Spectacles et musiques du monde

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ABLAYE CISSOKO & CONSTANTINOPLE

25 Juillet 2019 Aux heures d’été à Nantes

Hamid El Kasri

21 Juillet 2019 au Festival International d’Ifrane au Maroc

CALYPSO ROSE

En concert en Juillet 2019

Shajara by Yann Gaël Poncet

Création mondiale TNL Shajara by YGP - Parc naturel des Bauges le Vendredi 2 août 2019 à Chartreuse d’Aillon à Aillon-le-Jeune avec : Yann-Gaël Poncet, Mounir TROUDI , projection d’images de Yann (...)

Hakim Hamadouche

le Vendredi 19 juillet 2019 au Farniente festival à Saint Nazaire

GRAND CORPS MALADE

En concert en Juillet 2019

ALPHA BLONDY

En concert en Juillet 2019

JUAN CARMONA

En concert en Juillet 2019

Idir

Vendredi 02 Août 2019 à Paimpol , dans le cadre du FESTIVAL DU CHANT DE MARIN

Souad Massi

Le Vendredi 19 juillet 2019 au Festival Détours du Monde

FLAVIA COELHO

En concert en Juillet 2019

Julien Lourau

Le samedi 27 juillet 2019 au Monastir del Camp à Passa 66300 , dans le cadre du festival Jazz à Passa

HAÏDOUTI ORKESTAR

En concert en Juillet 2019

Luz Casal

le 26 Juillet 2019 à Aubagne

GEORGE BENSON

En concert en Juillet 2019

BERNARD LAVILLIERS

En concert en Juillet 2019

Oh les beaux jours - Samuel Beckett

Théâtre

Oh les beaux jours - Samuel Beckett

du 16 Mai au 08 Juin 2013 au Théâtre Nono à Marseille

Mise en scène serge noyelle avec marion coutris, nôel verges

Théâtre NoNo,

35 traverse de Carthage 13008 Marseille

Renseignements - Réservations : 04 91 75 64 59


OHLES BEAUX JOURS

On voit la disparition progressive d’une femme qui, tout en étant avalée par la terre, parle sans
tragédie de la vie telle qu’elle respire encore.

La Winnie de Oh les beaux jours est sans doute la Madame Bovary de Beckett, un double féminin, son
rêve de théâtre. Un corps entravé, contrarié, une parole libre. Libre des codes de l’écriture et libre de
devoir « faire théâtre ». Ne racontant qu’elle-même, dévidant ses pensées en miettes.

Drôle et tragique, Winnie, une marionnette au sommet d’une montagnette, féroce et sensible, un être
tout en tête, occupant l’espace des mots seulement, celui du discours seulement, l’acte théâtral se
réduisant à une succession d’indications. Femme-aux-objets au sens propre, qui s’évertue à ponctuer
le temps d’une journée d’actes insignifiants et indispensables : l’image de la représentation théâtrale,
chaque jour annulant l’autre, chaque acte oubliant le précédent.

Le corps, une fonction.

Ballet des objets. Leur dramaturgie minutieuse, véritable partition de gestes, raconte un monde en
images, désarticulé, précis, informe, facétieux, éperdu, poétique et trivial.
Une chorégraphie où finalement le corps ne dit plus rien, ne signifie plus que son engloutissement
programmé dans le monde de l’usuel.

Joie d’être au monde, ce beau jour-là encore.


