De Fernando de Rojas
Adaptation : Henri Lazarini
Mise en scène : Frédérique et Henri Lazarini
Avec :
Luis Rego,
Rona Hartner,
Myriam Bella,
Céline Caussimon,
Éloïse Labro,
Gaspard Legendre,
Didier Lesour,
Tristan Lhomel.
Tolède 1490. L’Église toute puissante étend sa griffe sur l’Espagne. Dans le jardin de tous les désirs, Calixte et Mélibée vivent une passion interdite et farouche.
Dans les bas-fonds de la ville, la Célestine, mère maquerelle avide d’argent, sorcière diabolique, magicienne maléfique, tisse la toile dans laquelle vont se prendre les héros d’une histoire violente, sensuelle et grandiose.
Les metteurs en scène : Frédérique et Henri Lazarini
Il est le père, elle est la fille. Il est metteur en scène depuis trente ans, elle met en scène depuis dix ans. Elle a joué sous sa direction dans Baby Doll au Nouveau Théâtre Mouffetard, puis dans Lorenzaccio et dans La Dame aux Camélias. Il dirige la compagnie La Scène à Paris en résidence à Longjumeau, elle crée la compagnie Minuit Zéro Une en résidence à Palaiseau. Il a monté plus de cinquante spectacles et opéras, à Paris, à New York, en Chine, en Suisse et en Essonne dont Le Roman d’un Tricheur au Théâtre Montparnasse, Le Barbier de Séville avec Georges Wilson, et Carmen, Faust, Le Turc en Italie, La Pie Voleuse à l’Opéra de Massy. Elle a monté plus d’une dizaine de spectacles dont La Cabine d’Essayage à l’Artistic Athévains à Paris, La Tempête de Shakespeare et La Vie de Galilée de Betolt Brecht. Elle a mis en scène également, lors des Rencontres Internationales de Théâtre en Haute Corse dirigées par Robin Renucci, un triptyque sur la femme corse qui présentait trois portraits (fictifs et réels) loin des habituels clichés sur le sujet.
Tous deux revendiquent une certaine forme théâtrale, préférant toujours la pulsion inconsciente plutôt que l’explication psychologique, le foisonnement métaphorique du conte plutôt que la réduction anecdotique de réel. Bref un « théâtre théâtral » c’est cela qu’ils veulent faire.

Les comédiens :
Biyouna (Célestine)
Biyouna a débuté très tôt sa carrière par le chant : elle fut rapidement connue par ses animations dans les fêtes de mariage. A dix-sept ans elle est repérée par le réalisateur Mustapha Badie. Il la fait tourner dans La Grande Maison qui la rend célèbre. Elle s’oriente ensuite vers le cinéma. A partir de 1999 elle est demandée sur des tournages en France. Elle participe au spectacle de Fellag : Opéra d’Casbah mis en scène par Jérôme Savary. En parallèle elle poursuit le chant et sort en 2006 son deuxième disque Blonde dans la Casbah, produit par le compositeur - arrangeur Joseph Racaille (Bashung). Elle joue dans Viva l’Aldjérie en 2004 et tient le rôle principal dans Délice Paloma en 2007, deux films de Nadir Moknèche, puis joue le Coryphée dans Électre de Sophocle aux côtés de Jane Birkin au Théâtre des Amandiers de Nanterre. Surnommée la « Gainsbarre algérienne », Biyouna est une artiste généreuse, vivante, drôle et audacieuse qui dit haut et fort ce qu’elle pense.
