POUSSIÈRES DE SANG – Cie Salia Nï Seydou (Burkina Faso) Samedi 27 et dimanche 28 février 2010 /Le Merlan, scène nationale à MarseilleLe Merlan, scène nationale à Marseille
avenue Raimu
13307 MARSEILLE cedex 14
04 91 11 19 30
www.merlan.org
chorégraphie Seydou Boro et Salia Sanou
lumières Éric Wurtz
costumes Martine Somé
scénographie Ky Siriki
danseurs Salia Sanou, Seydou Boro, Adjaratou Ouédraogo, Ousseni Sako, Bénédicth Sene, Boukary Séré, Asha Thomas
musique et interprétation
Djata Melissa Ilebou texte et chant
Mamadou Koné voix, guitare, balafon, flûte
Pierre Vaiana saxophone, percussions, voix
Oumarou Bambara djembé, balafon, tambour d’aisselle, ngoni
Adama Dembélé tambour d’aisselle, ngoni
Fin 2006 à Ouagadougou, la compagnie Salia Nï Seydou inaugurait un Centre de développement chorégraphique. Unique sur le continent africain, cette réalisation consacrait la démarche de ces artistes, leaders du mouvement de renouveau de la danse dans l’Afrique contemporaine. Mais la fête fut gâchée, balayée par un soudain accès de fièvre entre groupes armés dans la capitale du Burkina Faso. Aujourd’hui, la pièce Poussières de sang ne vient pas raconter cette anecdote, mais traverser, avec une densité toute africaine, ces moments « où le temps paisible nous échappe, se transforme en une tempête dévastatrice, nous laisse impuissants sur un sol qui se dérobe sous nos pieds ». D’où une chorégraphie pour huit danseurs, se saisissant de « l’altération, la déshumanisation du corps, la fissure profonde, l’oubli de soi, le travail en tension, la lenteur extrême » ; explorant « la chute, chute verticale du corps qui se brise ». L’inspiration des danseurs se nourrit de l’observation des corps et destins éprouvés par l’histoire, qui ne manquent pas dans leur entourage. Dans une scénographie pensée au plus près de la danse, Poussières de sang s’annonce comme une pièce ample, la plus ambitieuse de Salia Nï Seydou, intégrant sur le plateau quatre musiciens en renom et une chanteuse populaire fameuse, du Burkina Faso. L’Afrique d’aujourd’hui danse sa pensée pour notre monde.
Gérard Mayen
COMPAGNIE SALIA NÏ SEYDOU
Le défi de la nouvelle génération de chorégraphes en Afrique est de sortir des stéréotypes exotiques et folkloriques qui, pendant de nombreuses années, ont fait de la création du continent noir une expression limitée à la tradition.
Salia Sanou et Seydou Boro font partie de ce nouveau courant qui défendent et revendiquent une créativité à la fois forte et originale.
De formations multidisciplinaires, initiés aux jeux du théâtre, du cinéma, de la danse et de la musique, ils expérimentent tout d’abord les voies de l’interprétation.
En 1993, leur collaboration avec Mathilde Monnier leur ouvre les voies d’un nouveau champ de création. Cette “porte ouverte”, Salia Sanou et Seydou Boro la franchissent pour vivre l’expérience de cultures artistiques différentes.
Un an après, ils produisent leur première pièce, un duo à mi-chemin entre la tradition africaine et la modernité gestuelle. C’est Le Siècle des fous, premier prix national du concours international de danse contemporaine (Afrique en création), en 1994. Ils découvrent alors, en même temps qu’un public ébahi, le succès d’une pièce qui porte en elle les germes de leur création en devenir.
Ils fondent au Burkina Faso la compagnie Salia nï Seydou en 1997, et se confrontent ainsi aux dures réalités des programmations européennes, de l’administration de productions et des tournées internationales… Mais la complicité des deux chorégraphes ressort enrichie, et leur création mûrie, forte et riche de nouveaux projets. En 1997, ils montent Figninto, l’oeil troué, une pièce pour trois danseurs et deux musiciens, chorégraphiée par Seydou Boro assisté de Salia Sanou.
En 1999, c’est Taagala, le voyageur, une pièce pour trois danseurs, une danseuse et deux musiciens, chorégraphiée par Salia Sanou assisté de Seydou Boro, qui sera présentée au Festival de Montpellier Danse, comme témoignage d’une nouvelle création artistique africaine. En 2002, ils signent leur quatrième création, en collaboration avec le jeune chorégraphe Ousséni Sako, une pièce pour trois danseurs et quatre musiciens originaires du Burkina Faso et du Maroc, Weeleni, l’appel.
Seydou Boro revient seul en 2004 avec C’est à dire... une performance de texte, danse et musique. Le tandem se reforme en 2006 pour faire Un Pas de Côté avec le percussionniste Jean-Pierre Drouet et quatre musiciens de l’ensemble instrumental Ars Nova, qui coproduit cette création présentée à la Biennale de la Danse de Lyon. Enfin, ils reviennent seuls aux commandes avec Poussières de sang, leur septième pièce, créé au Festival Montpellier Danse 2008, pour sept danseurs, une chanteuse et quatre musiciens.
La compagnie a depuis dix ans voyagé dans plus de 40 pays pour présenter ses créations dans des lieux tels que le BAM Harvey à New York, le Festival de Melbourne en Australie, le Théâtre de la Ville - les Abbesses à Paris, le Festival de Montpellier Danse, le New National Theater de Tokyo au Japon, le Tanzwochen de Vienne en Autriche, et plus récemment l’Israel Festival de Jérusalem et le festival DanceInversion du Théâtre musical Stanislavski de Moscou.
En 2005, la compagnie s’associe en résidence à la Passerelle - Scène nationale de Saint-Brieuc et vient ainsi partager son savoir et son désir d’ouverture et d’échanges de pratiques artistiques sur un territoire riche de tradition chorégraphique et musicale. Treize ans après leur première création, Salia Sanou et Seydou Boro ont su imposer sur la scène internationale une écriture contemporaine, singulière et profonde, une danse créative plus attachée au sens et à l’émotion qu’à l’esthétique pure.
Enfin, Seydou Boro et Salia Sanou sont directeurs artistiques du Centre de Développement Chorégraphique - La Termitière de Ouagadougou (Burkina Faso), inauguré en décembre 2006 pour l’ouverture de la sixième édition du festival biennal Dialogues de Corps de Ouagadougou que la compagnie Salia nï Seydou a créé en 2001.
Ce projet d’envergure internationale et première du genre en Afrique dont ils sont les porteurs depuis huit ans, est financé conjointement par l’Ambassade de France à Ouagadougou, le ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso, et la mairie de Ouagadougou.
Pour leurs créations et leur travail de formation chorégraphique en France, et dans le monde, Salia Sanou et Seydou Boro ont été nommés Officiers des Art et des Lettres par le Ministère de la Culture français en 2008, et ont reçu en février 2007 le trophée Culturesfrance des Créateurs 2007.
Ils ont été également élus Artistes de l’année 2003 par l’Organisation Internationale de la Francophonie.
infos
THEATRE DE LA VILLE
2 place du Châtelet Paris 4 Situer le Théâtre de la Ville
les ABBESSES
31 rue des Abbesses Paris 18 Situer les Abbesses
RENSEIGNEMENTS tél : 01 42 74 22 77
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