin 2021 à Saint-Denis

HUONG THANH

En concert le Samedi 19 juin 2021 à Saint-Denis

Guo Gan

En concert le Samedi 19 juin 2021 à Saint-Denis

HAÏDOUTI ORKESTAR

en concert en Juin 2021

JUAN CARMONA

En concert en Juin 2021

Kel Assouf

le 18 JUIN 2021 Esplanade Boutaric à Dijon, dans le cadre du festival Grésilles en Fête / GRATUIT

ORCHESTRE NATIONAL DE BARBES - ONB

En concert en Juin 2021

Ray LEMA

En concert en Juin 2021

Anne Ducros

15 Juillet 2021 au New Morning à Paris

SOUAD MASSI

En concert en Juin 2021

Yacine Boulares - AJOYO

Concert de sortie de l’album AJOYO "War Chant" lundi 05 juillet 2021 à 21h au Studio de l’Ermitage à Paris

Naïma Dziria

les 25 & 26 juin 2021 de 20h30 à 22h au Centre Culturel Algérien à Paris

GNAWA DIFFUSION / AMZIGH KATEB

Le 30 Juin 2021 à 20h au Cabaret Sauvage à Paris

Gisèle Halimi au Panthéon

Plusieurs associations et personnalités proposent de faire rentrer au Panthéon l’avocate Gisèle Halimi

African Variations

En concert en Juillet 2021

KASSAV

En concert en Juillet 2021

Dafné Kritharas

le 28 juin 2021 au Théâtre de la Ville à Paris

Rodolphe Burger

Concerts

2021




Reportage 18 Octobre 2019 Concert Hommage à Rachid Taha à la MC93 à BOBIGNY

Avec : Rodolphe Burger , Sofiane Saidi , Hakim Hamadouche , Kenzi Bourras, Idris Badarou, Franck Mantegari, Mohamed Lamouri

© Salah Mansouri

Rodolphe Burger Concert Couscous Clan - "Abdel Kader" à la MC93 à BOBIGNY

Rodolphe Burger Concert Couscous Clan - " YA RAIH" à la MC93 à BOBIGNY

Rachid Taha au Babel Med Music 2017 , aux Dock des Suds à Marseille



Biographie officielle

A force d’arpenter les chemins du son, le chanteur-guitariste Rodolphe Burger est aujourd’hui l’un des grands voyageurs du rock français, et l’un des plus prolifiques.

Son univers musical, nourri des expériences les plus diverses, entretenu par des rencontres à première vue improbables, s’apparente à une galaxie en constante expansion. Entre rock mutant, boucles de mélancolie obsessionnelles, effluves de jazz, électronique acide ou lunaire et poésie contemporaine, impossible de ranger son œuvre dans une seule boîte. Et ça tombe bien : Rodolphe ne veut pas de ça. En bon globe-trotter, il a choisi l’itinéraire bis, empruntant sans relâche les sentiers de traverse : le but du voyage n’est jamais la destination, mais le voyage lui-même. « I’m a passenger, and I ride and I ride… » : pas un hasard si Rodolphe a fait siennes les paroles de la chanson d’Iggy Pop, maintes fois reprise par lui…

Né en 1957 à Colmar, Rodolphe Burger joue du rock dès son plus jeune âge. Après être devenu professeur de philosophie au début des années 80, il reprend le fil de la musique électrique au sein du collectif Dernière Bande, matrice du groupe-culte Kat Onoma dont Rodolphe est le maître d’œuvre, au chant et à la guitare radioactive. De 1986 à sa séparation dix-huit ans plus tard, ce fleuron du rock français cultive sur sept albums une musique obsédante, subtilement imprégnée de blues tendu, de jazz en clair-obscur, de folk urbain et de post-punk ombrageux. Entre os et muscle, entre chien et loup. Une musique racée, définitivement.

Dès 1993, parallèlement à l’aventure Kat Onoma, Rodolphe se lance dans une carrière solo avec son frugal Cheval-Mouvement, album à la surface de bois noueux. Cinq ans plus tard, l’ovni Meteor Show prend le contre-pied de son prédécesseur : avant-gardiste, mixé à l’acide par le sorcier Doctor. L, secoué de convulsions jungle et drum’n’bass, ce disque révèle les multiples cordes à l’arc du combattant Burger, larguant les amarres vers des cieux zébrés d’éclairs électroniques. L’album est aussitôt couronné par le Grand Prix de l’Académie Charles-Cros, prouvant que son auteur ne s’est pas trompé de combat. Les grandes embardées deviennent alors le quotidien artistique d’un Burger peu attiré par les longs fleuves tranquilles… En 2008, Doctor. L retrouve Rodolphe pour l’aider à confectionner un No Sport tantôt ouaté, tantôt panoramique : disque intemporel, non situable, chambre effleurée par les parfums du monde, la terre se confondant avec le ciel. Une synthèse sans rien de synthétique. Ou peut-être un disque synesthèse… En tout cas un parfait compagnon pour voyages immobiles. Un an plus tard, Valley Session à l’esprit live s’affirme comme un autre must : en compagnie d’invités et de son nouveau trio (Julien Perraudeau à la basse ou aux claviers et Alberto Malo à la batterie), l’ex-tête de proue de Kat Onoma revisite magistralement des titres de son ancien groupe, des morceaux solo et quelques standards signés Lou Reed, David McWilliams ou Joy Division. Cure de jouvence, cure de nouvelle brillance…

