Spectacles et musiques du monde

A la une

Alim Qasimov

Alim Qasimov & Alireza Ghorbani Feat. Hesam Naseri & Mahan Mirarab Ghalia Benali chante les poètes Soufis le Samedi 23 Octobre 2021au Palais des Beaux-Arts à Bruxelles

Djazia Satour

Le 22 Octobre 2021 au Théâtre de la Ville de Valence

Aynur Dogan

le 31 Octobre 2021 à porto , dans le cadre du Womex 2021

ATINE

Le 29 Octobre 2021 à Porto, dans le cadre du Womex 2021

Lisardo Lombardia, ancien Directeur du Festival Interceltique de Lorient

Lisardo Lombardia, ancien Directeur du Festival Interceltique de Lorient, nommé Chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres par Jean-Yves Le Drian

Sabrina ROMERO

le Vendredi 22 oct 2021 à 20h30 au Triton - Les Lilas

Tao Ravao & Vincent Bucher

Le Mercredi 03 Novembre 2021 au Studio de l’Ermitage à Paris

NATALIA M. KING

Sortie nouvel album : ‘Woman Mind Of My Own’ le 5 Novembre 2021

Pauline Bayle au " Nouveau théâtre de Montreuil "

Nomination de Pauline Bayle à la direction du " Nouveau théâtre de Montreuil " , centre dramatique national le Vendredi 15 octobre 2021

Ariane Ascaride

"Paris retrouvée" Du 09 Octobre au 06 Novembre 2021 à 19h30 à La Scala à Paris

Les Amazones d’Afrique

Le Vendredi 22 Octobre 2021 à 20h30 à La Cave, Argenteuil

Festival Au tour des cordes

du 29 au 31 Octobre 2021 à Saint-Louis du Sénégal

GILBERTO GIL

Lundi 25 octobre 2021 à la Philharmonie

Marché de la Poésie 2021

du 20 octobre au 24 octobre 2021 place Saint-Sulpice à Paris

MALOUMA

concert

2016

Vendredi 15 Juillet au festival Timitar à Agadir - Maroc


MALOUMA & OUM au festival Arabesques à Montpellier en 2014 © Salah Mansouri






NOUR, le second album de Malouma, la blueswoman Mauritanienne, confirme sa dimension internationale tant par sa voix, ses compositions, et ses nouveaux arrangements que par son engagement pour les droits de la femme.

Un album produit par Christian Mousset, directeur artistique du jeune Label MARABI ( qui fête cette année ses cinq ans avec la compile « Marabi Africa » ) et directeur du festival des musiques métisses.

Dans cet album, Malouma emprunte plusieurs voies musicales, à la rencontre de l’occident électrique, rock, pop et reggae comme "Casablanca" ou « Habib » pressentis comme futurs "tubes".

Album déroutant à la première écoute, ou l’on s’attend à du "trad", puis le plaisir de la découverte, du mélange des genres, de la voix qui donne le rythme aux artistes invités sur cet album ( Pierre Fruchard, Loy Ehrlich, Bojan Z, Smadj le tout admirablement travaillé par Philippe Tessier, qui avait déjà mixé le premier album de Malouma "Dunya" .

Nour un pont musical orient occident, mais c’est aussi un hommage à la femme africaine, à la ma mémoire du poète Habib Ould Mahfouz, à la douleur de l’exil, et à la tolérance religieuse, contre les intégrismes.

Avec cette nouvelle couleur musicale Malouma est prête pour affronter les grandes "sonos" internationales. S.M


BIOGRAPHIE

Malouma Mint Moktar Ould Meidah est née dans les années 60 à Mederdra (Trarza) dans une famille de griots. Malouma devait avoir une vie toute tracée.

Fille de Moktar Ould Meidah, une sommité de l’art musical traditionnel, mais aussi poète émérite, elle est aussi la petite fille de Mohamed Yahya Ould Boubane, autre virtuose du verbe et de la tidinit (petite guitare traditionnelle utilisée par les griots).

Elle grandit à Charatt (une localité près de Mederdra) où ses parents lui enseignent les bases du jeu sur la harpe traditionnelle (ardîne). Elle commence très jeune à chanter, mais, elle ne se produit sur scène qu’à l’âge de douze ans.

A cet âge la tradition veut que les filles des grandes familles soient déjà préparées à la vie "responsable" (mariage, prise en charge de soi...).

