Spectacles et musiques du monde

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ALUNE WADE

Le 10 Décembre 2018 à L’Européen à Paris

Mehdi HADDAB & Hamdi BENANI

en concert le Jeudi 18 octobre 2018 au Théâtre régional d’Oran - Algérie

Kian Soltani & l’Ensemble Shiraz

le 27 novembre 2018 au PALAIS DES BEAUX-ARTS à Bruxelles

KATIE MELUA

En concert en Octobre 2018

LABESS

En concert le 20 octobre 2018 au Cabaret Sauvage à Paris

Joce Mienniel

le Mardi 13 novembre 2018 au Studio de l’Ermitage à Paris

JUAN CARMONA

En concert les 18 &19 Octobre 2018 , Juan Carmona Chaâbi Flamenco / Centre d’Art d’Abu Dhabi

ARASHKHA

ARASH KHALATBARI en concert le 20 octobre 2018 au Cabaret Sauvage à Paris

MALKA FAMILY

En concert le 17 octobre 2018 au Festival Nancy Jazz Pulsation

Tao Ravao

En concert en Octobre 2018

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le 30 Octobre 2018 au New Morning (Paris)

TRIO JOUBRAN

Jeudi 25 Octobre 2018 à Le Rocher De Palmer à Cenon

DHAFER YOUSSEF

le 08 Novembre 2018 à Chapelle Corneille Auditorium de Normandie Rouen

BILL DERAIME & FRIENDS

Le Vendredi 16 Novembre 2018 à 19h30 - LE TRIANON à Paris

Raul Barboza

le 25 Octobre 2018 au Pan piper à Paris

BENIN INTERNATIONAL MUSICAL - BIM

le 24 Octobre 2018 au Pan Piper à Paris

CAMARAO ORKESTRA

la Samedi 03 Novembre 2018 au Studio de l’Ermitage

NINA PAPA

le 24 octobre 2018 au Studio de l’Ermitage - Paris

Angelique Kidjo

le Vendredi 23 Novembre 2018 à Genève (Suisse), dans le cadre du festival FESTIVAL COULEUR CAFE

MANU DIBANGO

En concert en Octobre 2018

Archie Lee Hooker

En concert en Novembre 2018

NAJAT AATABOU

concert

2018

Mercredi 27 Juin 2018 à Salé - Maroc


Reportage à l’Institut du Monde Arabe 2009 © Salah Mansouri


BIOGRAPHIE

Najat Aâtabou surnommée " la lionne de l’Atlas "( née le 9 mai 1960, à Khemisset dans l’Atlas Marocain ) est une compositrice et une chanteuse populaire de chaâbi marocain très connue au Maroc.

Elle représente la femme arabe moderne quand elle chante J’en ai marre qui suscite quelques remous auprès des puritains de la morale traditionnelle qui contribue à l’émancipation de la femme marocaine.

Najat Aatabou se soucie également de rendre les chansons marocaines accessibles aux amateurs d’autres continents. Elle chante tantôt en arabe tantôt en berbère (zayan). Elle s’inspire du Ahidous qu’elle met en valeur, il s’agit d’une musique de danse où le cycle ternaire évolue sur des bases de 4 ou 8 temps. Cette danse mixte originaire des berbères de l’Atlas Central marocain est remarquée par les participants se positionnent en ligne soudée, épaule contre épaule au rythme du tambour.

Najat Aatabou (44 ans) a signé à ce jour 25 albums et jouit d’une popularité immense au sein des communautés marocaines établies à l’étranger. En 2005, la chanson "Calvanize" des Chemical Brothers a fait le tour du monde avec plus d’un million de singles vendus. Dans cette chanson, on reconnaît facilement l’impact musical de "Just tell me the truth" de Najat Aatabou.

"Dans les chansons traditionnelles que j’écris moi-même, j’essaie de donner une image fidèle de la femme marocaine. J’essaie aussi de défendre ses droits et de changer l’opinion établie."

