SAISON 2011/2012 à L’INSTITUT DU MONDE ARABEPROGRAMMATION
SAMEDI 1er OCTOBRE 2011
Métissages
avec Mohamed Abozekry et l’ensemble HeeJaz
Né au Caire il y a dix-neuf ans, Mohamed Abozekry est déjà connu au Moyen-Orient comme
un prodige du luth arabe. Formé par le virtuose des virtuoses Naseer Shamma, devenu
à son tour professeur à 15 ans seulement, il a été élu en 2009 meilleur joueur de oud du
monde arabe au concours international de Damas.
En 2007, au Caire, il croise sur sa route le guitariste Guillaume Hogan et l’encourage à
composer un répertoire de titres pour quartet, avec un axe central oud/guitare. Peu après,
ils formeront un groupe sous le nom de Heejaz, avec Anne-Laure Bourget aux percussions
et Hugo Reydet à la contrebasse.
S’inspirant de leurs parcours respectifs : oriental, jazz, blues, rock, world, free jazz, manouche,
tsigane, les HeeJaz proposent un support rythmique et harmonique à Mohamed pour des
envolées vers tous ces styles, l’originalité du groupe tenant à leur fusion véritable et à leur
grande écoute réciproque. Tous les morceaux sont autant d’histoires et d’atmosphères
différentes, nées de la rencontre de ces courants musicaux et d’une exploitation intégrale,
et parfois peu conventionnelle, des possibilités de leurs instruments.
VENDREDI 14 OCTOBRE 2011
Les voies de la Méditerranée
avec Fouad Didi et Frédéric Tavernier Vellas
Invitation à un voyage riche de promesses : celles qui sont nées de la rencontre exceptionnelle
des musiques traditionnelles de l’Asie Mineure et de l’Andalousie. Frédéric Tavernier-Vellas,
spécialiste de musique byzantine et des musiques traditionnelles grecques, et Fouad Didi,
originaire de Tlemcen, violoniste d’exception et chanteur du répertoire arabo-andalou,
ont composé ce parcours singulier dans lequel se manifestent la parenté et la diversité de
ces riches traditions musicales qui ont marqué les grandes civilisations de la Méditerranée.
À l’ensemble habituellement constitué autour d’eux se joignent, pour cette nouvelle création,
deux musiciens grecs exceptionnels : Katerina Papadopoulou, l’une des plus célèbres interprètes
actuelles du répertoire grec traditionnel d’Asie Mineure, et Socratis Sinopoulos, le spécialiste
grec de la lyra de Constantinople.
L’orchestre use d’instruments traditionnels répandus et d’autres plus spécifi ques. On y distingue
le qanoûn, joué avec fi nesse et éclat par la Tunisienne Hédia Chaffaî, la clarinette de Georges
Mas, qui fait sonner son instrument à la manière traditionnelle grecque, la mandole araboandalouse
de Ryad Kasbadji et sa sonorité singulière, les percussions vibrantes et précises de
Hassan Boukerou, et bien sûr le violon de Fouad Didi, la lyra de Socratis Sinopoulos et diverses
percussions traditionnelles de l’Asie Mineure, tenues par la chanteuse Katerina Papadopoulou,
qui ajoutent un doigt de magie à cet ensemble d’une grande richesse.
SAMEDI 15 OCTOBRE 2011
Le Flamenco rouge
avec José Dominguez Muñoz « El Cabrero »
C’est un cas atypique dans l’univers parfois uniformisé du fl amenco, et l’une de ses personnalités
les plus singulières : « José Dominguez Muñoz, “El Cabrero” (le chevrier), écrit à son sujet
Francis Marmande dans les colonnes du Monde, répond de son nom d’artiste à son offi ce :
il garde les chèvres dans son village natal d’Aznacollar, province de Séville.
Depuis ses débuts (1970), le Cabrero n’a changé ni de silhouette ni de ligne. Chapeau et boots de western
spaghetti, barbe courte, chemise et jean noirs, T-shirt carmin, foulard vermillon, il commence
tête inclinée vers la terre, lance une voix terrible, et bientôt chante avec ses bras, ses mains,
ses ongles. Renversant au passage micro, pied, chèvres, cochons, poulets. Micro qu’il réinstalle
à la diable, non sans avoir terrifi é un petit technicien accroupi. Après quoi, il fi nit par planter
l’engin sur sa chaise, et lui debout : “Agua !”[…] Le Cabrero échappe à tous les clichés.
Il prolonge, dans les formes les plus classiques, avec ses mots à lui, ses mots de tous les jours,
le hurlement des sans-abri et celui des sans-terre.