C’est dans le répertoire traditionnel, enrichi par ses parents, principalement son père, qu’elle puise. A quinze ans Malouma est déjà une griotte accomplie. Elle n’accompagne plus seulement ses parents, mais anime des concerts entiers.

C’est à cet âge qu’elle se prend à écouter, avec son père, les chansons de Oum Kalthoum, Abdel Halim Hafez, Fairouz, Nasri Cherns Dine, Sabah... Et, en même temps qu’elle grandit, elle découvre une autre musique, le blues, qui n’est pas loin de celle qu’elle maîtrise. Elle compose des petits chants qui ont un succès auprès des jeunes filles, mais la tradition est la plus pesante. Malouma se retrouve prise dans le carcan du mariage et du conformisme.

Elle ne revient sur scène qu’à la fin des années 80 en Mauritanie.

Avec un répertoire nouveau, elle introduit une véritable révolution dans la musique et chez les chanteurs. "Habibi habeytou", "Cyam ezzaman tijri", "Awdhu billah"... sont autant de titres qui bousculent l’ordre établi, qui dérangent. Malouma entend imposer un style qui, puisant dans la tradition la plus pure, la modernise.

La recherche qu’elle entreprend est axée sur la fusion réussie entre le riche répertoire de la musique traditionnelle et l’approche instrumentale de la musique moderne. Elle devient auteur compositeur.

Malouma introduit l’unité du thème pour le chant (oughniya) et ne se gêne pas pour parler de sujets plus ou moins tabous (amour, relations conjugales, inégalités...). Dans son engagement pour promouvoir la justice et l’égalité en Mauritanie, elle s’est investie dans la chanson militante et mobilisatrice.

C’est ainsi qu’elle a chanté pour la lutte contre le SIDA, pour la vaccination des enfants, pour l’alphabétisation et pour la promotion de la femme, entre autres. Si sa musique devient rapidement populaire auprès des jeunes (filles et garçons), elle est d’abord rejetée par la classe dominante (quelques groupes d’intellectuels, de griots faisant l’opinion et de décideurs).

Elle introduit beaucoup de thèmes à la fois : évolution des mœurs, de la culture et même remise en cause de l’ordre social traditionnel en donnant à l’artiste une importance qu’il n’avait pas.

Tout est dénoncé dans ses chansons : l’exclusion, l’oppression, l’injustice, Elle devient alors "la chanteuse du peuple" (mutribatou echa’b).

Cet engagement ne lui fait pas oublier son objectif premier : la recherche musicale afin d’ouvrir son pays et de faire connaître à l’extérieur les trésors du patrimoine National. "Rasm", "Jraad", "Tchaa’i", "Gnâni", "Nouka"... et bien d’autres "achwaar" (morceaux traditionnels) sont repris et réinventés.

Malouma va plus loin en cherchant à harmoniser la musique pentatonique traditionnelle mauritanienne avec les autres musiques populaires, notamment le blues.

C’est à cette époque qu’elle rencontre un groupe de jeunes musiciens mauritaniens, le Sahel Hawl Blues. Le lien est rapidement tissé. Animé par la même préoccupation - enracinement de la musique traditionnelle et ouverture sur la musique occidentale -, le groupe, composé de dix jeunes musiciens, intègre toutes les composantes de la Mauritanie contemporaine : richesse des sources d’inspiration, multiplicité des cultures (Maure, Peul, Toucouleur, Soninké, Wolof, Haratin,).

Malouma est une fierté nationale et un exemple très suivi. D’ailleurs, la communauté des griots artistes a fini par reconnaître en elle le premier vrai compositeur de Mauritanie.

Ould Omer

sources : Marabi



Spectacles et Musiques du Monde est un site de promotion des arts, spectacles, concerts et musiques du Monde. Nous vous proposons régulièrement des invitations gratuites à gagner sur notre site pour de nombreux concerts et spectacles.

Spectacles et musiques du monde - www.musiquesdumonde.fr © 2006-2021 Tous droits réservés

Nous contacter | Conception, Réalisation et Hébergement : Ziofix

Page d'accueil | ARTISTES | AGENDA 2021 | AGENDA 2022 | EVENEMENTS | REPORTAGES | CD-DVD-FILM | LIVRES | CONTACTS | ARCHIVES