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du 18 au 21 Décembre 2018 à Chaillot-Théâtre national de la danse

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RENE LACAILLE EK MARMAILLE / CHALOUPEE Mardi 18 Décembre 2018 21h00 Jazz Cafe Montparnasse Paris (75)

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Aziz Sahmaoui

le Vendredi 20 décembre 2018 à Paris au festival Africolor

Les Negresses Vertes

En concert en Décembre 2018

NAJAT AATABOU

concert

2018

Mercredi 27 Juin 2018 à Salé - Maroc


Reportage à l’Institut du Monde Arabe 2009 © Salah Mansouri


BIOGRAPHIE

Najat Aâtabou surnommée " la lionne de l’Atlas "( née le 9 mai 1960, à Khemisset dans l’Atlas Marocain ) est une compositrice et une chanteuse populaire de chaâbi marocain très connue au Maroc.

Elle représente la femme arabe moderne quand elle chante J’en ai marre qui suscite quelques remous auprès des puritains de la morale traditionnelle qui contribue à l’émancipation de la femme marocaine.

Najat Aatabou se soucie également de rendre les chansons marocaines accessibles aux amateurs d’autres continents. Elle chante tantôt en arabe tantôt en berbère (zayan). Elle s’inspire du Ahidous qu’elle met en valeur, il s’agit d’une musique de danse où le cycle ternaire évolue sur des bases de 4 ou 8 temps. Cette danse mixte originaire des berbères de l’Atlas Central marocain est remarquée par les participants se positionnent en ligne soudée, épaule contre épaule au rythme du tambour.

Najat Aatabou (44 ans) a signé à ce jour 25 albums et jouit d’une popularité immense au sein des communautés marocaines établies à l’étranger. En 2005, la chanson "Calvanize" des Chemical Brothers a fait le tour du monde avec plus d’un million de singles vendus. Dans cette chanson, on reconnaît facilement l’impact musical de "Just tell me the truth" de Najat Aatabou.

"Dans les chansons traditionnelles que j’écris moi-même, j’essaie de donner une image fidèle de la femme marocaine. J’essaie aussi de défendre ses droits et de changer l’opinion établie."

Dans ses chansons, elle n’a pas peur d’aborder des sujets épineux. Ainsi, l’une de ses chansons parle des femmes qui entretiennent une relation amoureuse avec un homme marié. "Shoufi ghirou", signification : pars à la recherche d’un autre ! Et ça dans un pays où ce type de relation est puni par la loi. "J’aborde également des sujets tels que l’adultère, l’infidélité et la violence conjugale, et je chante les filles délaissées par leurs petits amis lorsqu’elles tombent enceintes, ou les parents qui devraient toujours être là pour leurs enfants. J’entre en confrontation avec l’opinion établie."

Elle le fait depuis son jeune âge. Najat la rebelle a grandi dans le petit village pauvre de Khmisset, dans le Moyen-Atlas. Le chant était son passe-temps préféré. Le soir, elle s’évadait en cachette par la fenêtre de sa chambre pour aller chanter dans des mariages et des fêtes de l’école. Lors d’un de ces mariages, quelqu’un l’a enregistrée à son insu. Les cassettes se sont bien vendues au Maroc, mais sa famille était moins ravie. "C’était une catastrophe lorsqu’ils l’ont appris. Ils ne l’ont pas du tout accepté. Ils trouvaient que je les avais déshonorés. Mes frères voulaient me tuer."

C’est ainsi que Najat, qui rêvait de devenir un jour avocate, décide de s’enfuir. "En pleurs, je suis allée au magasin de mon village qui vendait les cassettes illégales de ma représentation. Ma famille refusait tout contact avec moi et je n’avais nulle part où aller." Depuis, elle est mère de trois enfants et possède plusieurs maisons au Maroc et en France.

"Le hasard a voulu que ce jour-là, un producteur, qui avait, semble-t-il, entendu ma cassette quelque part et me cherchait, entra dans ce magasin. Il m’a demandé de lui faire confiance et m’a proposé de le suivre à Casablanca. Je n’avais pas le choix, mais c’était ma planche de salut."

Najat était furieuse. Contre tout et tout le monde. "J’étais complètement frustrée de ne pas avoir mon mot à dire parce que j’étais une femme, d’avoir à peine des droits et de ne pas pouvoir porter les vêtements que j’aimais lorsque j’étais enfant. Et encore moins de parler à des hommes inconnus."
Son premier hit s’appelle d’ailleurs "J’en ai marré" et est chanté en arabe. Aujourd’hui, Najat a des dizaines de hits à son actif, dont "Shoufi ghirou" (Find a better man), "Souvenir" et "Hadi kadba beyna" (Just telle me the truth).

Pendant trois ans, elle n’a plus eu de contact avec sa famille, mais son producteur a tout arrangé. "Il s’est rendu dans mon village natal pour expliquer que je ne faisais rien de mal ni de honteux, car c’était cela que tous craignaient. Mais mes frères m’avaient vue à la télé depuis et lu des articles sur moi dans la presse et les esprits s’étaient calmés", dit Najat qui fut la première femme marocaine à produire un CD. "Aujourd’hui, les relations avec ma famille sont bonnes."

Najat reçoit énormément de courrier de la part de ses fans, également de ceux qui aiment moins ses tonalités aiguës sur des rythmes traditionnels, mais adorent son message. Il arrive à l’interprète du chant de la vie de puiser l’inspiration dans les histoires infiniment tristes de ses admirateurs.

"Ses vingt dernières années, beaucoup de choses ont changé ici, pour les femmes : aujourd’hui, elles vont travailler et voyagent. Et elles ont appris à dire non de temps à autre. Mais il y a encore beaucoup à faire et j’espère y parvenir avec mes chansons."

Avec son mari Hassan Dikouk, elle a changé de style de sa musique.

Elle a troqué les instruments traditionnels contre un nouveau son et des influences musicales à partir d’instruments tels que la basse, la guitare électrique, le synthétiseur, la percussion, les congas et bien d’autres.

Najat Aatabou aimerait rendre ainsi les chansons marocaines accessibles aux amateurs d’autres continents.

sources : najataatabou.com



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