Il chante pour eux. Non pas vers eux, mais à leur place, en lieu et place de ceux qui n’ont pas de voix, pas voix au chapitre. »
VENDREDI 21 OCTOBRE 2011
Barbès Café
Une création de Meziane Azaïche
avec Samira Brahmia, Salah Gaoua et Hafi d Djemaï
L’exil fut leur royaume, l’usine, entre les ordres aboyés par les contremaîtres et le choc des
carrosseries, leur gagne-pain, et les bars, leur salon de musique. Entre 1930 et 1960, la plupart
des chanteurs maghrébins étaient des amateurs travaillant le jour, dans des conditions souvent
pénibles, et jouant le soir dans des cafés.
De ces doubles vies ont jailli des chants qui traduisent
les différents « âges » de l’immigration et constituent aujourd’hui une sorte de mémoire
collective.
De fait, ces artistes au statut particulier ont bercé la solitude des migrants, transmis
le patrimoine de la communauté et participé à la construction de nouvelles symboliques.
Ils avaient nom Cheikh El Hasnaoui, Slimane Azem, Mohamed Mazouni, H’nifa, Aït Farida,
Ourida, Bahia Farah, Hocine Slaoui, Dahmane El Harrachi, Akli Yahiaten, Kamel Hamadi,
Mohamed Jamoussi, Missoum, Salah Saâdaoui ou Oukil Amar, et vivaient principalement en
France. Au fi l du temps, sur plus d’un demi-siècle, le répertoire et ses chantres ont évolué
parallèlement au devenir et à l’histoire de l’immigration.
« Barbès Café » retrace leur parcours, ponctué par les chansons les plus marquantes et les plus
poignantes. C’est un spectacle musical qui donne à voir et à entendre, en plusieurs tableaux,
comme autant d’époques, l’histoire des musiques de l’immigration maghrébine en France.
Des origines, marquées par le blues de l’exil chanté dans les bars de Barbès, à nos jours,
où le legs des anciens est défendu comme partie intégrante du patrimoine musical français
par une nouvelle génération d’artistes.
SAMEDI 22 OCTOBRE 2011
La musique de l’âme
avec Pandit Shyam Sundar Goswami
Né en 1970 à Kamarthuba-Habra, à l’ouest du Bengale, Pandit Shyam Sundar Goswami,
le « prodige de l’Inde du Nord » a suivi des études de chant classique (khyal) dans le style
kirana gharana ; les rudiments de son art lui seront d’abord enseignés par sa mère. Après
des années de pratique intensive (sadhana) auprès de différents maîtres, dont Jadunath
Chakraborty et Madan Mohan Thakur, il s’impose comme un chanteur de grand talent et un remarquable
interprète du raga, et se distingue par une exigence particulière : être accompagné à chacun
de ses concerts par le sarangi, une vielle rustique du XVIe siècle.
Depuis son jeune âge, Pandit Shyam Sundar Goswami donne d’innombrables concerts.
Et quand il n’est pas sur les planches ou dans quelque salon de musique, il enseigne son art à
la Calcutta School of music.
Pour cette soirée exceptionnelle à l’IMA, il sera accompagné par
Ustad Sabir Khan au tabla et Ustad Roshan Ali au sarangi. Au tampoura (bourdon de quatre
cordes), on retrouvera l’une de ses disciples, Françoise Jalais.
VENDREDI 4 NOVEMBRE 2011
Les Andalous de Tétouan
avec l’ensemble Mohammed Larbi Temsamani,
sous la direction de Mohamed Amine El Akrami
Issu du Conservatoire national de musique de Tétouan, l’orchestre des Andalous de Tétouan,
fondé en 1956 par le professeur et grand maître Mohamed Larbi Temsamani (1920-2001),
a participé à de nombreux événements culturels au Maroc, en France, en Angleterre,
en Espagne, en Russie et dans plusieurs pays arabes.
Mohamed Larbi Temsamani a travaillé à l’unifi cation de la san’a (littéralement : métier, un style
également développé par l’école andalouse d’Alger) et à son enrichissement par l’introduction
de voix féminines et de jeunes talents. À l’image de Mohamed Amine El Akrami, qu’il découvre
en 1968 lors d’une soirée retransmise par la télévision marocaine, et auquel il ouvre aussitôt
les portes du conservatoire de Tétouan.
El Akrami fi t partie du prestigieux orchestre en 1974, au côté de grands maîtres comme
Abdessadak Chakara, Ahmed Chentouf, Mokhtar Mfarej et bien d’autres. En 2001, après la
disparition de Temsamani, il est nommé directeur offi ciel de l’orchestre, rebaptisé, en hommage,
du nom du professeur.
