la 10ème édition de L’Oasis Bizz’Art, festival des musiques du monde aura lieu du 5 juin au 8 juillet 2012 en Drôme provençale.Oasis Bizz’Art
la 10ème édition de L’Oasis Bizz’Art, festival des musiques du monde aura lieu du 5 juin au 8 juillet 2012 en Drôme provençale.
VENDREDI 06 JUILLET
VIOLONS BARBARES Mongolie / Bulgarie / France
Mélodies enlevées, rythmes galopant avec légèreté,
voix suaves et majestueuses… le trio n’a d’inquiétant
que son nom ! Dimitar Gougov (Bulgarie) et
Dandarvaantchig Enkhjargal (Mongolie), issus des
peuples « barbares », réunissent leurs instruments, la
gadulka - instrument comportant trois cordes
mélodiques et onze cordes sympathiques - et le morin
khoor - violon à deux cordes orné d’une tête de cheval
dans une rencontre acoustique inédite qui franchit les
frontières stylistiques. Le percussionniste français
Fabien Guyot joue quant à lui sur tout ce qui est
susceptible de produire du son, allant de tambours
africains ou maghrébins aux saladiers et bouillottes. Un
voyage vers de vastes contrées lointaines avec cette
musique fascinante et énergique aux accents folk,
blues kasakh, rock électrique… Sauvage !
SOUAD ASLA invite HASNA EL BECHARIA Algérie / Gnawas de Bechar
SOUAD ASLA
Sa voix nous emmène aux portes du désert d’où elle a suivit Hasna el Becharia, mais sa musique, riche en métissages, nous laisse entrevoir le futur… Souad Asla est née à Bechar, dans le Sahara algérien, au coeur de la région de la Saoura. Limitée au nord par les monts du haut Atlas marocain et bordée au sud par les dunes rouges et dorées du grand erg occidental, Bechar est à la croisée de courants musicaux riches et métissés. Ici, la musique bédouine et les tempos berbères se sont, au fil d’une histoire meurtrie par l’esclavage, imprégnés de la musique africaine venue des gnawas. Descendant des esclaves noirs du vieil empire du Soudan, ils sont restés, malgré l’islamisation, les fils et les filles de Bambara. Leur musique est une médecine contre les tourments de l’âme : par la transe, elle exorcise ; par les chants, elle libère. La musique Gnawa est un combat, la revendication d’une identité forte, jamais oubliée. La musique et les paroles de Souad Asla le sont aussi. Après avoir chanté et dansé avec les Diwans de Béchar et Gnawa Spirit, Souad débutera en 2002 avec Hasna El Bécharia « La rockeuse du désert », une fertile collaboration. Sa rencontre à Essaouira avec un maître gnaoui, le Maalem Boujmaà, sera également déterminante et l’amènera à composer des chansons innovantes : « Marchandize » dénonce les abus de l’industrie de la musique, « Jabouna » est une révolte contre les conditions de vie des esclaves soudanais d’où sont issus les gnawas ; « Salamo » est un message de paix, mais nous montre à quel point les hommes ont de la peine à la faire exister… Des chansons qui ont en commun cet esprit rebelle propre au caractère de Souad.
HASNA EL BECHARIA
Voilà une musicienne qui dénote à plus d’un titre. Avant de conquérir l’Europe, Hasna El Becharia s’est fait reconnaître dans tout le Sud-Ouest de l’Algérie, dans un univers exclusivement masculin. Là même où la sexagénaire est née, dans la ville de Béchar qui renferme certains des secrets du blues du désert. Fille d’un des maîtres du très codifié diwan, Hasna El Becharia n’a d’ailleurs longtemps joué que pour les siens, refusant de diffuser sa musique au-delà de ses frontières « naturelles ». Pas question même d’enregistrer un disque de peur de travestir le fonds de cette féconde tradition qui rappelle que les voisins marocains Gnaouas ne sont pas de lointains cousins. Jusqu’à ce qu’elle débarque à Paris, en 1999, invitée dans le cadre du festival Femmes d’Algérie : cette épatante chanteuse doublée d’une étonnante guitariste ravit d’emblée l’audience. C’est le début d’une nouvelle histoire qui ne tarde pas à la consacrer sur les scènes internationales, suite à l’enregistrement d’un premier album supervisé par le guitariste Camel Zekri. Au programme de celle que l’on surnomme la rockeuse du désert : une musique de transe rehaussée d’accents blues, des rythmiques qui tournent et retournent. Dix ans plus tard, l’héritière signe un deuxième et très attendu album, Smaa Smaa, gravé dans les pierres de son enfance : un vieux ksar, ces antiques greniers qui jalonnent le désert, là où se conserve la mémoire des sables. Le lieu idéal pour convoquer d’une voix apaisée les saints qui irriguent chacune de ses compositions, pour évoquer cet univers aux limites du sacré et du profane. Comme une révélation sans cesse renouvelée.
