Spectacles et musiques du monde

FNAC_concerts.gif

A la une

Breizh amazir

Métissage de cultures celtique et berbère le Samedi 11 février 2012 à 20H30 au Centre Culturel Algérien à Paris
[Lire la suite...]

FETHI TABET

le Vendredi 10 Février 21h à Montpellier
[Lire la suite...]

Lo’Jo

samedi 11 février 2012 au VIP à Saint-Nazaire
[Lire la suite...]

Manu Dibango

les mardi 07 et mercredi 08 février 2012 au Petit Journal Montparnasse
[Lire la suite...]

Kamilya Jubran

le jeudi 23 fevrier 2012 de 19h00 à 21h00 - à l’Institut Français Alger
[Lire la suite...]

Paco el Lobo

Du 1er au 18 février 2012 à l’Espace Kiron
[Lire la suite...]

SARA TAVARES

le 11 Février 2012 à l’alhambra
[Lire la suite...]

TRIO CHEMIRANI

Djamchid, Keyvan et Bijan Chemirani, invitent BALLAKE SISSOKO & OMAR SOSA le 04 Février 2012 à l’alhambra
[Lire la suite...]

ALAN STIVELL

à l’Olympia de Paris le jeudi 16 février 2012
[Lire la suite...]

DORSAF HAMDANI

Jeudi 09 Fevrier 2012 à L’Alhambra dans le cadre du festival "Au Fil des Voix"
[Lire la suite...]

Inouraz / Maroc / LA FIERTÉ BERBÈRE

le samedi 4 février 2012 - 17h00 au Théâtre des Abbesses
[Lire la suite...]

Sinne Eeg

le 27 Février 2012 à Stockholm
[Lire la suite...]

MARCEL KHALIFE


Marcel Khalifé

"Dans la présence de l’absence" - Un hommage à Mahmoud Darwish

vendredi 03/06 2011 20:00

* Marcel Khalifé : oud

* Ensemble Al Mayadine

Icône de la poésie palestinienne disparu en 2008, Mahmoud Darwish fut l’un des plus grands poètes de langue arabe. Qui pouvait mieux que son ami libanais Marcel Khalifé rendre hommage à son œuvre ?

Le grand compositeur, chanteur et maître du oud fut l’un des plus grands passeurs de l’art de Darwish. En 1984, il avait d’ailleurs composé et dirigé un opéra poétique écrit par le poète palestinien. Nommé « Artiste pour la paix » par l’Unesco, Marcel Khalifé a choisi de rendre hommage à son ami lors de cette soirée intitulée « Dans la présence de l’absence ».

Celui qui a toujours œuvré pour une nouvelle chanson arabe, au delà des stéréotypes, sera accompagné pour l’occasion par l’ensemble Al Mayadine.

Salle Pleyel

252, rue du faubourg Saint-Honoré 75008 Paris

http://www.sallepleyel.fr


JPG - 23.2 ko

"Depuis longtemps, ma musique s’est trouvée si intimement liée à la poésie de Mahmoud Darwiche, dans l’esprit du public à travers le monde, que le nom de l’un est désormais automatiquement associé à celui de l’autre.

En effet, quand je pense à mon parcours musical depuis près de 30 ans, je le vois jalonné de signes et de repères qui revoient presque tous à des oeuvres de Mahmoud Darwiche. ( décédé le 09 aout 2008 )

Dès les « Promesses de ma tempête », première rencontre entre sa poésie et ma musique, jusqu’au chant « Les colombos s’envolent », Mahmoud Darwiche est partout présent. Dès mes premières esquisses, bien avant que l’on se rencontre –et qu’on se reconnaisse – je sentais que sa poésie m’était destinée : « le pain » de sa mère, comme comme dans son poème, avait le même goût que celui de ma mère, les yeux de « sa » Rita, la douleur de son Joseph trahi par ses frères, son passeport qui porte ma propre photo, ses oliviers, son sable, ses oiseaux, ses geôliers et ses chaînes, ses gares et ses trains et ses cow-boys et ses indiens sont miraculeusement miens. C’est pourquoi ma musique épouse son vers naturellement, sans effort, sans artifice, sa poésie est née pour que je la chante, pour que je la joue, pour je la crie, la prie, la pleure… Je la tissais avec un naturel incroyable sur les cordes de mon Oud et quand j’associais tout l’orchestre à sa parole et à ma voix, il en sortait ce chant qui, tour à tour, secouait, consolait, faisait bondir, résister ou prendre conscience.

