Spectacles et musiques du monde

A la une

Kery James

en concert le 18 Décembre 2018 à la Paloma (Nîmes)

RENE LACAILLE

RENE LACAILLE EK MARMAILLE / CHALOUPEE Mardi 18 Décembre 2018 21h00 Jazz Cafe Montparnasse Paris (75)

SAMIRA BRAHMIA

le 20 décembre 2018 au Festival international Dimajazz à Constantine, Algérie

Debademba

le Vendredi 21 Décembre 2018 à 21h au Studio de l’Ermitage à Paris

Ana Morales

19 Janvier & 20 Janvier 2019 au Théâtre Bernadette Lafont à Nimes, dans le cadre du Festival FLAMENCO DE NIMES 2019

Arcángel

Vendredi 18 Janvier 2019 à Nimes, dans le cadre du Festival FLAMENCO DE NIMES 2019

Rocío Márquez

Le 13 Janvier 2019 à Nimes, dans le cadre du Festival FLAMENCO DE NIMES 2019

Isabelle Georges

du 27 au 29 Décembre 2018 au BAL BLOMET (Paris 15ème)

BLICK BASSY

En concert en Décembre 2018

HASNA EL BECHARIA

En concert en Décembre 2018

HARPREET BANSAL

le Jeudi 20 Décembre au Sunset Sunside Jazz Club

ERIC BIBB

le Vendredi 11 janvier 2019 à 20h30 au Théâtre Traversière - Paris

Ballet de l’Opéra National de Kiev

Le légendaire ballet « Casse-Noisette » sera du 23 décembre 2018 au 6 janvier 2019 au Théâtre des Champs-Elysées à Paris

Aziz Sahmaoui

le Vendredi 20 décembre 2018 à Paris au festival Africolor

MAYRA ANDRADE

concert

CONCERTS 2015

15 Avril à Pau (64)

06 Mai Nimes (30)


Mayra Andrade

Qu’elle chante ou qu’elle parle, la voix de Mayra Andrade possède le même enchantement où tous les petits détails sont importants.
L’écouter raconter sa propre histoire sa « stória » - n’est pas si différent qu’écouter un de ses disques. La singularité de la voix et de la posture de Mayra Andrade, sur disque comme sur scène, vient de loin, de la famille, du vaste monde et du temps passé près du tourne-disque. D’une époque où, encore dans la petite enfance, elle se tenait face au mirroir, à la recherche d’un reflet, à la recherche peut-être de son prore futur. La chanteuse se souvient combien la famille fût importante dans ces premières heures. Ricardo, son cousin et parrain, fut son premier partenaire musical. Il remarqua très tôt son amour pour la musique et commença à écrire des chansons simples qui parlaient d’elle et de ses cousins, des histoires d’enfants que la mémoire a préservées.

A l’âge de 4 ou 5 ans, Mayra divertissait la famille en chantant des chansons de Caetano Veloso, en dansant ou en faisant des improvisations théatrales.

Mayra a passé ses premières années dans le quartier du Ténis, au Plateau. Elle habitait à une minute à pied de l’école Pentagrama, l’unique école d’initiation musicale infantile de toute l’île. Elle n’y a jamais été officiellement inscrite mais elle y passa beaucoup de temps, le professeur Tó Tavares ayant l’habitude de l’appeler pour chanter, offrant ainsi à ses élèves de guitare quelqu’un à accompagner. Sa participation à ces cours conduit rapidement à une première invitation à enregistrer, que sa mère refusa. A six ans, Mayra s’installa avec sa mère et son beau-père alors ambassadeur du Cap Vert au Sénégal, puis en Angola et en Allemagne, où Mayra étudiera au collège entre onze et quatorze ans.

Plus tard, Mayra retournera au Cap Vert où, à l’âge de quinze ans, elle chantera pour la première fois en public hors du cadre scolaire.

Ce fût à l’ocasion du lancement d’un disque appellé Cap Vert l’enfant (vol. I) au Palácio da Cultura de Praia, sa ville.

