Spectacles et musiques du monde

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du 18 au 21 Décembre 2018 à Chaillot-Théâtre national de la danse

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en concert le 18 Décembre 2018 à la Paloma (Nîmes)

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Le 11 Janvier 2019 au festival BRUSSELS JAZZ FESTIVAL

RENE LACAILLE

RENE LACAILLE EK MARMAILLE / CHALOUPEE Mardi 18 Décembre 2018 21h00 Jazz Cafe Montparnasse Paris (75)

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19 Janvier & 20 Janvier 2019 au Théâtre Bernadette Lafont à Nimes, dans le cadre du Festival FLAMENCO DE NIMES 2019

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Vendredi 18 Janvier 2019 à Nimes, dans le cadre du Festival FLAMENCO DE NIMES 2019

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Le 13 Janvier 2019 à Nimes, dans le cadre du Festival FLAMENCO DE NIMES 2019

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En concert en Décembre 2018

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le Jeudi 20 Décembre au Sunset Sunside Jazz Club

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Ballet de l’Opéra National de Kiev

Le légendaire ballet « Casse-Noisette » sera du 23 décembre 2018 au 6 janvier 2019 au Théâtre des Champs-Elysées à Paris

Aziz Sahmaoui

le Vendredi 20 décembre 2018 à Paris au festival Africolor

Les Negresses Vertes

En concert en Décembre 2018

NILDA FERNANDEZ

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BIOGRAPHIE

NILDA FERNÁNDEZ a toujours tendu à fuir les projecteurs trop violents. Avec sa recherche d’une existence nomade, il passe d’une langue à l’autre et provoque une forte adhésion de la part de ses admirateurs dans les différents pays où il est passé. Ce chanteur talentueux, plein d’intégrité artistique, est toujours à la recherche de nouvelles aventures, de nouveaux lieux et de nouveaux visages qui lui fournissent une riche source d’inspiration pour des chansons merveilleusement originales.

DE BARCELONE A PARIS

NILDA FERNÁNDEZ naît à Barcelone, dans le quartier populaire de Sants, en octobre 57. Sa famille, protestante et originaire d’Andalousie, décide d’émigrer au sud de la France quand il n’a que 6 ans. Le père, sculpteur sur bois de profession, encourage l’intérêt de son fils pour la musique.

Après une enfance et une adolescence lyonnaises et toulousaines, il étudie sa langue natale dans les universités de Lyon et de Barcelone, l’enseigne en Normandie, puis voyage avec sa guitare, jouant dans les bars, les clubs et autres petits lieux, au hasard des rencontres et des opportunités.

A la suite de sa rencontre avec Claude Dejacques, l’un des derniers grands directeurs artistiques dignes de ce nom, il enregistre un album qui obtient un simple succès d’estime et croise LEO FERRE dont il fait les premières parties.

En 1987, au studio de l’Hacienda, NILDA enregistre "Madrid, Madrid" commercialisée par Francis Dreyfus, qui devient une référence pour les amateurs de chanson et pour la critique. La voix caractéristique – aigüe, presque fragile - est destinée à se convertir en étoile de la nuit et MIGUEL BOSÉ, qui ne s’y trompe pas, ajoute ce thème à son répertoire.

En 1991, en pleine guerre du Golfe, NILDA FERNÁNDEZ présente un album intitulé simplement "Nilda Fernández" que les critiques et le public célèbrent comme un triomphe, s’accordant à dire que la voix particulière de Fernández ne pouvait pas être plus appropriée à la poésie mélancolique de ses mots.

Cet album, nominé cinq fois aux Victoires de la Musique, lui permet d’être en première partie de STING à Paris Bercy devant quinze mille personnes. En effet, c’est sur scène que NILDA FERNÁNDEZ est réellement chez lui. Avec ses cheveux longs et sombres, un physique svelte, il apparait comme un troubadour moderne et romantique. Son habileté à osciller entre des chansons en français et en espagnol conquiert un nombreux public et, en 1992, le Tout-Paris se précipite pendant trois semaines au théâtre de la Renaissance.

L’année suivante, NILDA adapte son album en espagnol, le baptise “500 años” puis en fait la promotion aux USA, au Mexique, au Chili et en Argentine.

