soirée réalisée en partenariat avec l’Institut Français de Marrakech
la conception de la soirée : Marion Suzanne
avec les comédiens
Hamed Bouzzine
Lazare Herson-Macarel
Adnane Mouhejja
Stanislas Stanic
Marion Suzanne
et les musiciens
Nader Aghakhani (târ)
Youssef Kassimi Jamal (oud)
Reza Safäi (ney)
Les contes des « 1001 nuits »
Ce sont des contes d’origine indienne, transmis par la Perse et recueillis par les Arabes. Issus de la tradition populaire orale, ils ont été sans cesse repris, transformés, enrichis de nouveaux récits au fil des siècles pour donner Les Mille et Une Nuits. L’Occident s’en est saisi et aujourd’hui, traduits dans presque toutes les langues, ces contes font quasiment partie du patrimoine universel.
Mentionnés pour la première fois dans les "Prairies d’or" d’al-Mas‘ûdî (956), les contes sont cités parmi les traductions en arabe d’ouvrages indiens, persans et byzantins. Leur traduction daterait de la même époque que celle des fables de "Bidpaï" et des enrichissements successifs auraient été réalisés autour du IXe siècle à Bagdad et en Égypte aux Xe et XIe siècles.
Les nouveaux récits adoptent l’argument qui sert de prologue à chaque conte : le sultan Shahriyar, désespéré par l’infidélité féminine, décide que toute nouvelle conquête sera exécutée à la fin de la nuit passée avec lui. La princesse Shéhérazade, par son art de raconter des histoires extraordinaires, détourne le sultan de son funeste projet et maintient son intérêt, nuit après nuit.
À l’époque de l’apogée de Bagdad est intégré un ensemble de récits plus réalistes, mettant en scène la vie des palais et ses intrigues, l’activité de la ville avec ses marchés, ses ports, ses lieux mal famés ; les aventures imaginées sont proches de celles vécues par les princes et l’élite. Des personnalités réelles apparaissent : des califes (Harûn al-Rashid, al-Ma’mûn), des vizirs, des poètes renommés.
D’autres ajouts ont été opérés sous les califes fatimides du Caire et font vivre des personnages pittoresques (marchands, artisans, bateleurs, coquins de toutes sortes) d’inspiration populaire.
Cette littérature née de la culture populaire fut méprisée et regardée comme un genre mineur par l’élite raffinée, friande d’exercices de style et de belle langue.
Les Mille et Une Nuits ne faisaient pas partie de la littérature officielle. Ni les premières versions manuscrites connues (datant du XIIIe siècle), ni les nombreuses copies et traductions effectuées par la suite ne sont illustrées, pas plus que les premières éditions arabes. L’image n’accompagnera les contes qu’au cours du XXe siècle et s’inspirera des illustrations européennes.
Dans le monde occidental en revanche, Les Mille et Une nuits suscitent un incroyable engouement dès leur traduction, nourrissant les rêves et fantasmes des Occidentaux sur l’Orient et stimulant l’imagination des peintres.
C’est Antoine Galland qui réalisa, à partir d’une copie arabe, la première traduction en français (1704). Elle remporta un succès immédiat et introduisit en France la mode des turqueries. Elle sera suivie de beaucoup d’autres et de nombreuses éditions illustrées par les plus grands artistes, tel Gustave Doré, paraîtront aux XIXe et XXe siècles.
Les comédiens des « 1001 nuits »
Marion Suzanne
Membre de La Nouvelle Compagnie en résidence à La Scène Watteau, Marion Suzanne est comédienne et metteur en scène. Elle a joué sous la direction de Benno Besson, Jean-Louis Hourdin, Bernard Lévy, Eric Bergeonneau, Godefroy Ségal, Emmanuel Letourneux, Nicolas Liautard... En octobre 2005 à La Scène Watteau, Marion Suzanne a mis en scène « Frères du bled » de Christophe Botti.
Hamed Bouzzine
Hamed Bouzzine est né au Maroc, à la frontière du Sahara. Ce conteur et musicien se situe à la lisière du monde touareg. Son travail se nourrit des mythes d’Afrique du nord. Dans la lignée des "morrabitoun" - autrement dit les "broyeurs de sens" -, Hamed Bouzzine articule ses textes autour de personnages forts, entre tendresse et tragédie familiales. En 2002, Hamed Bouzzine présente son nouveau spectacle, L’envol, mythes persans, au festival Mythos à Rennes.
Stanislas Stanic
Stanislas Stanic suit une formation au Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, dans les classes de Stuart Seide et Dominique Valadié. Il travaille avec Alain Françon, Stuart Seide, Bernard Sobel, Jacques Vincey, Nathalie Richard, Anne Alvaro, Fred Cacheux…
Lazare Herson-Macarel
Né en 1987, Lazare Herson-Macarel commence ses premiers cours de théâtre en 1993. Il participe à différents ateliers jusqu’en 2002 et travaille avec Michèle Foucher. À partir de cette date, il suit l’enseignement théâtre-expression dramatique de l’Éducation Nationale. Entre 1998 et 2002, il joue dans trois pièces de théâtre sous la direction de Gildas Bourdet, Francis Perrin et Michel Grobéty. Il joue la saison dernière dans « Amerika » d’après Kafka mise en scène Nicolas Liautard.
Adnane Mouhejja
Il s’est formé par des stages, la plupart organisés à l’Institut Français de Marrakech avec des metteurs en scènes ou des chorégraphes comme Sotigui Kouyaté, Jean Pierre Drouet, Bernardo Montet… En 2004 il rencontre le metteur en scène Khalid Tamer et la Cie Graines de Soleil, où il poursuit sa formation professionnelle. Il joue dans les créations « Angiola ou les Bonnes Ménagères », « Lettres d’amour », et en 2006, il est Ali dans « Les soldats inconnus ».
La Scène Watteau
Place du Théâtre / Nogent-sur-Marne
à côté de la station RER E Nogent-Le Perreux
01 48 72 94 94
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