Spectacles et musiques du monde

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KASSAV

en concert le 10 Mars 2018 à Londres

KATIA GUERREIRO

le 09 Mars 2018 au Festival de Fado de Canárias Santa Cruz De Tenerife, Spain

GRAND CORPS MALADE

En concert en Février 2018

ANA MOURA

EN CONCERT LE 03 Mars 2018 au PALAIS DES CONGRES de PARIS

LULENDO

Le 21 Février 2018 au Studio de l’Ermitage à Paris

Lila BORSALI

Le samedi 24 Février 2018 -19h à la salle Molière à l’Opéra comédie de Monpellier

BINOBIN - « Au Tour des Femmes »

Spectacle le 8 Mars 2018 au FGO-Barbara à Paris

Husnu Senlendirici & Dorantes

"Gitanos del Mediterráneo" le 01 Mars 2018 au Palais des Beaux-Arts dans le cadre du Bruselas Flamenco Festival 2018

DORANTES & Taksim Trio

Dorantes & Taksim Trio : Gitanos del Mediterráneo le 01 Mars 2018 au Palais des Beaux-Arts dans le cadre du Bruselas Flamenco Festival 2018

Danyel Waro

En concert en Mars 2018

HAÏDOUTI ORKESTAR

le 02 Mars 2018 , Soirée Tzigane à la Bellevilloise, Paris

Barbara Hendricks

le 18 février 2018 à Tours

Beth Ditto

En concert en Mars 2018

IDIR

En concert en Mars 2018

CALYPSO ROSE

En concert en Mars 2018

MANU DIBANGO

En concert en Février 2018

Ismaël Lo

concert

2017

Le 30 Juin 2017 au Festival Gnaoua ESSAOUIRA à Essaouira- Maroc

le samedi 7 décembre 2013 à 17h00 et 20h30 au Théâtre de la Ville - Paris

Ismaël Lô chant, guitare
Malick El Hadji Diouf guitare
Pathé Dieng percussions
Paul Thierry Oliveira claviers
Djibril Bamba Niang basse
Janvier Berto Gildas Mayitoukou batterie
Seynabou Sane chœurs

Théâtre de la Ville 2 place du Châtelet Paris





© Salah Mansouri


reportage au Festival TIMITAR à AGADIR

© Salah Mansouri


« Baptiser cet album « Sénégal », c’est pour moi une manière d’honorer mon pays, de le saluer pour tout ce qu’il m’a donné »

Ismaël Lo

La force tranquille

Ismaël Lô ne s’interdit rien. Surtout pas le droit de ne pas se presser, de réfléchir, de se poser. « Il faut laisser le temps au temps » dit-il. Il aura fallu donc l’attendre ce nouvel album, le 22ème dans sa carrière, comme l’on avait également un peu attendu « Dabah », le précédent. Enfin « Sénégal » est arrivé. Enregistré entre Dakar, Paris et Londres (pour les arrangements de cordes), il contient tout ce qui fait l’identité de l’un des chanteurs les plus attachants que le Sénégal ait offert au monde. Des interpellations, des messages pour conscientiser ( « Manko » parle de la démocratie et rappelle aux « politiciens qu’ils ne doivent pas oublier ceux qui les ont élu », « Incha Allah » et « Tass Yakar » évoquent et interpellent les enfants qui veulent brûler les étapes, « Taar dousey » pointe les mariages arrangés), des hommages (aux agriculteurs - « Baykat », à sa mère - « Yaye boye », aux victimes d’un naufrage dramatique - « Le Jola », à son « chez lui »), sans oublier aussi ce qui lui reste de l’enfance, un certain sens de l’humour taquin, (« Plus je fais ci, plus je fais ça »).

La musique se partage pour l’essentiel entre de frissonnantes ballades et des invitations à danser sur les rythmes turbulents du Mbalax, dont il sait parfois adoucir les angles pour être apprivoisés par tout un chacun. « Baptiser cet album « Sénégal », c’est pour moi une manière d’honorer mon pays, de le saluer pour tout ce qu’il m’a donné », déclare le chanteur.

Né en 1956, au Niger, terre de sa mère, où son père sénégalais est alors en poste, Ismaël Lô grandit à Rufisque, une commune de la région de Dakar. Au départ, il ne sait pas trop à quelles couleurs se vouer. Son cœur balance entre la guitare et le pinceau qu’il manie avec une habileté égale.

A la mort de son père, en 1970, il fréquente pendant deux ans l’Institut des Arts de Dakar, tout en commençant à chanter et à jouer les maîtres à danser durant le week-end. C’est la musique qui a finalement sa préférence.

Il part sur les routes avec pour seul bagage une guitare et un harmonica. Son chemin croise celui du Super Diamono, un groupe adulé par la jeunesse du pays. C’est le début pour lui d’une autre aventure.

Après quelques années de vie commune et de succès partagé avec le Diamono, Ismaël Lô reprend son indépendance. Il s’entoure de musiciens capables de composer aussi bien avec les rythmes locaux du m’balax qu’avec la soul, le rythm’n’blues, les mélodies peules et mandingues, bref, tout ce qui fait la trame de son inspiration.

Avec les années 90, il trouve enfin une crédibilité internationale, grâce notamment à « Tajabone », superbe ballade tissée au fil acoustique, qui sera élue plus tard par Pedro Almodovar pour illustrer son film « Tout sur ma mère » et reprise ici, comme on retourne vers un agréable souvenir.

On le verra faire équipe avec Etienne Roda-Gil (« La femme sans haine »), chanter avec Stephan Eicher, parcourir le monde. Sans jamais perdre l’élégance de l’humilité, cultivant dans sa musique une sobriété chaleureuse pour transmettre ce qui à ses yeux fait sens : amener à réfléchir, rêver et danser.


reportage en Tunisie par Salah Mansouri



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