Face à ce « Taqasim », cet hommage de Marcel Khalifé à Mahmoud Darwiche, plus d’une personne risque d’être déroutée. En effet, sur cette partition, je n’ai prévu de place ni pour la voix de l’un ni pour la verve de l’autre. Et pourtant, jamais ma voix, jamais son verbe n’ont été si présents. Semblables aux enfants que nous sommes demeurés, la voix et les mots poétiques poursuivent leur course sur les cinq rails de la partition. Le public, s’il veut bien être notre complice, les surprendra et sera surpris par eux mais ne les trouvera pas à leur place habituelle. Il est plus probable qu’il les trouve, l’un dissimulé derrière le masque carré d’une « pause », l’autre mimant l’herbe ou le vent, le rire ou le sanglot, au bord d’un « soupir » ou d’une « demi-pause », blotti dans un interligne peu fréquenté par l’archet et les chuchotements des rythmes. S’agit-il d’un leurre ou d’un caprice ? Ni l’un ni l’autre, plutôt d’une fleur de précipice, vers laquelle je tends depuis longtemps la main, sans oser m’approcher. J’ose enfin aujourd’hui, et précisément en hommage à celui qui a osé avant moi, à Mahmoud, mon ami, mon frère.

Je confie aux tessitures du Oud, de la contrebasse et des percussions le soin de dire la complicité profonde du poète et du musicien. Vibrants et chaleureux seront les battements de ses rythmes.

Graves, profondes et sourdes seront les cordes de la contrebasse, tour à tour secouées, lacérées, caressées, torturées, flagellées par l’archet ou la main. Viriles malgré de nombreux jaillissements vers l’aigu seront les cordes du Oud. Douloureuses mais dignes et retenues, sans effusion ni pathos.

Quant à ces timbres, ils seront puisés à la source des réminiscences multiples des voix en contrepoint de Darwiche psalmodiant ses vers, sur maints autels du monde où il m’a été donné de l’écouter.

Dans « Taqasim » ma musique ne « figurera » rien, ne renverra à aucune « référence » : elle ne sera pas de l’ordre de « l’analogique ». Elle sera faite de toutes les sensations que la poésie de Darwiche a suscitées en moi et de ce fait elle sera de l’ordre du « numérique » : je chercherai à transposer toutes les ondes sensorielles, affectives, spirituelles et intellectuelles en vibrations sonores qui diront ce que jamais ma voix n’a réussi à dire en chantant les paroles de Darwiche.

Ce sera un jeu de « correspondances » et de « synesthésies » : un univers m’est suggéré par le verbe de Darwiche : j’en transcris les signes dans un langage de sons, de rythmes et de timbres. La sensibilité de l’auditeur sera le décodeur de ma composition. Puisse la transposition être la plus fidèle possible." MARCEL KHALIFE

TAQASIM LC12373 Nagam Records 2207 Connecting Cultures Records 2207

http://www.choicemusic.nl


BIOGRAPHIE de MARCEL KHLIFE

Marcel Khalifé est né en 1950 à Amchit au Mont-Liban. Ses études au conservatoire national de Beyrouth le consacrent spécialiste du luth oriental. Il contribue depuis à rénover l’utilisation de cet instrument.

De 1970 à 1975 Marcel Khalifé enseigne dans ce même conservatoire et dans d’autres institutions locales. En même temps, il donne des concerts de ´Oud´ en soliste au Proche-Orient, en Afrique du Nord, en Europe et en Amérique du Nord.

Emprisonné dans des techniques très strictes, c’est grâce à des musiciens de sa qualité que les possibilités du ´Oud´ se sont de plus en plus développées.

En 1972 il crée dans son village natal un groupe qui a pour but de faire revivre l’héritage musical et la chorale arabe. Les premières tournées ont lieu au Liban. L’ensemble ´Al Mayadine´ voit le jour en 1976. Enrichi de l’expérience du groupe local précédent, sa notoriété dépassera les frontières du Liban. Marcel Khalifé, accompagné de son ensemble musical, commence à effectuer de nombreuses tournées dans les pays arabes, en Afrique, en Europe, aux Etats-Unis, au Canada, en Amérique du Sud, en Australie, au Japon et ce jusqu’à nos jours.