SAMEDI 5 NOVEMBRE 2011
Dialogue des cordes
avec Georges Kazazian et Pedro Soler
Le compositeur et luthiste Georges Kazazian est né au Caire au sein d’une famille arménienne,
une double culture qui explique la liberté de son parcours et son attachement aux instruments
du monde oriental. Il débute dans les années 1970 comme compositeur pour le théâtre
et le cinéma. Parallèlement à cette carrière qui va faire sa réputation, Kazazian écrit pour le
jazz, et interprète ses propres compositions lors de petits concerts donnés devant un public
d’initiés.
Des rencontres qui sont pour lui autant d’occasions de souligner (mais aussi de déplorer)
la « stratifi cation » de la musique traditionnelle de son pays : selon lui, à la musique savante
classique, vitrine offi cielle incarnée par l’orchestre symphonique, se superpose la musique
populaire pratiquée dans des sphères plus étroites de la société égyptienne, comme lors
de fêtes privées – une position subalterne qu’explique en partie l’absence de production
et de diffusion de cette musique.
Celui qui lui donnera la réplique à la guitare se nomme Pedro Soler. Né en 1938, il a été initié
au fl amenco par des Andalous exilés à Toulouse, alors « capitale » de l’Espagne républicaine,
avant de rejoindre la troupe Sonidos Negros comme second guitariste au côté du maître Pepe
de Badajoz, puis d’accompagner des chanteurs plus jeunes comme Enrique Morente, Miguel
Vargas, Inés Bacán…
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SAMEDI 12 NOVEMBRE 2011
Résonances soufi es / Soufis Stations
avec l’ensemble Ranine et Naziha Meftah
Cette création de l’ensemble Ranine (résonance) s’articule autour de la musique et de la poésie.
À l’image de la diversité et de la richesse soufi es, Ranine est composé de musiciens confi rmés
venant de différents pays (Belgique, Maroc, Turquie et Iraq) et à parcours multiples (jazz,
classique, musique orientale…).
Avec Naziha Meftah au bendir (tambour circulaire sur cadre) et première voix, Anwar Abudragh au oud et au chant, Aykut Dursen à la contrebasse et aux voix,
Ahmed Khali aux percussions et aux voix, Peter Schneider aux percussions et Abid Bahri au luth,
au bouzouki et aux voix, Ranine refl ète un esprit de partage et de convivialité artistiques.
Attaché à l’immense patrimoine poétique venu des quatre coins du monde arabo-musulman
à travers les siècles, l’ensemble Ranine propose, avec Soufi Stations, une nouvelle interprétation
musicale de cette poésie mystique et une ballade dans le temps et l’espace. À la base de ce
travail, l’oeuvre poétique de grands maîtres soufi s comme al-Hallaj, Ibn Arabi, Rabia al-Adawiya
et Rûmi.
L’objet premier de cette création musicale est de rendre un hommage à ces soufi s en
perpétuelle quête de spiritualité, professant l’amour absolu du Divin et la tolérance entre les
hommes et rejetant toute emprise politico-religieuse.
VENDREDI 18 NOVEMBRE 2011
Les soufi s de Zanzibar
avec la troupe Mtendeni Maulid
À la suite de l’islamisation de l’île de Zanzibar par des commerçants arabes, différentes
confréries soufi es s’établissent sur l’île. Parmi celles-ci, la plus répandue dans le monde arabe,
oriental et asiatique : la tarîqa Rifaï, créée par le saint Ahmad al-Rifaï (1118-1181).
Cette confrérie, qui exercera un impact considérable sur les populations musulmanes aussi
bien de l’Inde, de l’Asie que du monde arabe, est célèbre pour ses rites de mortification.
On y pratique toujours les cérémonies de sama (écoute et pratique extatiques du chant) et de dhikr
ou hadra (rituel dansé et chanté pour aller à la rencontre, hadra, du divin) que l’on appelle
à Zanzibar Maulidi ya Homu, du terme arabe mawlid, fête de naissance des saints et du
Prophète.
L’ensemble Mtendeni Maulid est dirigé par Ustadh Majid Said Mansur, son fondateur, qui tient
son savoir de son grand-père. Il faut voir la beauté gestuelle de cette chorégraphie rituelle
où les hommes, vêtus du kanzu et du kofi a, les tenues blanches traditionnelles, se balancent
à genoux et évoquent en rang le mouvement des vagues de l’océan, en une longue ondulation
aux courbes serpentées.