En avril 1993, il triomphe à l’Olympia, accompagné d’un groupe soigneusement sélectionné de cinq musiciens et de trente artistes de cirque. Les shows se poursuivent dans les rues de Paris par une parade jusqu’à l’Opéra tout proche. Après le lancement de son deuxième album, également éponyme, le chanteur infatigable réalise plus de 150 concerts presque sans répit.

DE BUENOS AIRES AU QUÉBEC

En juin 1994, NILDA FERNÁNDEZ arrive en Argentine pour réaliser une série de concerts à Buenos Aires et présenter son deuxième album en espagnol “Los días aquellos”. Il remporte un énorme succès, surtout quand la légendaire diva argentine, MERCEDES SOSA, sous le charme de “500 años”, monte sur scène pour interpréter en duo la chanson “Mon Amour” et quand PEDRO AZNAR, de retour au pays après sa collaboration avec PAT METHENY, enregistre avec Nilda “Lo hermoso que fue”.

L’année suivante, NILDA FERNÁNDEZ voyage au nord du Québec. S’intéressant à la culture autochtone, il demeure dans un village amérindien à l’occasion du festival "Innu Nikamu" qui lui inspire une chanson et le titre de son prochain album.

De retour en France, le chanteur aux talents multiples publie son premier roman en français "Ça repart pour un soliloque" et fait la connaissance de LLUIS LLACH. En échangeant et en croisant leurs répertoires, les deux artistes font un concert qui s’est révélé comme l’un des plus émouvants et intenses du célèbre festival des Francofolies.

Cette même année, son amitié avec GEORGES MOUSTAKI pour qui il traduit un texte chanté en duo sur disque puis sur scène à Paris, Madrid, Barcelone, Cáceres et Ségovie, lui permet de connaître MARINA ROSSELL avec qui il interprète également une chanson.

En 1996, après une année passée à Manhattan dans la maison habitée jadis par Charlie Parker, NILDA FERNÁNDEZ enregistre "Innu Nikamu" qui signifie "l’être humain chante" dans une langue autochtone du Québec. Pour cela, il s’associe avec le pianiste de jazz latin, MICHEL CAMILO qui coréalise l’album dans le studio Carriage House à Stamford. Comme toujours, les chansons sont très bien créées avec un fort sens de la poésie.

Peu de temps après le lancement de "Innu Nikamu", il lui vient à l’esprit une idée très originale. Pendant deux mois, avec cinq musiciens et une technique minimale, il parcourt en roulottes et au pas des chevaux, plus de mille kilomètres pour une série de cinquante concerts entre Barcelone et Paris où l’équipée se termine le 13 octobre avec un concert mémorable au Théâtre de la Renaissance puis au Casino de Paris.

Il enregistre ensuite une version espagnole de son dernier album rebaptisé “Niña bonita” qu’il présente avec succès aux Etats-Unis, au Mexique, en Espagne et en Argentine où il revient en pour une tournée et pour enregistrer et tourner un clip avec MERCEDES SOSA qui inclut “Mon Amour” dans son album “Gestos de amor”.

DE BUENOS AIRES À GARCÍA LORCA

Tout au long de sa carrière, NILDA est attiré par FEDERICO GARCÍA LORCA. Non seulement son œuvre l’inspire, mais aussi sa vie. Quand il part en tournée avec ses roulottes, par exemple, il le fait en référence avec l’expérience de La Barraca, le célèbre théâtre itinérant du poète qui a parcouru les campagnes espagnoles dans les années trente. En outre, beaucoup de lieux dans l’itinéraire de NILDA FERNÁNDEZ (Grenade, Barcelone, New York, Buenos Aires, La Havane …) figurent aussi comme des points importants dans la vie de Lorca.

La fascination de NILDA pour García Lorca devait se terminer par l’enregistrement d’un album hommage à son héros. Lancé en 99, juste avant le passage au troisième millénaire,"Castelar 704" (le nom et la chambre d’hôtel durant le séjour du poète à Buenos Aires entre octobre 1933 et mars 1934) est une collection de poèmes mis en musique par NILDA FERNÁNDEZ et accompagnés par la percussion de MINO CINELÚ et les guitares de TOMATITO et LUCHO GONZÁLEZ.

JANE BIRKIN, avec qui NILDA FERNÁNDEZ a chanté plusieurs fois “Nos fiançailles”, lui demande une chanson pour son premier album sans SERGE GAINSBOURG. Il lui propose “Plus loin de ta rue”, écrite tout d’abord pour LUZ CASAL, et qui figurera quelques années plus tard dans son propre album.