Luis Rego (Sempronio)
Né à Lisbonne, Luis Rego émigre à Paris en 1962. Il débute alors dans le groupe de rock Les Problèmes en tant que guitariste rythmique et chanteur. Le groupe évolue vers le musicalburlesque pour devenir Les Charlots qui connaît un succès populaire. En 1971, ils tournent un premier film : La Grande Java suivi, l’année suivante, par Les Bidasses en folie, film internationalement connu. Luis Rego joue ensuite son premier spectacle de sketches en solo : Le dernier sorti nettoie la salle au théâtre du Ranelagh. En 1975 il écrit un vaudeville musical dans lequel il est également acteur et metteur en scène : Viens chez moi j’habite chez une copine. Crée au théâtre des Champs Elysées, cette pièce est jouée dans de nombreux pays, y compris aux USA, avant de devenir un film. Il tient de nombreux rôles au théâtre et au cinéma. Il diversifie son registre et joue dans des films plus graves tels que Maine Océan en 1986, Après lui en 2007 avec Catherine Deneuve, El Cantor en 2008. Il est aussi très sollicité par la télévision.
Rona Hartner (Elicia)
La belle tornade brune venue de l’Est sait tout faire : jouer la comédie, danser, peindre et chanter ! Sur scène, cette Princesse des Balkans, découverte dans le film Gadjo Dilo de Tony Gatlif, est tout aussi phénoménale. Son Léopard de Bronze de la meilleure actrice, qui lui fut décerné en 1997 à Locarno, l’atteste. La même année, elle fut aussi nominée au César du meilleur espoir féminin. Depuis quelques années, Rona Hartner se produit régulièrement, entre deux tournages, dans les salles de concerts (Bataclan, La Cigale, Le Réservoir etc.) et les festivals. Pourvue d’une aisance naturelle et d’un fort charisme, elle n’a besoin d’aucun préambule pour communiquer de façon complice et joyeuse avec son public.
Myriam Bella (Mélibée)
Après une formation de danseuse et des études universitaires, Myriam Bella décide de devenir comédienne. Pendant deux ans elle suit des cours d’art dramatiques et participe à plusieurs projets théâtraux, de Shakespeare à Xavier Durringer. Elle est repérée sur le tournage de Nuit Noire d’Alain Tasma pour Canal+. Puis elle tourne dans la série Le Cocon réalisée par Pascale Dallet pour France 2, où elle interprète une soeur qui accompagne son petit frère dans la maladie. On la retrouve en jeune maman dans Comme Les Autres, long métrage réalisé par Vincent Garenq, sortie en septembre 2008. Elle joue également un des rôles principaux de la série Coeur Océan diffusion France 2 en été 2008.
Céline Caussimon (Lucrecia)
Comédienne et chanteuse. Au théâtre, elle a travaillé avec différents metteurs en scène d’horizons multiples (P. Santini, J-M Rabeux, F. Révérend, F. Rancillac, S. Fiévet….). Elle a tourné pour la télévision et au cinéma avec C. Lelouch (Itinéraire d’un enfant gâté, Tout ça pour ça) ou G. Aghion (Pédale Douce). Plus récemment, Céline a fait partie de la Troupe du Cabaret Feuilleton dirigée par M-D. Fréval (spectacles de rue) en tant qu’interprète et auteur de chansons. Elle a joué dans Il y avait 16 cheminées, spectacle de témoignages à la Scène Nationale de Montbéliard et en tournées. On a pu la voir à la télévision dans Famille d’Accueil, Avocats et Associés, Le Grand Patron, Le Juge est une femme, Le Tuteur… Parallèlement, Céline Caussimon interprète les chansons dont elle est l’auteur. Depuis 1999, elle a réalisé trois albums chez Chant du Monde/Harmonia Mundi. Céline présente régulièrement des concerts à Paris (Théâtre Essaïon, 2008), en région ou à l’étranger.
