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Mohamed Allaoua

concert

2017

Le dimanche 14 mai 2017 dans le cadre du festival Sur Les Pointes à Vitry Sur Seine


Le Ministre de la Culture Frédéric Mitterrand avec Allaoua , à La Villette.

© Salah Mansouri



Biographie officielle

Mohamed Allaoua, le nouveau groove kabyle

Elle fut nostalgique et porteuse des souffrances de l’exil dans les années 1950, plaintive et « classique » sur fond d’orchestration orientale durant la décennie 1960, puis militante au cours des années 1970, celles de la mutation.

Depuis l’an 2000, la chanson kabyle, à travers notamment Mohamed Allaoua, artisan d’un nouveau groove, poursuit sa quête de nouveaux espaces et de nouveaux horizons en remettant continuellement l’ouvrage sur le métier. Le résultat en est un bel équilibre entre poids des mots et choc du tempo.

Dans cette région montagneuse, arboricole (figuiers et oliviers essentiellement) et farouchement attachée à son identité amazigh (berbère), située dans le nord-est de l’Algérie, la musique et la danse sont à la fois une évasion, un moment de répit dans le déroulement de la vie quotidienne, un divertissement pour alléger le fardeau des travaux et des jours et une prise de conscience de la réalité immédiate.

L’expression corporelle et les chants, souvent bâtis autour de textes à la poésie très subtile et métaphorique, sont autant d’images en parfaite harmonie avec les paysages marqués par ce gris lumineux du ciel aux abords de la mer lorsque s’y fondent les reflets des neiges du Djurdjura. En Kabylie, la musique et la danse se pratiquaient surtout à l’occasion des saisons de mariages et de circoncisions, du muwsem (fête religieuse) ou de la fin de la cueillette des olives.

Mais en fait, tout est prétexte à un déhanchement frénétique : naissances, réussite scolaire, obtention d’un emploi, retour au pays. Bon nombre de chanteurs kabyles ont débuté par l’animation de ce type de fêtes et c’est le cas, à quelques exceptions près, de toutes les générations qui se sont succédé.

Dans la France des années 50, sous l’impulsion de Cheikh El Hasnaoui et Slimane Azem,… tenants de la culture de l’exil, forgée dans les cafés, où se déroulaient les concerts, le chant kabyle se démarque du « folklorisme ». La chanson kabyle, dans une formule mieux arrangée, naît de ce mouvement.

Mais il a fallu attendre les années 1970 pour entendre les premiers bruissements d’une mélodie kabyle désireuse d’acquérir un autre statut et une autre stature. Il y eut d’abord ces musiques qui recoupaient une réalité sociale à l’instar de la chanson kabyle. Le poète-chanteur Lounis Aït-Menguellet ouvre le bal en 1968 par des strophes d’amour reflétant un malaise social.

Il s’accompagne à la guitare, un instrument-symbole, qu’Idir chef de file d’une nouvelle génération d’auteurs-compositeurs-interprètes, popularisera davantage à travers A Vava Inouva, premier succès international africain, démontrant que l’art n’a pas une nationalité ou une coloration ethnique figée.

Dans les années 1980, un nouveau courant porté sur la revendication identitaire Amazigh, imposera sa marque, à l’image de Lounès Matoub, figure emblématique du combat pour la reconnaissance de la culture Berbère.

Les années 2000 seront marquées par un jeune chanteur, Mohamed Allaoua, qui a su concilier l’héritage des aînés avec les aspirations modernistes du jeune public.

Chanteur le plus adulé par la nouvelle génération kabyle, il jouit également d’une grande estime auprès d’autres tranches d’âge et auprès des femmes, par sa musique, sorte de folk revival très dynamique, et ses textes percutants. Allaoua est né le 25 août 1980 à Alger. Dès son enfance, il suit des cours de musique andalouse, mais aussi des cours de musique universelle à l’Ecole El-Maoussilia d’Alger.

Depuis, il enchaine les succès. De Baba ccix, dédié à la Jeunesse Sportive de Kabylie, à Fell’am, en passant par Ass’ed et Ssar tamurt, les tubes se sont succédé à une allure folle, à l’image de sa rythmique. Son talent l’impose en France dans des salles prestigieuses (Zénith et Cabaret Sauvage, sold-out). Sa participation au Festival Amazigh des Iles Canaries lui vaut le surnom de Bomba Kabylia dans la presse locale. Voix enchanteresse, il chante tout en rompant avec les tabous qui continuent de peser sur la société algérienne.

Pour la jeunesse, il est de ceux qui savent exprimer leurs difficultés, leurs tourments et leurs aspirations. Sa poésie fine et variée évoque l’amour sous toutes ses formes, les maux sociaux et la culture amazighe.

Ouvert sur d’autres horizons, il s’est aventuré sur les terres du hip hop ou du r’n’b en compagnie de Magic System, Shaggy, Kenza Farah ou encore Rim-K du 113.

R.M.



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