DE MOSCOU À LA HAVANE

Début 2001, NILDA FERNÁNDEZ part en Russie pour ce qu’il pensait être un court voyage. La star russe BORÍS MOÏSSEEV, au fait de sa présence à Moscou, veut le rencontrer pour lui proposer d’enregistrer des duos qui se deviennent des énormes hits dans tous les pays de l’ex-Union soviétique. Pendant cinq ans, il se fixe à Moscou où il apprend le russe, organise des concerts de chanteurs français et donne des concerts à travers cet immense pays mais aussi en Ukraine, en Biélorussie, dans des Pays baltes, au Turkménistan et en Israël.

En 2004, après plusieurs jours de travail à Santiago de Cuba avec des musiciens traditionnels, NILDA présente avec eux son propre répertoire au Teatro Nacional de La Havane.

En 2006, à la suite de sa mise en scène pour l’inauguration de la Maison Victor Hugo à La Havane, le ministère cubain de la culture, lui demande d’écrire et de diriger un spectacle de son choix. Avec une trentaine d’artistes de cirque et de danseurs, il monte "Les Nouvelles du Monde" dont les représentations ont lieu du 10 juillet au 20 juillet sous chapiteau à La Havane.

Par la suite, avec ALDO LÓPEZ GAVILAN, le célèbre pianiste cubain qu’il a connu à La Havane, il fait une tournée en Russie, en France et au Canadam puis présente un concert avec dix-huit musiciens dans la très prestigieuse Maison Internationale de la Musique à Moscou.

DU MONDE À GÊNES

Revenu en France, NILDA FERNÁNDEZ publie "Les Chants du monde" en avril 2008, qui combine le bloc-notes, le journal de voyage et une collection de pensées. Malgré ses presque sept ans d’absence, il se produit avec succès pendant deux semaines à Paris au Théâtre de la Gaîté-Montparnasse et donne autour de cinquante concerts par an.

Il imagine et dirige "Carmen Cita", une adaptation flamenca inaugurée à Moscou, de l’œuvre de Prosper Mérimée, présentée en septembre à Paris.

Après avoir voyagé dans le monde entier, NILDA revient au disque en janvier 2010 avec un album original, appelé simplement "Ti Amo" et enregistré à Gênes en Italie. Coréalisée par MARCO CANEPA, l’œuvre est une collection de rencontres, de voyages et d’expériences. Cet album est présenté à La Cigale de Paris où il chante à seul avec sa guitare.

Durant l’été de la même année, il écrit les parties d’orchestre pour une version symphonique de ses chansons présentées 10 septembre 2010 au Palais des Festivals de Cannes avec l’orchestre de Cannes dirigé par NATHALIE MARIN avec la participation du vilononiste LAURENT CORCIA.

DE PARIS A BUENOS AIRES

En janvier 2011, à Paris, dans le mythique Elysée Montmartre, NILDA FERNÁNDEZ reprend, devant ses fans, avec les quatre musiciens qui ont accompagné le défunt et légendaire ALAIN BASHUNG, en interprétant un répertoire entièrement nouveau, en castillan et en français, au son rock composé pour l’occasion. Pendant l’année qui suit, il grave à Bordeaux, Paris et Bruxelles, les treize chansons inédites.

En septembre 2011, il n’est pas difficile pour NILDA FERNÁNDEZ de retrouver ses admirateurs argentins. Ses lointains concerts à La Trastienda, au Teatro Maipo et ses apparitions avec MERCES SOSA avaient laissé des traces durables au point que, dix ans plus tard, la salle Siranush s’est remplie plusieurs fois avec des concerts ineffables, face à un public amoureux qui l’avait attendu pendant toutes ces années.

ALBUM TI AMO

Un retour sans aller
Doit-on dire que NILDA FERNÁNDEZ revient ? Il est si souvent parti, si souvent ailleurs, si souvent de passage qu’il nous a donné l’habitude de le voir surgir comme par surprise, selon un calendrier qui n’appartiendrait qu’à lui. Il a toujours avancé dans son métier d’artiste avec pudeur et circonspection. Une de ses nouvelles chanson le dit bien : "Je regrette de ne pas être poète ni musicien/Je sais juste avec une guitare entre les mains/Faire un peu la frime aux rimes et aux refrains"(Derrière ma fenêtre).

