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Du 1er au 18 février 2012 à l’Espace Kiron
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SARA TAVARES

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à l’Olympia de Paris le jeudi 16 février 2012
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Jeudi 09 Fevrier 2012 à L’Alhambra dans le cadre du festival "Au Fil des Voix"
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Sinne Eeg

le 27 Février 2012 à Stockholm
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ORCHESTRA BAOBAB

en concert les...

11/08/2009 Les Grimaldines - Grimaud (France)


BIOGRAPHIE

Ils sont de retour ! Cinq ans après le succès de leur précédent album, “Specialist In All Styles”, l’Orchestra Baobab revient avec “Made In Dakar”, un enregistrement qui met en lumière l’enracinement du groupe dans l’une des places fortes de la musique mondiale, Dakar, et qui confronte le style classique et chaloupé de cette formation légendaire aux sons et à l’énergie d’aujourd’hui.

L’Orchestra Baobab, groupe emblématique, ambassadeur de l’âme africaine, a su traverser le temps (près de quatre décennies de drames et de bouleversements), se maintenir au sommet avec une formation quasiment inchangée et un style unique qui associe toujours subtilement ses influences multiples et un son en constant renouvellement.

En 2001, la formation sénégalaise a fait son grand retour en studio et sur scène après 16 ans de silence, devenant du même coup l’un des groupes les plus anciens de la planète encore en activité. L’Orchestra Baobab en a profité pour collectionner les critiques élogieuses et récolter 2 Radio Awards de la BBC et une nomination aux Grammy pour “Specialist In All Styles”.

Récemment, dans le prolongement de longues tournées internationales, l’Orchestra Baobab a retrouvé le chemin des clubs de sa ville natale, Dakar, une expérience directement à l’origine de leur nouveau projet discographique. Combinant le son rugueux et lancinant de leurs premiers disques aux arrangements les plus modernes, qui reflètent le son de la capitale sénégalaise d’aujourd’hui, les voici avec un nouvel album “Made In Dakar”, qui n’aurait pas pu voir le jour ailleurs.

L’une des villes les plus occidentalisées du continent africain, capitale de l’ancien empire français d’Afrique de l’Ouest, Dakar – comme La Nouvelle-Orléans, La Havane ou Londres -, est l’une de ces grandes cités portuaires où les influences africaines, européennes, arabes ou latino-américaines se fondent en un immense melting-pot.

L’Orchestra Baobab y est à l’origine d’une véritable renaissance musicale amorcée au début des années soixante-dix, qui a rendu possible l’éclosion de toute une nouvelle génération de jeunes artistes devenus stars : Youssou N’Dour, Baaba Maal et Cheikh Lô ont replacé le Sénégal au coeur de l’actualité en Afrique. Mais l’Orchestra Baobab reste le groupe référence, celui par qui tout a commencé, celui qui fait le lien entre l’Afrique d’hier et d’aujourd’hui. Personne n’a su autant que l’Orchestra Baobab capter la formidable richesse de la scène Dakaroise.

Centré autour des chanteurs Rudi Gomis et Balla Sidibé, et du guitariste visionnaire Barthélemy Attisso, ce rassemblement de fortes personnalités se soude en 1970, lorsque ses membres s’affirment au fil des soirs dans le house band du plus branché des clubs du Dakar d’alors, le célèbre Baobab. Leurs nombreuses sources d’inspiration – des rythmes afro-cubains, au Créole Portugais, en passant par la rumba congolaise, le high-life, le calypso, la soul américaine et une kyrielle de folklores traditionnels sénégalais – combinées à un son pop africain joyeux, donnent naissance à un nouveau style qui pose les bases de la nouvelle musique sénégalaise.

Mais lorsqu’un flot de jeunes musiciens ambitieux menés par Youssou N’Dour débarque sur le devant de la scène, porté par la vigueur des rythmes du mbalax et de ses percussions irrésistibles, l’Orchestra Baobab se retrouve débordé par une révolution musicale qu’il a pourtant largement initiée. Le groupe se dissout en 1985.

Une immense vague de sympathie salue l’annonce de leur reformation triomphale en 2001. Depuis, l’Orchestre Baobab n’a cessé d’occuper le devant de la scène.

Magistralement enregistré dans les studios Xippi de Dakar, “Made In Dakar” prolonge l’histoire du groupe, en s’appuyant sur son actualité la plus récente, cette première “résidence” depuis près de vingt ans dans un club dakarois, le Just 4 U, tous les samedis soirs. “Made In Dakar” renvoie le Baobab à ses racines tout en captant les réalités d’une ville en pleine expansion, notamment sur le plan démographique.

On retrouve ainsi davantage en première ligne sur ce nouvel opus, le son du sabar, le tambour au son crépitant devenu la signature du rythme mbalax aujourd’hui dominant dans la musique populaire sénégalaise.