VENDREDI 25 NOVEMBRE 2011
Les Rives avec Titi Robin
Depuis plus de trente ans, Titi Robin a navigué aux confluences des cultures tziganes, orientales
et européennes, sur la vague impétueuse et majestueuse qui coule des contreforts de l’Inde
à travers l’Asie centrale jusqu’aux rives de la Méditerranée. Il y a recherché, puis construit
patiemment un univers esthétique original. Mais son art ne saurait être réduit au désir de mixer
les sons et les styles.
La musique de Titi Robin exprime ce que les mots ont souvent du mal à
capter : elle parle de l’extrême solitude de l’âme, de la vérité nue de l’émotion, de la grandeur
délicate de l’amour, parfois teintée de violence, que la beauté du monde peut éveiller en chacun d’entre nous.
Titi Robin, qui joue de la guitare, du bouzouki et du luth, est le compositeur
exclusif de ses nombreux projets, et en particulier Les Rives, né d’une volonté de l’Angevin de
« rendre » à divers pays et à leurs habitants qui l’ont nourri de leurs influences leur générosité musicale et artistique.
Cette initiative unique part d’un constat : si de nombreux musiciens indiens, marocains ou
turcs vont en Europe (et aux États-Unis) pour y enregistrer des disques à destination du public
occidental, il est extrêmement rare que le fruit de ces travaux parvienne aux publics d’origine…
SAMEDI 26 NOVEMBRE 2011
Le phénomène Nass el-Ghiwane
avec le groupe Nass el-Ghiwane
Au début des années 1970, une vague musicale puisant au retour à la culture populaire
marocaine la plus profonde transforme radicalement le paysage musical du pays. Les auteurs
de cet irrésistible courant : cinq garçons ayant grandi ensemble à Casablanca, qui se destinent
d’abord à une carrière de comédiens de théâtre avant de décider un beau jour de former un
groupe musical. Ils se baptisent Nass el-Ghiwane, du nom d’une ancienne confrérie religieuse.
Ils optent pour des instruments traditionnels : le s’nitra (banjo sans frettes), le gumbri (basse
acoustique utilisée dans la musique gnawa du Sud marocain), le bendir et la tbila, percussions
jusqu’alors uniquement utilisées par les paysans.
Leurs chants : des chœurs puissants poussés à l’unisson qui font revivre la poésie orale, les proverbes et les dictons populaires, avec des
mots réactualisés, un discours semi-direct et métaphorique en arabe dialectal qui pose tous
les problèmes de la société contemporaine, laissant le soin à l’auditeur de chercher el-ma’na
(le sens du mot).
De fait, Nass el-Ghiwane ensorcelle littéralement la jeunesse marocaine.
Après la disparition de Boudjemaâ, puis celle de Larbi Batma et le départ des autres membres
historiques comme Paco et Allal, les fab four chérifiens encensés par le réalisateur américain
Martin Scorsese (il avait intégré un de leurs chants dans son fi lm La Tentation du Christ) se
sont reformés autour du dernier survivant de l’épopée, Omar Sayyed.
La force de frappe est restée intacte et les chansons, toujours aussi ancrées dans la réalité sociale.
VENDREDI 2 et SAMEDI 3 DECEMBRE 2011
Le rébétiko
avec l’ensemble En Chordais
Lauréat du prix « France Musique - Musiques du Monde 2008 », l’ensemble En Chordais
est très actif dans le domaine des traditions multiculturelles, savantes et populaires de la
Méditerranée et combine avec bonheur la musique byzantine avec les idiomes régionaux
de la Grèce et la musique contemporaine.
Collaborant régulièrement avec des virtuoses du monde entier – monde arabe, Iran, Turquie, Chine, Canada… –, l’ensemble interprète
une « mosaïque musicale » allant du XIIIe siècle à nos jours, en un dialogue hors du temps
entre époques et cultures.
En Chordais, réputé pour sa recherche approfondie de l’héritage musical de l’Est
Méditerranéen, a fasciné le public lors de nombreux concerts donnés à travers le monde,
notamment à Alexandrie, New York, Munich et Londres. En novembre 2006, l’ensemble
accompagne le président de la République hellénique lors d’un voyage officiel aux Émirats
arabes unis et à Oman et donne une série de concerts à chaque étape.
VENDREDI 16 et SAMEDI 17 DECEMBRE 2011
Indalousie
avec Marc Loopuyt
Marc Loopuyt n’avait pas créé les deux Andalousies sur une simple imagination artistique,
mais bien après une quinzaine d’années passées sur les deux rives du détroit de Gibraltar en
résidences musicales. Or, ces deux rives, en plus de conserver les trésors musicaux andalous et
arabo-andalous, recèlent des substrats culturels qui remontent à la nuit des temps.