Depuis quinze ans, les collaborations avec d’autres artistes se sont multipliées à un rythme effréné. Françoise Hardy, fan de la première heure, se voit offrir de nouvelles perles à son collier sur trois de ses albums… et même un duo de haute volée avec Iggy Pop, « I’ll be seeing you ». Sur Fantaisie Militaire, Alain Bashung hérite d’un lancinant « Samuel Hall » cosigné par l’écrivain Olivier Cadiot, acolyte régulier de Rodolphe. Quant au phénix Jacques Higelin, il renaît en 2006 avec Amor Doloroso que son nouveau frangin alsacien réalise pour lui, dans sa ferme-studio de Sainte-Marie-aux-Mines. Résurrection confirmée il y a quelques mois par un Coup de Foudre capiteux, mis en bouteille dans le même repaire des Vosges.

Sur scène, lieu par essence de la rencontre et du surgissement, le public a pu voir une grande silhouette triturant sa guitare en compagnie d’autres artistes : le frère de cœur Rachid Taha, David Thomas alias « Monsieur Pere Ubu », le trompettiste Erik Truffaz, le saxophoniste John Tchicai, Ben Sidran jazzant sur Bob Dylan, des musiciens traditionnels ouzbeks, les dessinateurs Dupuy & Berberian injectant de l’encre électrique dans leur trait… Et d’autres encore… Tous membres internationaux de la Burger Connection.
Mais ce n’est pas tout, loin de là… Fondant en 2001 son propre label Dernière Bande, Rodolphe Burger en profite pour publier de nombreux projets discographiques pour le moins originaux. Paramour, envoûtant premier album de Jeanne Balibar, Blood & Burger en compagnie du guitariste free James Blood Ulmer, Before Bach où le blues électrique croise le fer avec la tradition modale de Bretagne ou d’Orient (grâce à Erik Marchand et Mehdi Haddab), un sensuel Cantique des Cantiques orchestré pour le mariage d’Alain Bashung et Chloé Mons, une nouvelle forme d’électro-jazz concoctée avec Yves Dormoy sur Planetarium, sans oublier les rêveries topiques élaborées avec Olivier Cadiot (On n’est pas des indiens, c’est dommage centré sur le territoire welche, Hôtel Robinson vivifié par les embruns de l’île de Batz)… On l’aura compris, la carte musicale dessinée par Dernière Bande, réfractaire à la notion de frontières, ne ressemble à nulle autre : rivières, îles, vallées, collines et cieux s’y dilatent, se répondent et s’y fondent en un grand mouvement circulatoire…

Désirant faire partager son goût de l’aventure à un public varié, Rodolphe a également créé le festival trans-genres « C’est dans la Vallée » dans sa petite ville d’origine, Sainte-Marie-aux-Mines (Haut-Rhin). En dix ans, cette manifestation attirant des artistes de renom et investissant des lieux chargés d’histoire, dont la convivialité et l’amitié constituent les principales raisons d’être, est ainsi devenue l’un des rendez-vous buissonniers les plus créatifs en France…

Entre créations radiophoniques, ciné-concerts (notamment sur L’Inconnu de Tod Browning), sonorisation du tramway de Strasbourg, musiques de films (Bled Number One de Rabah Ameur-Zaïmèche entre autres), sonorisation du Pavillon français à l’Expo universelle d’Aichi, cinépoèmes en compagnie de Pierre Alferi (autre écrivain contemporain et vieux compagnon de route), résidence au Conservatoire National de Musique de Strasbourg (2006-2007) ou à la Scène Nationale de Sète (2009-2010), collaborations avec le monde du théâtre (Joël Jouanneau, Ludovic Lagarde…), composition d’une pièce musicale pour la chorégraphe Mathilde Monnier, performances multimédias comme il y a peu de temps sous la pyramide du Louvre, participation à de multiples festivals tant en France qu’à l’étranger, entre Japon, Ouzbekistan, Canada ou Egypte, Rodolphe Burger poursuit ses excursions sans avoir peur de donner le tournis à son public. Sans avoir peur, non plus, de se perdre dans des paysages aux contours sans cesse mouvants. « Se perdre » ne signifie pas « s’égarer », les grands voyageurs le savent bien…

Comme horizon naturel de ce cheminement, la toute nouvelle « Compagnie Rodolphe Burger », née en 2009, prône le même esprit de liberté à destination d’un public de plus en plus large. Liberté par rapport aux contraintes de l’industrie musicale. Liberté de mêler différentes disciplines artistiques. Liberté de décloisonner, d’offrir l’originalité en partage. Les récents spectacles organisés à la Fondation Cartier, au Louvre, à Sète ou au Festival d’Avignon 2010 en témoignent : les pérégrinations de l’intenable Rodolphe Burger ne sont pas près de s’interrompre…

Anthony Boile



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