Eloïse Labro (Areusa)
Sortie de l’école du Théâtre National de Chaillot, Eloïse Labro entre dans le métier par le théâtre underground. Claude Pinoteau, Claude Lelouch, Francis Veber, Danièle Thompson, Martin Lamotte, Jean-Pierre Jeunet et Isabelle Doval vont ensuite lui donner des rôles au cinéma. Enfant de la balle, Eloïse est aussi une passionnée de chanson. Installée comme comédienne dans la télévision, la publicité, le doublage, elle entame donc une carrière professionnelle d’auteur-compositeur-interprète. Suivront sept ans de concerts, d’écritures, de rencontres musicales qui donnent naissance à la chanteuse « L.O », personnage fantasque et sensuel : une « Pop Ovni Girl venue de Vénus pour recharger les Terriens de Good Vibes ». Eloïse alias L.O prépare la sortie de son 1er album pour 2009. Mais son amour des planches, du risque et des défis la ramène au théâtre avec La Célestine.
Gaspard Legendre (Parmeno)
Passionné de théâtre depuis son enfance, Gaspard Legendre a joué ces quatre dernières années au festival off d’Avignon avec la compagnie des Citoyens du Trèfle. En plus de sa formation théâtrale (Commedia Dell’Arte, théâtre contemporain...), il suit des cours de danse, de claquettes, ainsi que les cours du conservatoire de Paris. Parallèlement à sa formation artistique et après une hypokhâgne option théâtre, il continue un cursus universitaire en anglais et arts du spectacle. A 18 ans, il joue pour la première fois en professionnel sur une scène parisienne.
Didier Lesour (Centurion et Pléberio)
Depuis 1975, il a joué au théâtre avec Bruno Bayen, Henri Ronse, Richard Demarcy, Agathe Alexis, Charles Tordjmann, Jacques Kraemer, Arlette Bonnard, Emmanuel Demarcy-Mota, Anne- Marie Lazarini... dans une cinquantaine de pièces environ, essentiellement à Paris (Théâtre National de Chaillot, Théâtre de la Bastille, Centre Georges Pompidou-Beaubourg, Théâtre de la Tempête, CND d’Aubervilliers, Théâtre de la Cité Internationale, Théâtre des Athévains…). Au cinéma et à la télévision, il a travaillé avec Fernando Arrabal, Michel Vianney, Manoel de Oliveira, Enki Bilal, Josée Dayan, Paul Planchon, Serge Moati, Edouard Niermans, Pascal Chaumeil, Bernard Malaterre, Denys Granier-Deferre, Philippe Venault, etc. dans une quinzaine de réalisations. Auteur, adaptateur et metteur en scène, il a aussi créé plusieurs spectacles, tel qu’en 2007 : Galilée, un regard vers les étoiles.
Tristan Lhomel (Calixte)
Tristan Lhomel est tombé dans la marmite quand il était petit : depuis l’âge de huit ans il suit des cours de comédie. Il s’est d’abord essayé au théâtre de tréteaux puis a découvert les textes classiques et contemporains au Théâtre 95. Depuis cinq ans il suit des cours d’art dramatique au Conservatoire Régional de Cergy Pontoise. Il s’est formé aux techniques de Jacques Lecoq auprès de Thierry Le Gall puis il a développé sa palette et enrichit son jeu dans le cours de Coco Feilgerolles. Durant les trois dernières années il complète sa formation auprès des formateurs du Théâtre des Amandiers de Nanterre et de l’Apostrophe, scène régionale de Cergy-Pontoise. Il a joué dans La Dernière larme de la lune, adaptation de textes africains par Patrick Carles dans le cadre de la semaine de la solidarité internationale, Peer Gynt d’Ibsen, mis en scène de Joël Dragutin, présenté au Théâtre de Jouy le Moutier, Nous, les héros, de Jean Luc Lagarce et La Fausse suivante de Marivaux, encadré par le comédien Jean Paul Rouvray, au Théâtre Roger Barrat d’Herblay.

Vingtième Théâtre
7 rue de Plâtrières 75020 PARIS. M° Ménilmontant.
Tel : 01 43 66 01 13
DU 14 JANVIER AU 1er MARS
du mercredi au samedi à 19h30 dimanche à 15h
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