Spectacles et musiques du monde

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le Samedi 4 novembre 2017 au Deux Pièces Cuisine - Le Blanc-Mesnil

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En concert en Novembre 2017

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Le 7 Novembre 2017 à 20h au Centre Wallonie-Bruxelles

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le 29 octobre 2017 à l’Opéra d’Alger - Algérie

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Philippe Aerts & Raphaëlle Brochet en concert le 31 octobre 2017 au studio de l’Ermitage à Paris

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le Lundi 23 Octobre 2017 à l’Alhambra à Paris

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Dimanche 29 octobre 2017 à 14h / Grande salle de l’Aubette, Strasbourg

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Raharimanana

Ecrivain

2017

Les Voix d’Orléans, rencontres de la francophonie

1er avril 2017 à Orléans

Grande salle

Quelle Voix les artistes portent-ils ?

Comment le langage universel des arts rend-il compte des violences et des fractures du monde ? L’artiste francophone peut-il nouer des liens transfrontaliers ?

avec :

Omar Abi Azar : metteur en scène libanais, membre fondateur de Zouzak Theater Company.

Sedef Ecer : romancière, auteure dramatique et scénariste turque. Auteure de E-passeur.com présenté au festival d’Avignon 2016 par RFI, pour l’émission « Ca va, ça va le Monde ».

Jean-Luc Raharimanana : poète malgache, ethnolinguiste, il se consacre à l’écriture depuis 2002 après avoir fait du journalisme et enseigné.

samedi 8 avril 2017 15h30 à Médiathèque Gambetta
Place Gambetta 45000 Orléans

Spectacle musique et texte : Parfois le vide Par Jean-Luc Raharimanana


Jean-Luc V. Raharimanana est né le 26 juin 1967 à Antananarivo, la capitale de Madagascar, où il réside jusqu’à l’âge de 22 ans. Inscrit en Lettres à l’Université d’Antananarivo, il obtient une Licence en 1989. La même année, il travaille avec la troupe de théâtre de Christiane Ramanantsoa, à l’Alliance Française, sur la mise-en-scène de sa pièce Le prophète et le président. Cependant, suite aux pressions exercées tout d’abord par le Ministère de la Culture sur la troupe, ensuite par l’état malgache, l’Alliance Française, craignant des « incidents diplomatiques », interdit toute représentation. Deux mois plus tard, Raharimanana obtient le Prix de la meilleure nouvelle de RFI et accepte la bourse d’études qui lui permet de partir en France.

À son arrivée à Paris il poursuit ses études tout d’abord à la Sorbonne et ensuite à l’INALCO (Institut des langues orientales) où il obtient un DEA en Littératures et civilisations dont le sujet porte sur les contes malgaches. Journaliste pigiste à RFI, il travaille sur un nouveau projet de pièce de théâtre prévoyant, entre autres, la création d’une école de théâtre à Madagascar et un programme de représentations échelonnées sur trois ans à travers le monde. Malheureusement la Mission de Coopération basée à Madagascar, prétextant que sa nouvelle pièce (inédite à ce jour) n’avait pas « l’âme malgache » refuse le financement nécessaire pour lancer le projet.

Il se tourne par la suite vers le professorat et enseigne le français dans la région parisienne (Seine-Saint-Denis), années pendant lesquelles il collabore à de multiples manifestations littéraires (il participe à de nombreuses conférences aux États-Unis, en France, en Italie, au Rwanda et à Madagascar), pédagogiques (il anime dès 1991 plusieurs ateliers d’écriture dans la région parisienne) et journalistiques qui révèlent toute la dimension du rôle de l’écrivain engagé.

En 2002, Jean-Luc Raharimanana quitte son métier d’enseignant pour notamment défendre son père, professeur d’Histoire à l’Université d’Antananarivo, arrêté puis torturé en juin 2002 par les autorités malgaches. Son père, animant alors une émission radiophonique sur l’histoire de Madagascar, se proposait d’étudier les conflits ayant existé au cours de l’histoire de Madagascar entre les différents royaumes malgaches. Accusé de provocation aux crimes et délits contre la sûreté intérieure de l’état, il a été condamné, à l’issue d’un jugement sommaire, à deux ans de prison avec sursis. Après cette affaire, Raharimanana ressent d’autant plus la nécessité absolue de consacrer tout son temps à l’écriture, à la recherche, à la restitution de cette mémoire trahie par des récits où « se confondent mythe et réalité ». Obéissant aux litanies du narrateur de Nour 1947, Raharimanana parcourt les chemins sinueux et pluriels de la mémoire afin de « transcrire, tout transcrire ».

Le premier recueil de nouvelles de Raharimanana, Lucarnes, est publié près de sept ans après son arrivée en France, mais c’est à Madagascar, incontestablement, que Raharimanana construit son écriture : les récits racontés par son père, la riche littérature orale, l’abondante mythologie malgache, la bibliothèque familiale et puis, il y a avant tout, les lieux qui le voient grandir – la ville, les collines environnantes, les marécages – théâtre de ces épopées malgaches. Ces lieux ancrent indubitablement l’écrivain dans une histoire spécifique, magique, mais abritent également des scènes d’une toute autre nature qui vont faire naître chez Raharimanana un « besoin vital d’écrire » : pauvreté, violence, mort, sang, pourriture d’une société, d’un monde sur le point d’imploser mais également beautés, sensualités, rêves et passions des individus.

Raharimanana commence tout d’abord par quelques essais autobiographiques mais c’est surtout la poésie qui l’attire. Il écrit alors beaucoup de poèmes, la plupart inédits. Raharimanana se tourne ensuite vers la nouvelle et le théâtre qui vont être le réceptacle d’une écriture lyrique mais également caustique dans laquelle le lecteur, conquis par des passages très poétiques, d’une étonnante douceur, soudainement, doit affronter des scènes d’une spectaculaire violence. C’est une écriture au sein de laquelle se côtoient poésie, rêves, humanité et douceur, ainsi que la violence du monde. Une écriture que l’auteur définit par le « viol des douceurs ».

– Magali Compan-Barnard

sources : http://ile-en-ile.org/raharimanana/



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