Les Phéniciens et les Grecs connaissaient déjà les fabuleuses vertus du don musical du sud de l’Espagne
et le relataient à partir de leurs comptoirs andalous…
L’arrivée des gitans, à partir du
XIVe siècle, va dessiner l’accolade depuis la province indienne du Sind jusqu’aux rives du
Guadalquivir. De même, à propos du fameux Ziryab, venu de Bagdad à Cordoue au XIIIe siècle,
une version égyptienne de sa formidable saga le décrit tout simplement noir comme le merle
ou… comme le musicien gitan du Sind, fi nalement rejeté par toute la cour de Bagdad à cause
des pressions exercées sur le sultan par la corporation des musiciens arabo-persans.
Le fondement scripturaire d’Indalousie est ainsi posé, mais pour les amateurs de musiques
traditionnelles, la cause est entendue à l’observation des modes mélodiques, rythmiques et
chorégraphiques de toutes ces régions : Maghreb, Orient, Andalousie, ancien empire Perse et
Indes ; dans des styles chaque fois propres aux ethnies locales, ce sont les mêmes archétypes
qui veulent s’exprimer pour tendre à extraire l’homme de sa sombre caverne, de l’espace, du
temps et du mouvement ordinaires à travers le tarab ou le duende, familiers des musiciensamoureux
que sont les troubadours d’Orient et d’Occident.
VENDREDI 6 JANVIER 2012
Le tarab au féminin
avec Trio de femmes Naziha Azzouz, Nora Thiele et Hend Zouari
Un projet avait pris naissance voici quelques années : réunir des femmes, issues de différentes
parties du monde, chanteuses et interprètes d’instruments traditionnels. Il se concrétise « grâce
à une rencontre de ces musiciennes, lors d’un festival, en 2009, où nous avions eu le plaisir
de jouer ensemble, avec ce même désir de chanter l’amour, la fraternité, l’acceptation, mots
clés pour un monde meilleur, écrit l’une d’entre elles, Naziha Azzouz.
Lors de cette soirée, nous présenterons des chants soufi s et des chants traditionnels du pays d’origine de chaque
musicienne, ainsi que des compositions.
INFORMATIONS PRATIQUES
Lieu : Auditorium de l’IMA (niveau -2)
1, rue des Fossés-Saint-Bernard
Place Mohammed-V, 75005 Paris
Accès : Métro : Jussieu, Cardinal Lemoine, Sully-Morland
Bus : 24 – 47 – 63 – 67 – 86 – 87 – 89
Parking public : au 39, boulevard Saint-Germain
http://www.imarabe.org
A lire aussi :
Villes des Musiques du Monde
Du 13 octobre au 13 novembre 2011 Le Festival Villes des Musiques du Monde vous invite à un nouveau voyage en Seine-Saint-Denis avec :
OUDADEN, BARBÈS CAFÉ, NILDA FERNANDEZ , Danyèl Waro et A Filetta , EL MAWSILI, SELIM SESLER, DORSAF HAMDANI, Mamani Keita, SOPHIA CHARAÏ, KAREYCE FOTSO....
BARBES CAFE
Barbès Café est un spectacle musical qui donne à voir, en plusieurs tableaux, comme autant d’époques, l’histoire des musiques de l’immigration maghrébine en france.
Des origines, marquées par le blues de l’exil chanté dans les bars de Barbès, à aujourd’hui, où le leg des anciens est défendu par une nouvelle génération d’artistes .
le 21 octobre à l’Institut du Monde Arabe
titi robin « les rives »
CIRQUE NATIONAL ALEXIS GRUSS / EMPREINTES
ECONOMIE MAUVE
1er forum international de l’économie mauve à l’ESPACE CARDIN à PARIS les 11, 12 et 13 octobre 2011
"L’économie mauve, une nouvelle alliance entre culture et économie."
PACO EL LOBO
Le Maghreb des films
du 16 au 25 octobre 2011
CÉLÉBRATION ET HOMMAGE AUX VICTIMES DU MASSACRE DU 17 OCTOBRE 1961...
ESTONIE TONIQUE , festival culturel estonien
LANCEMENT DU FESTIVAL ESTONIE TONIQUE LE 7 OCTOBRE 2011 à Paris
En octobre et novembre 2011 « ESTONIE TONIQUE », festival culturel estonien, présente, à Paris et en Ile-de-France, la création contemporaine estonienne ( Musique, cinéma, architecture, théâtre, littérature, arts visuels..)
L’HISTOIRE DU flamenco
MARDI 4 OCTOBRE 2011
entrée libre



