SAMEDI 7 JUILLET
FATHY « Tristesse et Bouillabaisse » > 16h / Librairie Prétexte
Plasticien, graphiste, dessinateur de presse, illustrateur et caricaturiste, Fathy défend ses idées avec humour et provocation.
Il sera présent tous les soirs au parc de la Baume pour croquer l’ambiance du festival et projeter ses dessins en temps réel.
> Fathy présentera son album « Tristesse et Bouillabaisse » samedi 7 juillet, à 16h à la Librairie Prétexte
ROCIO MARQUEZ
Elle peut chanter comme nulle autre les palos traditionnels, des thèmes qu’elle revisite avec l’art et la manière des grands anciens. On ne remporte pas impunément à vingt- deux ans la Lampara Minera, plus haute distinction du festival de Las Minas de La Unión de Murcie. Elle peut tout aussi bien se lancer dans une digression qui en dit long sur sa volonté de réinvestir de fond en comble le chant flamenco, capable de vibrer aux accents festifs du fandango puis sur un registre plus intimiste. Pas question pour la belle Andalouse de renvoyer une image propre et lisse, tout juste susceptible de séduire le cercle des aficionados. Sa voix regorge d’autres qualités qui lui promettent des lendemains plus enchantés. « Les prototypes nous font du mal. J’admire beaucoup Mayte Martin, qui a su s’approprier el cante et l’interpréter avec sa propre personnalité et créativité, sans se préoccuper de ce que les gens pouvaient en penser. » Voilà pourquoi la native de Huelva, terre fertile de grandes voix, se plaît à multiplier les projets, convolant avec les arabesques du Maghreb ou les drames du tango, sans jamais perdre de vue le sillon de sa tradition, qu’elle a apprise dans les populaires penas flamencas, qu’elle a peaufiné à la plus savante Fondation d’Art Flamenco Cristina Heeren de Séville. Regard sombre et voix clair, Rocio Marquez cherche avant tout à exprimer avec la musique « ce que personne ne connaît ni ne peut définir, mais qui existe plus ou moins fortement en chacun de nous ». Le duende, l’esprit du flamenco, l’âme de tout un peuple.
TITI ROBIN & MARIA ROBIN « Quartet Alezane » France
Depuis plus de 30 ans, le « gitan blanc » a navigué aux confluences des cultures tziganes, orientales et européennes. Il y a recherché puis construit européennes patiemment un univers esthétique original. Mais il est impossible de réduire son art à un simple désir de mixer les sons et les styles. La musique de Titi Robin exprime ce que les mots ont souvent du mal à capter : elle parle de l’extrême solitude de l’âme, de la vérité nue de l’émotion, de la grandeur délicate de l’amour parfois teintée de violence, que la beauté du monde peut éveiller en chacun d’entre nous. Alezane embrasse l’ensemble du répertoire et de la carrière de l’artiste en tant que compositeur, orchestrateur et improvisateur. Ce spectacle évolue depuis les taqâsîm (improvisations orientales non rythmées) improvisés dépouillés et solitaires jusqu’aux rumbas gitanes collectives et festives, en passant par les échanges avec la voix, plaisir infini pour cet instrumentiste qui dit toujours s’inspirer du chant dans son rapport à l’instrument. Entouré de ses fidèles compagnons de route - Ze Luis Nascimento, percussionniste brésilien et Francis Varis, accordéoniste - ainsi que de sa fille, Maria Titi Robin Maria, nous invite dans son univers original qui s’abreuve aux rives occidentales de la Méditerranée pour remonter jusqu’aux sources gitanes de l’Asie Centrale.
HAIDOUTI ORKESTAR Turquie / Bulgarie / Serbie / Grèce / France
Le « Haidouti Orkestar », la fanfare- orchestre balkano turque est de retour avec son 3ème opus Doğu (prononcez Dohou qui veut dire Est en turc). Alléluia ! Mazel tov ! Çok Güzel ! Les connaisseurs attendent l’évènement de pied ferme et peaufinent déjà leur jeu de jambes pour groover façon Balkans ! Ce troisième opus élargit ses frontières. Il s’invite en Serbie, Macédoine, Bulgarie, Turquie… Il pousse même encore plus loin à l’est (Doğu), en fouillant les répertoires des musiques Azéri, Kurde, Syro-Arménienne. Syro-Libanaise et Arménienne Partout où il joue, le « Haïdouti » cultive l’art et le génie de la rencontre des cultures… Imaginez les énergies croisées d’un turc, d’un tsigane de Serbie, d’un grec de la rue de la Roquette, d’un bulgare, accompagnés de musiciens français nourris à la sauce balkanique depuis leur tendre enfance !