Samuel Beckett

Lorsque, en 1957, cinq ans après la parution de En attendant Godot en octobre 1952, Samuel Beckett
cherche à faire connaître sa nouvelle pièce, Fin de partie, personne en France n’est preneur. Il
rencontre pour cette deuxième pièce autant de mal que pour la première. Ce théâtre bouscule,
renverse, dévaste. Il faut être courageux pour oser monter ce texte qui coupe court à toutes les
attentes légitimes du spectateur : des personnages, une action, des dialogues. (…)
Samuel Beckett est né le 13 avril 1906 à Dublin et meurt à Paris le 22 décembre 1989. Il est enterré
au cimetière Montparnasse – sa tombe, de granit noir, se trouve derrière un arbre unique, vestigesymbole
de Godot – .
Il fréquente le même lycée qu’Oscar Wilde en son temps avant de faire ses études à Trinity College –
Dublin –. Il obtient alors un poste de lecteur à l’École normale supérieure de la rue d’Ulm à Paris et
c’est là qu’il fera la connaissance de James Joyce dont il s’attache à traduire quelques-uns des textes
et avec lequel il collabore, notamment lorsque Joyce est en pleine rédaction de Finnegans Wake. C’est
en 1929 que Beckett publie son premier texte, un essai intitulé Dante (…) Bruno. Vico (…) Joyce. Beckett,
après un bref retour en Irlande et un passage par l’Allemagne, s’installe à Paris peu de temps avant le
début de la seconde guerre mondiale. C’est là qu’il compose son premier roman, Murphy, qui essuie
quelques trente-six refus avant d’être finalement accepté par les Éditions de Minuit et leur directeur,
Jérôme Lindon.
C’est ensuite vers le roman que se tourne Beckett : Murphy, Watt, Molloy, Malone Dies, The Unnamable,
mais dès 1952 il se met à écrire du théâtre en français, parce qu’il est plus facile d’écrire « sans style »
dans une langue autre que la sienne. C’est donc la période de la Seconde Guerre mondiale et de
l’immédiat après-guerre, durant laquelle Beckett s’engage dans la Résistance aux côtés de ses amis
français et notamment d’Alfred Péron – lequel mourra à Mathausen –, qui voit éclore le plus gros de
l’oeuvre de Beckett.
Beckett se met à écrire pour le théâtre au moment où l’enthousiasme déclenché par la victoire sur
l’ennemi nazi est battu en brèche par la découverte des atrocités de la Seconde Guerre mondiale.

On perçoit bien, donc, la dimension philosophique, voire métaphysique de la posture beckettienne :
l’attente de la fin se donne pour toute action, pour tout drama – le mot « drama » signifie « action » en
grec – et réclame, à l’évidence, une forme dramatique, une poétique, somme toute, qui exprime cette
révolution.
Car en effet, révolution il y a. Ce qui finit, dans un premier temps, c’est la forme traditionnelle du
théâtre (…)
Le jeu qui s’achève, c’est le jeu théâtral tel qu’on le conçoit jusqu’à Beckett. Ce qu’on va regarder
mourir, c’est l’idée d’un théâtre bien connu qui s’incarne d’abord dans une structure, dans des
personnages, dans un chronotope ou espace-temps et dans un langage : c’est le théâtre qu’on
assassine ! La structure tout d’abord (…) Le personnage ensuite, que Beckett s’emploie à priver de
l’héroïsme traditionnel, qu’il transforme en Everyman avant de le réifier et de l’amputer d’une partie
de lui-même pour n’en garder que la bouche (Not I) ou le corps sans parole (Act Without Words I and II),
ou enfin le cri primitif enregistré (Breath).
L’espace-temps se floute, puis se perd, brouille les catégories.
Un langage enfin qui ne construit un univers que de ruines et de fragments, un langage qui tâche de
ne plus faire sens.
Le théâtre traditionnel meurt à petit feu, pas tout à fait, il en reste les traces, le souvenir désespéré, le
vestige, la cendre (…)
Plus l’oeuvre se tisse, plus les partis pris se radicalisent : si Godot et Fin de Partie retiennent l’idée de
structure, l’idée de personnage, l’idée de dialogue, et n’invalident le principe dramatique traditionnel
que de l’intérieur – sur le mode de l’implosion, somme toute – Oh les beaux jours et La Dernière Bande
enterrent – littéralement, pour la première – le personnage dans la rhétorique du monologue…
C’est donc un nouveau langage pour la scène que Beckett entreprend d’inventer, un langage, on le
verra, qui soit apte à dire le monde de notre ère « post-linguistique » pour le dire avec Georges Steiner,
de notre ère « post-humaniste » pour le dire avec Lyotard ou Blanchot, bref un langage à la fois drôle et
torturé, qui mette en forme une poétique de la cruauté.