Elle demanda aux organisateurs du Centre Culturel Français de lui laisser chanter deux chansons pour que sa soeur, qui partait quelques jours après s’installer à Lisbonne, puisse la voir chanter. Personne ne la connaissait en tant que chanteuse mais ils la laissèrent monter sur scène. Elle n’avait pas non plus de musiciens pour l’accompagner, mais grâce à Mito, un cousin peintre, on la présenta au guitariste Angelo Andrade et au flutiste Robert Pemberton, un écossais installé au Cap Vert après avoir découvert la musique de Cesária Evora. Ultimo desejo (Dernier désir) apprise sur un disque de Maria Bethânia et « Les Portes de Paris » (tiré de la comédie musicale « Notre Dame de Paris ») furent les premières chansons avec lesquelles Mayra enchanta le public.

Et ce n’est pas un hasard si ces deux chansons pointaient vers deux destinations essentielles dans sa carrière future : Le Brésil et la France. Le 15 août 2000 jour de Notre Dame des Grâces, Sainte patronne de la ville de Praia, Mayra Andrade donnera avec ses musiciens son premier concert solo sur la Place Alexandre Albuquerque. Les invitations à remonter sur scène ne s’arrêteront plus à partir de ce jour.

On l’invite à Lisbonne pour chanter au Coliseu do Recreios pour un concert célèbrant la réunion de trois générations de la musique cap-verdienne. Peu de temps après, elle est invitée au festival de jazz « Les Rendez Vous de l’Erdre » à Nantes. Ce sera sa première représentation en France.

Sa rencontre avec Orlando Pantera sera un événement crucial dans son développement artistique. Elle voulait faire quelque chose de nouveau mais ne savait pas encore quoi : Pantera lui montra la voie. Ce fût aussi un moment important dans l’histoire culturelle du Cap Vert un moment d’effervescence selon Mayra où traditions et idées neuves trouvèrent de nouvelles façons de cohabiter, 25 ans seulement après l’accession à l’indépendance. Une nouvelle génération musicale naquit ce jour là, et Mayra qui n’avait que 15 ans n’était déjà plus un simple témoin de cette évolution, elle y participait activement, prenant soin de toujours faire les choses à sa manière. Comme la morna, qu’elle chantera toujours de façon libre et personnelle, malgré la réticence des puritains.

En 2001, Mayra et Pantera furent sélectionnés pour représenter le Cap Vert aux Jeux de la Francophonie au Canada. Ce sera une époque de définition esthétique, mais aussi de grande tristesse due au décès inattendu de Pantera. Mayra rentra chez elle avec la médaille d’or, alors que le Parlement de la Francophonie décidait de lui octroyer une bourse de perfectionnement vocal, ce qui l’amènera une fois encore loin de chez elle.

A 17 ans, Mayra découvrit Paris et commença à vivre seule. Elle y rencontra des musiciens du monde entier et commença à monter sur scène de façon régulière, ne tardant pas à atirer l’attention d’éditeurs et de journalistes, confirmant une rumeur qui circulait avec insistance dans le milieu musical parisien : une voix nouvelle et extraordinaire était arrivé en ville. Ce fût néanmoins pour Mayra une époque d’intense aprentissage où tout l’univers de la musique s’ouvrait à ses oreilles.

Au Cap Vert, Mayra avait élargi ses horizons musicaux et chantait tous les styles, MPB (Musique Populaire Brésilienne), boléro, blues et chanson (française) en plus du répertoire traditionnel. Mais ce fût à Paris qu’elle se concentra sur les sonorités de sa terre natale. La découverte de cette voix propre motiva logiquement l’idée et la nécessité d’enregistrer un disque. Elle signa un contrat avec Sony pour lancer son premier album « Navega ». On retrouve déjà dans ce titre (« Navigue ») un mot qui définit sa vie de voyages réels, mais aussi esthétiques, un chemin personnel si caractéristique de l’identité artistique de Mayra Andrade. Cet album fût enregistré en vingt jours, produit par Jacques Ehrhart, avec d’excellents musiciens, un répertoire affiné et animé de l’esprit de plusieurs années de scène.