DIMANCHE 8 JUILLET
FLAVIA COELHO Brésil
Fille de l’air née à Rio de Janeiro, exilée à Paris, Flavia Coelho distille un cocktail frais et survitaminé. Elle est la nouvelle étoile à l’esprit libre et déluré, à la voix ferme et au style détonnant de la scène musiques du monde. Elle vient de signer son premier album qu’elle décrit comme un « carnet de voyage », fidèle reflet d’une existence joyeusement mouvementée, ouverte à la beauté des découvertes et des rencontres. La belle défend le Bossa Muffin. Un mélange sans pareil entre les trésors harmoniques de la samba et de la bossa nova, les mélodies obsédantes des musiques populaires nordestines (forro, pagode…), les syncopes chaloupées du reggae, la tchatche virtuose du raggamuffin, les pulsations fondamentales des musiques africaines, voire par instants les tonalités de la rumba catalane… Le tout relevé par la voix de la chanteuse, garantie sans trucages ni maniérismes – une voix douce et gouailleuse, altière et vulnérable, magnétique et chaleureuse. Gommant les frontières entre les genres comme entre tradition et modernité, le melting-pop hors catégorie de Bossa Muffin n’est pas un produit de synthèse créé artificiellement en laboratoire : il est le fruit savoureux et parfaitement mûri d’une trajectoire et d’une personnalité uniques. Spontanés et libérés, les titres « Bossa Muffin » ou « Sunshine », très remarqués sur la petite planète radiophonique et scénique du moment sont sa meilleure carte de visite. Ils chantent les vertus du métissage culturel et musical.
JUPITER & OKWESS INTERNATIONAL République Démocratique du Congo / Kinshasa
Avec son groupe Okwess International, le chanteur congolais sort Hôtel Univers, un album puissant mêlant la soul des années 1970 aux musiques traditionnelles congolaises. A la tête d’un groupe composé de 9 musiciens, Jupiter, leader charismatique, réactive dans cet album les rythmes et mélodies de 450 ethnies du Congo en y injectant les vibrations électriques de Kinshasa. Jupiter mène depuis 20 ans une révolution musicale pour, dit-il, changer les mentalités de ce pays meurtri. Leader d’un groupe de musiciens venus des 11 Congo, provinces du Congo Jupiter aka « Le Général Rebelle » porte avec une énergie intacte l’étendard du Bofenia Rock - dont il est l’initiateur, reposant sur l’idée de la réactivation des rythmes et mélodies oubliés du grand Congo, tout en y injectant le groove urbain de la grande ville.
Jupiter est né à Kinshasa il y a 45 ans, dans une famille de griots Mongo. Rapidement initié aux rythmes qui soignent : les fameux « zébola » de l’ethnie Ekonda, Jupiter passe maître dans l’art des percussions. Il traverse l’Europe dans les années 70, monte sa propre formation à Berlin-est, puis revient au Congo conforté dans l’idée que toutes les musiques qu’il a entendues en Europe se trouvent à l’état brut dans les rythmes des 450 ethnies qui composent son pays. De jeunes et talentueux musiciens viendront le débusquer, lui le « vieux », et donneront naissance à l’orchestre : Okwess International. Après le succès du film Jupiter’s dance et plusieurs collaborations sonores (Damon Albarn, Jean Goubald), Jupiter a définitivement acquis une stature d’artiste international !
Association Bizz’art Nomade
La ferme des Dames
26160 Salettes
Tél. : 04 75 90 45 71
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Changement de direction au Festival TIMITAR, AGADIR
Mme Fatim Zahra Ammor est remplacée par Mr Khalid Bazid à la tête de la direction générale du Festival TIMITAR.
la 9ème édition du festival aura lieu du 27 au 30 juin 2012.
festival Gnaoua ESSAOUIRA 2012
Festival des Droits Humains et des Cultures du Monde
Du mercredi 20 juin au dimanche 1er juillet 2012 à L’Haÿ-les-Roses
"L’ALGÉRIE AUX COULEURS DE LA FRATERNITÉ"
DIEGO TORRES
CONCERT EVENEMENT , UNIQUE EN FRANCE
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L’argentin, le crooner latino , Diego Torres se produira pour la première fois à Paris le Dimanche 03 juin 2012 à 18h00 à la Cigale. Un concert unique !
Les Orientales
Marrakech du Rire 2012
Free Music 2012
La Défense Jazz Festival
Voix de la Méditerranée
Musiques arabes du Maghreb et d’Andalousie
du 30 juin au 01 juillet 2012 au Théâtre du Capitole / Toulouse
