Il fut plusieurs fois l’invité de festivals de renommée internationale tels que : Baalbeck, Beit Eddine (Liban), Carthage, El Hammamat (Tunisie), Timgad (Algérie), Jarash (Jordanie), Opéra du Caire (Egypte) Arles (France), Krems, Linz (Autriche), Bremen (Allemagne), ReOrient (Suède), Pavia (Italie), World Music Festival à San Francisco, New York, Clevland (USA). Il se produit dans des salles prestigieuses dont ´la Place des Arts´ à Montréal, ´Symphony Space´, ´Merkin Concert´, ´Berkly Community Theatre´ à New York, ´New England Conservatory´ à Boston, ´Royal Festival Hall´, ´Queen Elizabeth Hall´ à Londres, ´Palais de l’UNESCO´ de Beyrouth, ´Salle de l’UNESCO´, ´Mutualité´, ´Maison des Cultures du Monde´ à Paris, ´Centro Dionysia´ à Rome, ´Yerba Buena´ à San Francisco, ´Sõdra Teatern´ à Stokholm.

Depuis 1974 Marcel Khalifé participe à la composition musicale de spectacles de danse, ce qui donne, à travers un travail d’échange profond, un genre nouveau : le ballet oriental populaire ( Caracalla, Groupe Sarab, Rimah, Groupe d’Art Populaire ). De même, Marcel Khalifé participe à la composition de musique de film documentaire et long métrage réalisés par Maroun Baghdadi, Oussama Mouhamad et d’autres …

S’orientant vers des formes purement instrumentales Marcel Khalifé a composé récemment : La symphonie du retour Chronique concertante intitulée ´L’élégie de l’orient´ Concerto Al Andalus ´suite pour Oud et Orchestre´ ´Moudaa’ba´ Caresse Diwan Al Oud ´Jadal´ duo Oud Qautuor Oud L’écoute ´Al Sama´ dans les formes classiques arabes ´Takassim´ duo Oud — Contrebasse

Sa musique fut jouée par plusieurs orchestres notamment l’Orchestre symphonique de Kiev, l’Orchestre du Conservatoire de Boulogne Billancourt, The San Francisco Chambre Orchestra, l’Orchestre de la ville de Tunis et l’´Absolute Ensemble´

Depuis 1982 Marcel Khalifé se penche sur l’écriture des livres musicaux reflétant davantage son courage et le mûrissement de son expérience. Son combat n’est pas seulement musical ; Interprète et spécialiste du luth oriental, il est aussi un compositeur profondément attaché aux contenus des textes sur lesquels il s’appuie. En s’associant avec les grands poètes arabes contemporains, et principalement avec Mahmoud Darwish, il cherche à renouveler l’idéologie de la chanson arabe, à en briser les stéréotypes et à faire évoluer la société qui l’entoure. Son recueil de chansons compte vingt albums dont :

Promesses de la tempête Ahmad Al A’rabi Les Noces Salamon A’laeiki Tousbihouna A’la Watan Raqwit A’rab Al Atfal Al Jassad

Durant son parcours Marcel Khalifé invente et crée une musique originale, un univers sonore nouveau, libéré de toutes les règles pré-établies. Ce langage le hisse au rang d’ambassadeur de sa propre culture à l’avant-garde d’une musique orientale en quête de novateurs


Dernieres actualités

"SHARQ " (ORIENT) denier CD et DVD enregistré avec l’Italian Philharmonic Orchestra Choir of Piacenza sous la direction de Karl Martin

"SHARQ "

CD / 50046 /CONNECTING CULTURES

ALJAZEERA NETWORK

DVD / 50048 /CONNECTING CULTURES

ALJAZEERA NETWORK


http://www.marcelkhalife.com





Spectacles et Musiques du Monde est un site de promotion des arts, spectacles, concerts et musiques du Monde. Nous vous proposons régulièrement des invitations gratuites à gagner sur notre site pour de nombreux concerts et spectacles.

Spectacles et musiques du monde - www.musiquesdumonde.fr © 2006-2012 Tous droits réservés

Nous contacter | Conception, Réalisation et Hébergement : Ziofix

Page d'accueil | ARTISTES | AGENDA 2012 | REPORTAGES | NEWS / CD-DVD | LIVRES | FESTIVALS | Liens | 2011 | 2010 | 09 | 08 | 07 | Contacts