Elisabeth Angel-Perez et Alexandra Poulain in Endgame ou le théâtre mis en pièces, PUF, 2010.


SERGE NOYELLE

metteur en scène d’opéra et de théâtre

scénographe et plasticien

Plasticien de formation, Serge Noyelle s’engage rapidement vers le champ théâtral, où il voit la possibilité de
décloisonner les écritures, de croiser différentes visions artistiques : la parole, le récit et la musique constituent
la trame esthétique de son travail, en correspondance sensible avec l’image et le mouvement.

Depuis ses premières mises en scènes et scénographies originales avec la compagnie qu’il fonde en 1984, il développe une esthétique singulière – un univers baroque et rigoureux issu du chaos et du silence – fondée sur des réflexions philosophiques et une expérience physique de l’espace où les langues se métissent, fragmentées,
se renvoient en écho, contredisent le mouvement des corps.

Une affinité particulière avec l’écriture musicale le conduit à explorer tout particulièrement le rapport texte / univers sonore.

Il met en scène des opéras, du théâtre et des événements urbains ou hors les murs, réalise des spectacles
chorégraphiques en France, Belgique, Pays-Bas, Italie, Suisse et au Québec, travaillant toujours à reconsidérer
le rapport au spectateur.

Jusqu’en 2012, il dirige le théâtre de Châtillon. Il y crée en 1992 le Festival des Arts de la Rue.

Chargé de conférence au Centre Européen de Technoculture (CETEC) à l’université de Paris Dauphine, il anime
depuis 1994 un séminaire sur le thème : philosophie et théâtre.
Il enseigne au Centre National des Arts du Cirque de Châlons en Champagne.

Il est membre du collège de compétence pour la création de la première structure de Formation des Arts de la
Rue, en collaboration avec Michel Crespin.

Il met en place un lien permanent de réflexion et de recherche avec l’Université de Paris VII – Jussieu (Jean
Delabroy), la Sorbonne (Richard Conte, Kerstin Hausbei), la faculté de Nanterre (Jean-Michel Déprats), et
l’Université de Poitiers (Françoise Dubor), ainsi que des ateliers avec l’École d’Art d’Aix en Provence et la faculté
des Sciences de Marseille (Jean-Marie Triat).

Il créé en 2003 avec Marion Coutris, l’École Européenne des Arts de la Scène.

En 2008, Serge Noyelle s’implante à Marseille où s’installe sa compagnie qui devient le Théâtre NoNo, lieu de création original situé dans le site boisé de la Campagne Pastré.

Il y développe depuis lors une écriture artistique reconnue internationalement et y ancre le pôle principal
d’initiatives artistiques, de rencontres et de formation de la compagnie.


MARION COUTRIS

auteur, actrice, metteur en scène

Formée comme comédienne à l’École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre (ENSATT),
Marion Coutris travaille depuis 1985 dans plusieurs projets théâtraux en France et à l’étranger (Royaume-Uni,
Belgique, Suisse) et intègre dès 1987 la Compagnie Serge Noyelle, où elle devient une interprète de la plupart
des créations réalisées : Macbeth, Antigone, Quartett, Ubu Roi, Les Possédés de Loudun entre autres.

Sa pratique d’actrice et de dramaturge au sein de la compagnie la conduit dès lors à l’écriture dramatique
qu’elle pratique désormais parallèlement au jeu.

Ses textes deviennent rapidement un des matériaux privilégiés sur lesquels s’appuie le travail de création de la
compagnie, basée sur une pluridisciplinarité : théâtre, danse, scénographie, musique. Par ailleurs, Marion
Coutris est membre du Comité de Lecture Antoine Vitez, chargé de traduire et de promouvoir les écritures
dramatiques contemporaines étrangères.

Elle travaille à la traduction et à l’adaptation de plusieurs oeuvres étrangères – OEdipe-Roi et Antigone de
Sophocle –, ses pièces Labyrinthe, Entremets-Entremots, One Day 49, Les NoNo font leur Cirque sont traduites en
chinois, anglais, espagnol, néerlandais, allemand et sont jouées en France et sur les scènes internationales.

