Spectacles et musiques du monde

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le 28 Février 2020 au Conservatoire Francis Poulenc à Rosny-sous-Bois

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Une journée à l’école de la vie du 26 Mars au 20 Juin 2020 à Bobino à Paris

Massa Bouchafa

Massa Bouchafa fêtera ses 30 ans de chansons au Cabaret Sauvage le dimanche 8 mars 2020

Anne Ducros

Le 08 Mars 2020 au Café de la Danse à Paris

Mahmoud Darwich "Ma valise est mon pays"

Hommage à Mahmoud Darwich le Samedi 29 février 2020 à 20h30 à la Philharmonie

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En concert en Mars 2020

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le Ven 6 Mars 2020 au Bozar - Palais des Beaux-Arts à Bruxelles

Rafael Riqueni

Sam 7 mars 2020 au Bozar - Palais des Beaux-Arts à Bruxelles

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Le Dimanche 08 Mars 2020 à 16h30 au Café De La Danse Paris

MATHIAS DUPLESSY & LES VIOLONS DU MONDE

concert de sortie album : BROTHERS OF STRING, le 27 Février 2020 au CAFE DE LA DANSE - Paris

FLAVIA COELHO

En concert en Mars 2020

African Variations

Le 03 Mars Concert de sortie Album au Studio de l’Ermitage à Paris

LANA DEL REY

le 23 Février 2020 à AccorHotels Arena Paris

MARCEL KHALIFE

le 24 Février 2020 MARCEL KHALIFE & BACHAR MAR KHALIFER à l’Auditorium de Lyon - Orchestre National De Lyon

SOUAD MASSI

le Mercredi 18 Mars 2020 au Théâtre De Grasse

ZOUFRIS MARACAS

07 Mars 2020 Le MeM Rennes

PAUL PERSONNE

En concert en Mars 2020

Orange Blossom

Le Jeudi 05 Mars 2020 Élisée Montmartre Paris (75)

Roberto FONSECA

Concert

2019


biographie

La musique cubaine est en plein essor. Les musiciens venus des quatre coins de l’île jouent sur les scènes les plus connues du monde, et les pianistes représentent sans aucun doute les étoiles de cette panoplie si variée d’artistes uniques. Voici une génération dorée, faite de virtuoses renommés aux capacités techniques impressionnantes, qui ont su nous captiver et nous enchanter. Cependant, pendant la dernière décennie, personne n’est apparu avec une telle virtuosité et une telle technique, avec un jeu si imprégné de passion. Roberto Fonseca réveille nos sens et nous convie à un voyage qui franchit inlassablement les frontières de son pays.

Né en 1975 à La Havane dans une famille de musiciens, Roberto Fonseca – malgré les multiples marques de reconnaisance qui lui ont été adressées (« le talent le plus prometteur et le plus important de la musique cubaine », « une vraie révélation qui se distingue des autres pianistes de sa génération ») – n’a jamais oublié son premier souhait : « Je veux que ma musique touche les gens qui ne me connaissent pas, et je rêve qu’un jour je puisse devenir une référence pour mon public… ».

Il commence ses études de piano à huit ans, mais dès son plus jeune âge sa passion première va vers les percussions. Cela aura une influence décisive sur ce jeu de piano si « percutant » qui le caractérise aujourd’hui. Lors de son premier concert, il est batteur dans un groupe qui reprend des chansons des Beatles. « Avec ma mère, j’écoutais leur musique à la radio et elle m’a beaucoup marqué, je jouais de la batterie comme si je faisais partie du groupe, j’adorais ! » À quatorze ans, il écrit ses premières compositions, s’inspirant du genre afro-cubain. « Pour nous à l’école, le jazz américain était une référence. Je pensais que ma musique allait être une fusion de ces deux genres… J’aimais des musiciens de jazz comme Herbie Hancock et Keith Jarrett mais aussi beaucoup de classiques de la soul et du funk américains. »

À quinze ans tout juste, il est la révélation du Festival International Jazz Plaza de La Havane. Il termine ses études de piano et d’enseignement, puis rentre à l’Instituto Superior de Arte afin de poursuivre et approfondir ses études de composition.

A l’âge de vingt et un ans, poussé par le désir de fusionner sa musique avec des genres différents, il part en tournée en Italie avec le chanteur Augusto Enriquez, jouant notamment pour la chaîne de télévision nationale RAI : « musicalement cela me changeait et me persuadait que je devais chercher mon propre chemin. » Un an plus tard, sa route croise celle du saxophoniste Javier Zalba (Irakere, Cubanismo) avec qui il fonde le groupe Temperamento. C’est le début d’un voyage qui dure neuf ans et dont l’aboutissement est justement Zamazu.

Pendant un an de travail créatif intense, Roberto Fonseca enregistre et produit son premier album En el Comienzo, primé en tant que meilleur album jazz au festival Cubadisco’ de 1999. La même année, il co-produit, arrange et joue dans le disque Cuando Yo Sea Grande d’Augusto Enriquez et enregistre son premier album solo Tiene Que Ver. Le projet est récompensé par le concours Trimala organisé par l’UNESCO, dans la catégorie « musique populaire cubaine ».

Son second sous son nom, No Limit, enregistré et produit par Roberto lui-même, est publié sur le label japonais JVC en 2000. La même année, il compose la bande-son du film Black réalisé par le Français Pierre Maraval, et produit le disque Un montón de cosas du groupe de hip hop Obsesión. « Ces deux années furent bien remplies. J’avais besoin d’exprimer toute ma créativité, je ne savais pas vers où tout cela me poussait car chaque idée m’emmenait vers mille autres ».