L’album sera vendu à 80.000 exemplaires, recevant le Disque d’Or. Mayra avait aussi commencé diverses collaborations importantes , enregistrant aux côtés de Charles Aznavour (« Je Danse Avec L’Amour »), Chico Buarque et Lenine (« Amor, Cuidado ! »). Plus récement, ses caventures musciales l’amèneront à collaborer avec Youssou N’Dour, Martnalia, Carlinhos Brown, Margareth de Menezes, Hugh Coltman, Angélique Kidjo, Yael Naim, Asa, Pedro Moutinho et bien d’autres encore.

Le succés de « Navega » ne se manifesta pas seulement dans les pages de la presse internationale mais aussi par des prix prestigieux. Elle reçu en 2007 la distinction de l’association des German Record Critics et la même année c’est le Ministère de la Culture du Cap Vert qui lui attibua la Médaille du Mérite Culturel. Les prix continuèrent en 2008, quand la BBC3 distinga la chanteuse comme « Révélation de l’année » dans l’univers de la World Music, et à Cuba ou elle reçu un « Cubadisco », reconnaissance de sa dimension universelle.

Ces dernières années, Mayra s’est présentée sur des scènes prestigieuses telles que le Carnegie Hall, le Casino de Paris, le Royal Albert Hall, le Barbican Center, les Coliseu dos Recreios de Lisbonne et de Porto, le Centro Cultural de Belém, La Cigale. Elle est régulièrement invitée par les plus importants festivals tels que le Central Park Summer Stage, le Printemps de Bourges, les Festivals Womad, le Jazz Baltica, l’Expo Universelle de Pekin ou le Festival de Jazz de Montréal. Des contextes très divers mais où le succès est unanime.

Avec « Stória, stória... » Mayra a voulu faire un disque plus réfléchi en prenant plus de temps pour chanter. Accompagnée d’Alê Siqueira et de quelques grands musiciens et partenaires qui avaient déjà participé de son premier disque (Quim Alves, Etienne Mbappé, Zé Luís Nascimento), Mayra est restée deux mois en studio, principalement à Paris et São Paulo, mais aussi à Rio de Janeiro, Salvador de Bahia et La Havane, d’où Mayra est revenue avec la volonté de vouloir découvrir cette « autre île » où elle est née. La German Record Critics Association renouvela son prix à Mayra Andrade, cette fois-ci pour son deuxième album « Stória, stória... ». Elle recevra aussi en 2010 du Président de la République du Cap Vert la médaille de 1ère classe de l’Ordem do Vulcão.

On comprend maintenant que Mayra Andrade a toujours poursuivi ses rêves sans jamais laisser la musique être un simple accident dans sa vie. Cette détermination reste à ce jour le véritable moteur de sa carrière. « Il y a tant de choses à faire ! J’ai la chance de venir d’un petit pays, presque inconnu, aux faibles ressources mais où la musique est le principal produit d’exportation ». A mi-chemin entre le Cap Vert et le monde, c’est là que Mayra a découvert son univers, a inventé son espace. Un espace propre qui lui permet d’enregistrer avec Jaques Morelenbaum, Roberto Fonseca, le saxophoniste Carlos Martins, Mariana Aydar, Paulo Flores ou Idan Rachel. Cap Vert, France, Brésil, Cubale monde de Mayra Andrade est rempli de musique.

Mayra revient en cette fin 2010 avec un nouveau disque, captation intime d’un concert dans les studios de Radio France. Le titre « Studio 105 » est direct et simple comme l’aventure de cet album live.

Le travail en trio acoustique sous la direction de Munir Hossn aborde avec grande liberté certaines chansons déjà connues de son répertoire et compte avec la participation spéciale de Vincent Ségal (Violoncelle) et de Hugh Coltman (Voix). Le CD est accompagné d’un DVD qui relate cet enregistrement dépouillé et nous permet de voir Mayra sous une lumière différente.

Mayra Andrade est une artiste qui ne se soumet pas aux classifications et préfère choisir sa voie en explorant les sentiers les moins empruntés. Mayra croit que les expériences sont indispensables à la croissance, qu’il est nécessaire de donner de la liberté à la création pour que la musique naisse libre et se renouvelle constament. Mayra sait parfaitement ce qu’elle veut et mieux encore ce qu’elle ne veut pas. Elle l’a toujours su. Mayra est déjà en train d’écrire les prochains chapitres de sa « Stória ».



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