Dans ses chansons, elle n’a pas peur d’aborder des sujets épineux. Ainsi, l’une de ses chansons parle des femmes qui entretiennent une relation amoureuse avec un homme marié. "Shoufi ghirou", signification : pars à la recherche d’un autre ! Et ça dans un pays où ce type de relation est puni par la loi. "J’aborde également des sujets tels que l’adultère, l’infidélité et la violence conjugale, et je chante les filles délaissées par leurs petits amis lorsqu’elles tombent enceintes, ou les parents qui devraient toujours être là pour leurs enfants. J’entre en confrontation avec l’opinion établie."

Elle le fait depuis son jeune âge. Najat la rebelle a grandi dans le petit village pauvre de Khmisset, dans le Moyen-Atlas. Le chant était son passe-temps préféré. Le soir, elle s’évadait en cachette par la fenêtre de sa chambre pour aller chanter dans des mariages et des fêtes de l’école. Lors d’un de ces mariages, quelqu’un l’a enregistrée à son insu. Les cassettes se sont bien vendues au Maroc, mais sa famille était moins ravie. "C’était une catastrophe lorsqu’ils l’ont appris. Ils ne l’ont pas du tout accepté. Ils trouvaient que je les avais déshonorés. Mes frères voulaient me tuer."

C’est ainsi que Najat, qui rêvait de devenir un jour avocate, décide de s’enfuir. "En pleurs, je suis allée au magasin de mon village qui vendait les cassettes illégales de ma représentation. Ma famille refusait tout contact avec moi et je n’avais nulle part où aller." Depuis, elle est mère de trois enfants et possède plusieurs maisons au Maroc et en France.

"Le hasard a voulu que ce jour-là, un producteur, qui avait, semble-t-il, entendu ma cassette quelque part et me cherchait, entra dans ce magasin. Il m’a demandé de lui faire confiance et m’a proposé de le suivre à Casablanca. Je n’avais pas le choix, mais c’était ma planche de salut."

Najat était furieuse. Contre tout et tout le monde. "J’étais complètement frustrée de ne pas avoir mon mot à dire parce que j’étais une femme, d’avoir à peine des droits et de ne pas pouvoir porter les vêtements que j’aimais lorsque j’étais enfant. Et encore moins de parler à des hommes inconnus."
Son premier hit s’appelle d’ailleurs "J’en ai marré" et est chanté en arabe. Aujourd’hui, Najat a des dizaines de hits à son actif, dont "Shoufi ghirou" (Find a better man), "Souvenir" et "Hadi kadba beyna" (Just telle me the truth).

Pendant trois ans, elle n’a plus eu de contact avec sa famille, mais son producteur a tout arrangé. "Il s’est rendu dans mon village natal pour expliquer que je ne faisais rien de mal ni de honteux, car c’était cela que tous craignaient. Mais mes frères m’avaient vue à la télé depuis et lu des articles sur moi dans la presse et les esprits s’étaient calmés", dit Najat qui fut la première femme marocaine à produire un CD. "Aujourd’hui, les relations avec ma famille sont bonnes."

Najat reçoit énormément de courrier de la part de ses fans, également de ceux qui aiment moins ses tonalités aiguës sur des rythmes traditionnels, mais adorent son message. Il arrive à l’interprète du chant de la vie de puiser l’inspiration dans les histoires infiniment tristes de ses admirateurs.

"Ses vingt dernières années, beaucoup de choses ont changé ici, pour les femmes : aujourd’hui, elles vont travailler et voyagent. Et elles ont appris à dire non de temps à autre. Mais il y a encore beaucoup à faire et j’espère y parvenir avec mes chansons."

Avec son mari Hassan Dikouk, elle a changé de style de sa musique.

Elle a troqué les instruments traditionnels contre un nouveau son et des influences musicales à partir d’instruments tels que la basse, la guitare électrique, le synthétiseur, la percussion, les congas et bien d’autres.

Najat Aatabou aimerait rendre ainsi les chansons marocaines accessibles aux amateurs d’autres continents.

sources : najataatabou.com



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