Ce début de siècle est un tournant décisif pour Roberto, non seulement parce qu’il sort son troisième album Elengo, mais aussi parce que sa carrière prend une tournure inattendue. « Je suis allé aux studios Egrem pour enregistrer l’album d’Angá Díaz, il m’y avait invité, et quand je suis arrivé j’ai vu toutes ces personnes qui étaient des légendes pour moi : Rubén González, Cachaíto López, Guajiro Mirabal… En l’espace de deux mois, ma vie entière a changé ».

Peu de temps après, il est invité en tant que second pianiste aux côtés du grand maître Rubén González, dans l’orchestre renommé d’Ibrahim Ferrer. La même année, il signe un contrat d’artiste avec Montuno, la célèbre compagnie de management artistique. « Mon Dieu, partager la scène tous les soirs avec Rubén González, c’était le rêve. Je restais là pendant des heures à le regarder jouer. »

Ce rêve le fait tourner partout dans le monde, avec plus de quatre cents concerts dans le groupe d’Ibrahim Ferrer aux côtés de Cachaíto López, Guajiro Mirabal et Manuel Galbán. Il joue avec eux dans les salles les plus prestigieuses, de Francfort à Paris et de Londres à New York. Toutes les critiques parues dans la presse à propos de ces concerts mentionnent le talent de Fonseca et sa présence captivante sur scène aux côtés d’Ibrahim Ferrer.

Omara Portuondo, séduite par son jeu, l’invite à participer à ses tournées, l’emmenant au Festival de Jazz de Tokyo en 2002 où il partage la scène avec Herbie Hancock, Michael Brecker et Wayne Shorter.
« Je n’en croyais pas mes oreilles quand Herbie Hancock lui-même m’a invité à jouer avec lui, je n’ai pas fermé l’œil de la nuit ! ».

Cette période de travail intense, les tournées partout dans le monde, les enregistrements des albums phares du label World Circuit ainsi que la production de divers disques permettent au pianiste de se rendre compte que sa musique est prête pour la création de son propre projet. Chaque titre de l’album Zamazu est composé avec passion, c’est le résultat du mélange de toutes les influences de Roberto Fonseca : la musique afro-cubaine, la musique classique et la musique traditionnelle cubaine.

Fonseca a découvert que sa musique peut fréquenter des horizons inaccoutumés : sa rencontre avec la fameuse styliste de mode française Agnès B est le début d’une relation d’admiration réciproque qui se prolonge sur scène lorsque Roberto porte ses vêtements et lorsqu’il vient jouer pour son défilé de mode en juillet 2006.

Au cours de l’année 2004, Ibrahim Ferrer décide de réaliser un projet qui sera le couronnement de sa carrière artistique : un disque et une tournée de ses boleros préférés, qui soulignent l’attachement du chanteur à ce genre. La relation proche qui le lie à Roberto et sa confiance en les capacités musicales du pianiste l’incite à le faire participer à ce qui sera son ultime chef d’œuvre. Fonseca arrange et co-produit l’album Mi sueño dans les studios Egrem en novembre 2004 et en janvier 2005, avant d’assumer le rôle de directeur musical de la tournée mondiale qui suit. Ibrahim Ferrer déclare souvent à cette époque : « Ce garçon, malgré sa formation jazz, me comprend et respecte ma musique. Et puis, bon sang, qu’est-ce qu’il joue bien… ! »

Après toutes les aventures autour de ce projet, Ibrahim Ferrer meurt en août 2005. Roberto pleure son ami mais cela le pousse aussi à terminer son album, ce qu’il fait en l’espace de six mois. Il invite Alê Siqueira, l’un des plus importants producteurs brésiliens, le créateur de grands projets tels Tribalistas, Flor de Amor (Omara Portuondo), et Infinito Particular (Marisa Monte). Il voyage à Bahia pour monter la pré-production dans les studios de Carlinhos Brown avec notamment des percussions brésiliennes. Une date et un lieu d’enregistrement sont fixés : janvier 2006 à La Havane.

C’est là, en à peine cinq jours, que Roberto Fonseca enregistre plus de deux heures de musique. Un jaillissement créatif qui rappelle les grandes œuvres classiques et qui met ainsi un terme pour lui à un cycle créatif de trois ans. Plusieurs musiciens participent à cet album merveilleux : Carlinhos Brown, Cachaíto López, Omara Portuondo, Vicente Amigo, Toninho Ferragutti, sans oublier des amis comme Javier Zalba, Omar González, Ramsés Rodríguez. Les morceaux révèlent le jeu de piano subtil de Roberto Fonseca, à travers une approche où les mélodies se marient aux rythmes de façon unique. L’ensemble mélange les principales cultures musicales d’Amérique, du Brésil et de Cuba, avec celles du continent africain. Les compositions sont d’une beauté qui frôle le sublime, avec des paroles poétiques qui forgent l’esthétique du disque, comme si la virtuosité laissait la place au sentiment...

Parallèlement, Roberto Fonseca a produit cette année l’album du chanteur japonais Asa Feeston et il a collaboré à d’autres projets comme le dernier album de Timbalada. Il a également terminé avec Nick Gold du label World Circuit l’album posthume d’Ibrahim Ferrer, Mi sueño, qui doit être publié en avril 2007.

Pendant le mois de juillet, dans les festivals d’été européens, il a partagé la scène avec Bebo et Chucho Valdés. On se souvient par exemple de Jazz in Marciac où il avait composé le titre Latin in Marciac que le festival a utilisé pour ouvrir et clôturer ses principaux concerts…

« …Je suis si enthousiaste de pouvoir partager ce voyage avec mon public, là où ils m’accueillent »



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