L’organisation du hasard
Voici donc son nouvel album en français, dix ans après Mes hommages, dans lequel il chantait ses aînés, de Ferré à Polnareff. Mais, depuis, sa vie a été un maelström d’aventures et de création. Il a vécu et chanté plusieurs années en Russie, il a monté un spectacle avec des artistes de cirque à Cuba, mis en scène Carmen avec des artistes de flamenco. Comment qualifier cette trajectoire ? "Hasardeuse", propose-t-il."Je crois en l’organisation du hasard. Ma vie est difficile à lire parce que, de l’extérieur, on ne sait pas forcément à quoi elle obéit."

Le port de Gênes
Lui seul, peut-être, se retrouve dans ces décrets toujours inattendus qui lui dessinent une carrière hautement singulière : des envies, des défis, des expériences, des ruptures, des départs et des rencontres... Comme il le chante dans Plus loin de ta rue, une de ses nouvelles chansons, "Le monde est en délire et moi je me tire/C’est une façon d’être en avance".

Pour lui, il était donc temps de retourner en studio, temps de donner de ses nouvelles.. A l’automne 2009, il pose son sac et ses chansons, dans le studio Casa Della Musica, sur le port de Gênes. Après Quatre mois avec des musiciens italiens, dont la fameuse Squadra, choeur emblématique de l’art prolétaire du "trallalero", il repart à Paris enregistrer sa voix (et les accordéons de Marcel Azzola ou Lionel Suarez) dans le légendaire studio créé par Bernard Estardy. "C’est difficile d’enregistrer ma voix quand on ne comprend pas mes textes. J’habite non loin de CBE où se trouve encore tout le matériel des années 70. J’ai donc chanté dans le même micro que Joe Dassin, Cloclo, Nino Ferrer et Gérard Manset."

Tango hispano-italo-roumain
NILDA aime ces lieux chargés et denses pour que ses enregistrements soient nourris de vibrations qui conviennent à ses chansons. "Chaque fois, c’est un exercice de style : il faut poser un cadre dans lequel tout doit rentrer." Il était bien à Gênes, "ville du présent industriel et d’un passé chaotique, ville un peu glauque, cosmopolite, un peu comme le Barcelone que j’ai connu quand j’étais enfant." Enfant, il était fasciné par une autre statue du découvreur de l’Amérique, le doigt pointé vers l’horizon, face à la mer sur le port de Barcelone.

Donc, ce tango hispano-italo-roumain on retrouve l’autoportrait d’un NILDA FERNÁNDEZ qui s’avoue (et même se revendique) infidèle : "Plages de l’Atlantique/Ou falaises de la mer Baltique/Je reviendrai sûrement un jour, je reviendrai/Place de la Concorde/Ou de la révolution d’Octobre/Je vous oublierai sûrement un jour, je vous oublierai". Et, tout autour, "comme des photographies", des petits bruits, des instantanés sonores enregistrés par Nilda : vagues de Méditerranée et mouettes de Vendée, le métro de Moscou (qui a le même son aujourd’hui que celui de Barcelone, jadis), la gare de Milan, des moineaux de plusieurs pays...

Musique du monde et des brindilles
"Faire un album n’est pas du tout naturel. Cette manière de figer la musique est tellement récente dans la musique - cinquante ou soixante ans, ce qui est peu dans la lignée des gens qui chantent. Pour moi, il s’agit de rassembler les choses, de ne pas les laisser éparpillées. Et alors je vois ce que je suis devenu." Il est donc devenu cette musique ouverte, cette musique qui dit tant d’attaches et tant de séparations, cette musique qui moissonne romantisme et confessions, mélancolie et jubilation, avec infiniment de tendresse et infiniment de courage. Une musique qui parle de recommencements et d’envols, une musique qui parle du monde entier et de feux de brindilles.

Artiste pour la vie, NILDA FERNÁNDEZ n’a pas essayé de refaire du NILDA FERNÁNDEZ ; il a seulement accompli son devoir, "le devoir de renaître, de s’engendrer soi-même."Pas de roublardise marketing ni d’appel du pied aux réflexes des fans : "Je suis artiste depuis la vie et pour la vie", dit-il, ce qui le conduit à mêler l’orchestre de cordes et la guitare flamenca, le ska et l’appel de la Méditerranée, le rock et les échos lointains de l’Est, des réminiscences de gospel et l’accordéon parigot.



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