“Made In Dakar” lève le voile sur de nouvelles compositions joliment ciselées et propose la relecture de plusieurs morceaux majeurs figurant sur les vingt albums que compte leur discographie – certains seulement disponibles sur des enregistrements de mauvaise qualité, ou sur des vinyls et cassettes aujourd’hui introuvables-, que le groupe souhaitait présenter au public dans des versions fidèles à leur esprit d’origine.

Loin de rétrécir avec l’âge et le temps qui passe, la palette stylistique de l’Orchestra Baobab semble au contraire plus vaste que amais. “Colette”, le titre dédié à l’épouse du guitariste Attisso, mélange ainsi un rythme de ska avec un son de générique de série policière façon seventies qui démontre aussi l’influence des instrumentaux de l’organiste Jimmy Smith. Sur “Jirim”, le crépitement du sabar emporte un son de cha-cha-cha, tandis que la guitare d’Attisso rappelle sa passion adolescente pour le style country.

Le majestueux “Aline” voit Gomis et Sidibé croiser leurs voix rauques sur des lignes de guitare ondoyantes, inspirées de la rumba congolaise des années cinquante, tout en sonnant comme un pur classique de l’Orchestra Baobab.

Mais le plus éclatant de tous les titres de “Made In Dakar” est certainement l’extraordinaire “Nijaay”, un hymne maussade aux joies et réalités du mariage, écrit par Laye Mboup, le légendaire chanteur du Baobab disparu dans un accident de voiture en 1974.

C’est une des plus belles chansons dakaroise, avec Assane Mboup et Youssou N’Dour prêchant avec la ferveur incantatoire des chanteurs de la vieille école, sur un sublime chorus mélancolique et époustouflant de Barthélemy Attisso à la guitare wah-wah. Le théâtral “Sibam” met en évidence le riche vibrato de Medoune Diallo, son timbre de baryton en vogue chez les grands chanteurs cubains, ainsi que l’incroyable travail rythmique du joueur de sabar, Thio Mbaye, considéré par Youssou N’Dour comme le plus grand percussionniste actuel.

De son côté, “Beni Barale” sonne comme un hommage rendu par le Baobab au grand orchestre guinéen Bembeya Jazz, tressé autour d’une délicieuse ligne de guitare hypnotique, typique du groove guinéen.

Les personnalités des six chanteurs brillent tout au long de cet album illuminé de bout en bout par le jeu extraordinaire de l’un des plus grands guitaristes africains, avocat le jour, Barthélemy Attisso.

L’album renferme des chansons qui trouvent dans la culture sénégalaise la même résonance que celles du répertoire du Buena Vista auprès des cubains, ou celles des grands standards du répertoire américain aux Etats-Unis.

Ces chansons, jouées par ceux-là mêmes qui les ont créés, donnent toute sa force et sa beauté à ce nouvel album.

“Made In Dakar” est le dernier chapitre en date de l’une des plus belles aventures musicales jamais écrites, la saga d’un groupe qui a déjà fait chavirer les foules dans des stades, des festivals et des salles du monde entier et qui a su garder la chaleur, la spontanéité et l’humanité de la formation locale qu’il fut à l’origine.


Discographie

Saf Mounadem (1972) JK 3026 sous le nom de "Star Band de Dakar"

M’Beugene (1972) Music Afrique / Baobab BAO 1

Hommage a Lay M’Boop (1974-75 ?)

Orchestre Baobab ’75’ (1975) Disques Buur BRLPO001

Guy Gu Rey Gi (1975) Disques Buur BRLPO002

Senegaal Sunugaal (1975) Disques Buur BRLPO003

Visage Du Senegal (1975) Disques Buur BRLPO004

Aduna Jarul Naawoo (1975) Disques Buur BRLPO005

N’Deleng N’Deleng (1977) Music Afrique MSCLP 001

Une Nuit Aun Jandeer (1978) Musicafrique MSCLP 002

Baobab à Paris Vol. 1 & Vol. 2 (1978) Abou Ledoux ASL7001/Abou Ledoux ASL7002

Gouygui Dou Daanou (1979) Disc Afrique/Salsa Musique DARL001

Mohamadou Bamba (1980) Jambaar JM5000

Sibou Odia (1980) Jambaar JM5004

Ken Dou Werente (1982) MCA 307

On verra Ça : The 1978 Paris Sessions (1992) World Circuit WCD027

Bamba (1993) Stern’s Africa STCD3003

Pirates Choice (1989 & 2001) World Circuit WCB014 and World Circuit WCDO63

Specialist in all styles (2002) World Circuit WCDO64

A night at Club Baobab (2006)

Made in Dakar (2007) World Circuit WCD078

Compilations

N’Wolof (1998, enregistré en 1970-71) Dakar Sound DKS 014

Roots and Fruit - African Dancefloor Classics (1999) Popular African Music PAM ADC 304

Classics Titles (2006) Cantos Records

Distinctions

Prix BBC Radio 3 "World Music Awards 2003"

sources : wikipedia Bio complète avec mise à jour

Sous licence CC-BY-SA

Historique des versions de « Orchestra Baobab »


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(ZUIDERPERSHUIS - B-2000, au prix de 19,50 €)




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