concerts 2012 :
le SAMEDI 17 MARS 2012 à l’ima
Institut du monde arabe
1 rue des Fossés Saint-Bernard Place Mohammed V
75236 PARIS CEDEX 05 Tél. 01 40 51 38 38
Celle qui se défi nit comme une Anglo-Arabe (elle s’est fixée à Londres) a la terre des pharaons solidement chevillée au corps et au coeur. Et dans quasiment tous ses albums, dès l’entame des vocalises, on entend clairement battre son Caire. Même si elle se permet, parfois, quelques infidélités, elle reste encore et toujours attachée à ce genre « rurbain » et populaire qu’est le sha’bi et à la notion de maqâm, le système modal classique arabe.
Depuis Gedida (1999) et une magistrale reprise arabisante du « Mon amie la rose » de Françoise Hardy, Natacha a su élargir son audience. Tout en restant attachée au registre oriental, elle continue d’explorer d’autres sonorités : classique arabe, bossa nova, soufi , afro-jazz, comme ce fut le cas dans son septième album (2008), Ana Hina (que l’on pourrait traduire par « Je suis bel et bien là »), où elle se joue des académismes et des cloisonnements et ose même quelques fusions improbables.
On y peut entendre de jolies chansons comme « El Nowm » et l’adaptation très personnalisée de « Ya Laure Hobouki » des frères Rahbani, interprétée autrefois par Faïrouz, ou du « Black is the Colour » de la géniale Nina Simone.
On retrouvera, lors de ce concert, certains de ces morceaux, ainsi que l’incontournable « Mon amie la rose ». Mais Natasha Atlas donnera surtout à entendre des extraits acoustiques de Mounqaliba, album renversant comme l’indique son intitulé en arabe.
Natacha Atlas
Atlas ? Avec un nom aussi géographique, comment ne pas être ouverte sur le monde ! Ajoutez-y un prénom russe, une mère anglaise, un père moyen oriental, une enfance en Belgique, une adolescence en Grande Bretagne, des origines égyptiennes, marocaines et palestiniennes, des Djs anglo-pakistanais, un collectif multiculturel radical, un goût prononcé pour la musique arabe, un penchant pour le kitsch et la provocation… et vous aurez une idée de l’univers artistique de l’inclassable Natacha Atlas.
Née en Belgique, Natacha Atlas passe les huit premières années de sa vie dans le quartier marocain de Bruxelles puis elle part en Angleterre.
Dès 17 ans, la jeune fille travaille comme danseuse du ventre dans des night clubs turcs et égyptiens et fait un tube avec un groupe house des Baléares. En 1993, elle intègre le collectif multiracial Transglobal Underground en tant que danseuse du ventre et chanteuse.
Très vite, elle en devient l’un des 4 éléments clefs. Transglobal est dans la mouvance du label Nation, radical et engagé, qui mixe la dance avec les musiques indiennes, arabes et africaines. C’est un creuset expérimental où se forge l’identité urbaine et métissée de l’Angleterre des 90’s.
En 1995, elle se lance avec succès dans une carrière solo où se rencontrent musiques occidentales et moyen-orientales. Les collaborations prestigieuses se multiplient avec un bel éclectisme : Fundamental, Nigel Kennedy, Jean Michel Jarre, Sinead O’Connor, Nithin Sawhney, Négresses Vertes... Mêlant talent et stratégie avec beaucoup d’intelligence, Natacha Atlas est devenue un personnage emblématique.
Détentrice d’un Emma awards, ambassadrice de l’Onu lors de la conférence mondiale contre le racisme, victoire la musique en 2000 elle est capable de coups de cœur, tel vendre une de ses toiles pour financer un site de fan.
En 2008, toujours dans l’air du temps, elle entame une tournée totalement acoustique.
Magali Bergès




