C’est en 1998 qu’elle signe sa première mise en scène autour des Confessions de Jean-Jacques Rousseau au
Théâtre à Châtillon (Paris), puis Paroles d’amour en 2004, Histoires du Chapeau (spectacle jeune public) en 2008,
Bartokantes (opéra) en 2011 notamment.

Elle fonde avec Serge Noyelle, en 2003, l’École Européenne des Arts de la Scène.

Le Styx Théâtre s’implante en 2008 à Marseille où il devient Théâtre NoNo, centre de création et de recherche.

Marion Coutris en devient la directrice artistique.

Elle obtient en 2010 le Diplôme d’État pour l’enseignement du théâtre (D.E).


CHRISTIAN MAZZUCHINI

acteur, metteur en scène

Christian Mazzuchini entre dans la danse et, vite, s’oriente vers le théâtre où il travaille avec Jean-Yves Picq,
Pascal Papini, Chantal Morel, Cyril Grosse, Olivier Maurin, Claire Lasne, Bernard Lotti, Philippe Delaigue, etc.

Il travaille également pour la télévision et le cinéma, notamment avec Claire Denis, Luc Besson, Patrice Leconte,
Hélène Angel, Gérard Pires, Olivier Marchal, Richard Berri et à plusieurs reprises avec Karim Dridi, qui se fait
son complice sur Psychiatrie/Déconniatrie.

On le retrouve aussi dans deux feuilletons sur le petit écran : Le Camarguais et Zodiaque.

Il met en scène Verdi Opéra avec la famille Zanco Tu aj Me, Cabaret Tzigane et Pour expliquer ce que j’étais
d’Aragon.

Quant à sa rencontre avec l’écriture de Serge Valletti, dont il crée, en trois volets, depuis 1997 Gens d’ici et autres
histoires, Les autres gens d’ici et Encore plus de gens d’ici, voici ce qu’en dit l’auteur :
« Au fil du temps et de la fréquentation par Christian de mes textes : Comme il veut, Le nègre au sang, Balle
perdue, Souvenirs assassins, Autour de Martial, Si vous êtes des hommes !, Réception… une sorte d’évidence s’est
fait jour : est-ce lui qui est fait pour moi ou bien est-ce que c’est moi qui suis fait pour lui ?
Nous creusons cette question ensemble en sachant que nous n’aurons probablement jamais la réponse. »


NOËL VERGÈS

acteur, metteur en scène

Formé à l’Ensatt (École Nationale Supérieure des Arts et Techniques du Théâtre,
il joue Pirandello (Sacha Pitoeff), Yourcenar (Marie Guilmineau), Marivaux, Duras, Handke et Musset (Pierre-
Antoine Villemaine), De Sacy (Michel Didym), Racine (Jean-Marc Brisset), Ionesco, Copi (Laurent Ogé), Artaud
(Alain Pain).

Par la suite il intègre la Cie Royal de Luxe mise en scène Jean-Luc Courcoult. Il y interprétera La Véritable Histoire
de France, La Parade, Les Embouteillages, Le Géant tombé du ciel, Le Péplum et le Géant.

Il rencontre Jean-Louis Hecquel et joue Profession : Quichotte.
Il intègre la Cie Styx Théâtre, désormais Théâtre NoNo, mise en scène Serge Noyelle et textes de Marion Coutris.

Il y interprétera : One Day 49, Cabaret NoNo, Entremets Entremots, le Labyrinthe, les NoNo sont à la rue, les NoNo
font leur cirque et Barocco.

Il enseigne au « Cerisier » École Européenne des Arts de la Scène créée par Serge Noyelle et Marion Coutris.

Il dirige un atelier et une présentation d’Antigone de Sophocle.

Il anime l’Atelier Théâtre amateur au Théâtre NoNo à Marseille sur les textes Exercices de Style de Queneau et
Ubu roi d’Alfred Jarry.

Il met en scène la Chambre des yeux, extrait de l’Homme Jasmin de Unica Zürn,

Shérazade (dégustation nomade) extraits de textes de J.-M. Le Clézio,
L’Homme à l’Envers, extraits du Richard III Shakespeare.




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