Spectacles et musiques du monde

A la une

Les Amazones d’Afrique

En concert en Octobre 2020

HASSAN EL JAÏ - "SOUFI, MON AMOUR"

"SOUFI, MON AMOUR" Théâtre en musique avec Hassan El Jaï et Abd Chakûr Boussougou les Vendredi 9 et Samedi 10 Octobre 2020 au Centre Culturel Algérien à Paris

Mieko Miyazaki

le 06 Octobre au Pôle Culturel « Le Diapason » à VENDENHEIM, 67550

BLICK BASSY

En concert en Septembre 2020

TOUFIC FARROUKH

le 30 Octobre 2020 à l’Institut du Monde Arabe

KARIMOUCHE

En concert en Octobre 2020

JUAN CARMONA

En concert en Octobre 2020

MANU LE PRINCE

le 30 septembre 2020 au Duc des Lombards à Paris

Macha Gharibian

En concert en Octobre 2020

SOUAD MASSI

le Vendredi 02 Octobre 2020 au Théâtre de Corbeil Essonnes (91)

Angelique Kidjo

Le 29 Septembre 2020 à l’Hippodrome de Douai

TRIO JOUBRAN

30 septembre 2020 au THÉÂTRE LEGENDRE à EVREUX

Salim Fergani

Hommage à Tahar Fergani le Dimanche 18 octobre 2020 à Le Grand Sud à Lille (avec l’Attacafa ) / Concert Gratuit

Mostafa El Harfi

le Dimanche 4 octobre 2020 au Rocher de Palmer à Cenon

KATIA GUERREIRO

le 15 octobre 2020 à l’Opéra de Lyon

ZOUFRIS MARACAS

En concert en Septembre 2020

Sophie Alour

En concert en Septembre 2020

PICASSO

« Les Musiques de Picasso » du 22 septembre 2020 au 3 janvier 2021 à la Philharmonie de Paris

Ana Carla Maza

En concert en Octobre 2020

Pierre Bertrand & La Caja Negra

Le Samedi 3 Octobre 2020 à 20h à la Ferme du Buisson - 77186 Noisiel

Rocio Marquez

Jeudi 8 Octobre 2020 à Marseille, dans le cadre de la Fiesta des Suds

NAJAT AATABOU

Le Maroc en Fête : le Samedi 17 Octobre 2020 au Casino de Paris à Paris

Ray Lema

Vendredi 09 Octobre 2020 20h30 à Paul B à Massy

Angelique Kidjo

Le Samedi 03 Octobre 2020 à 20h30 à la Maison Des Arts de Créteil (94)

Sidi Wacho

En concert en Octobre 2020

MALKA FAMILY

Samedi 3 octobre 2020 à La Marbrerie à Montreuil ( 93)

GILBERTO GIL

le Dimanche 11 octobre 2020 — 20h30 à la Philharmonie

NATACHA ATLAS

Sam 10 Octobre 2020 au Rocher de Palmer à Cenon

DHAFER YOUSSEF

le Vendredi 9 Octobre 2020 à MOISSAC

Hors la loi, un film de Rachid Bouchareb

sortie du film le 22 septembre 2010 avec : Jamel Debbouze, Sami Bouajila, Roschdy Zem, Bernard Blancan, Chafia Boudra

Chassés de leur terre algérienne, trois frÚres et leur mÚre sont séparés. Messaoud s’engage en Indochine. A Paris, Abdelkader prend la tête du mouvement pour l’Indépendance de l’Algérie et Saïd fait fortune dans les bouges et les clubs de boxe de Pigalle. Leur destin, scellé autour de l’amour d’une mÚre, se mêlera inexorablement à celui d’une nation en lutte pour sa liberté.

Le long-métrage de Rachid Bouchareb, sélectionné à Cannes


Hors la loi / un film de Rachid Bouchareb / Sortie salles : 22 septembre 2010

Chassés de leur terre algérienne, trois frères et leur mère sont séparés. Messaoud sengage en Indochine. A Paris, Abdelkader prend la tête du mouvement pour lIndépendance de lAlgérie et Saïd fait fortune dans les bouges et les clubs de boxe de Pigalle. Leur destin, scellé autour de lamour dune mère, se mêlera inexorablement à celui dune nation en lutte pour sa liberté.

Acteur(s) : Jamel Debbouze, Sami Bouajila
Roschdy Zem, Bernard Blancan, Chafia Boudra

Réalisateur : Rachid Bouchareb

Auteur(s) : Rachid Bouchareb, Olivier Lorelle

Compositeur : Armand Amar


INTERVIEW DE RACHID BOUCHAREB / Extraits : dossier presse

À quand remonte HORS-LA-LOI ?

Le projet sest imposé de lui-même. Dailleurs, dans lune des versions du scénario dINDIGÈNES, le film devait se terminer par le massacre de Sétif. Et puis, je me suis dit quil fallait que la dernière scène se déroule en France. Mais dès lépoque d INDIGÈNES, lorsque, avec mon coscénariste Olivier Lorelle, on a rencontré danciens combattants dAfrique du Nord ou dAfrique noire, on sest rendus compte quil y avait chez eux une profonde déception et amertume vis-à-vis de la France. Du coup, la fin de la guerre et la Libération ont relancé le mouvement de la décolonisation. Cest à ce moment-là quest né HORS-LA-LOI.

Comment vous êtes-vous documenté ?

Avec Olivier Lorelle, nous avons mené des recherches notamment à la Bibliothèque de Paris. Nous avons visionné des documentaires et de nombreux films et surtout rencontré et interviewé les témoins de lépoque car la mémoire vivante est riche pour la fiction : je suis cinéaste, pas historien. Par exemple, nous avons rencontré un faussaire français qui, pendant lOccupation, fabriquait de faux papiers pour les résistants français, et qui a poursuivi son activité dans les années 1954-55 au bénéfice, cette fois, de la résistance algérienne. Il trouvait quil servait, à chaque fois, une cause juste. De même, tous les Français qui ont aidé ou caché ces militants pro-algériens comme les fameux « porteurs de valises » considéraient que leur combat était juste. Ce sont ces gens-là qui nous ont inspirés.

On pense dailleurs à LARMÉE DES OMBRES de Jean-Pierre Melville.

Absolument. Quand jai rencontré à Alger un ancien membre de la Fédération de France du FLN qui devait exécuter les traîtres à la cause et qui en souffre encore aujourdhui , LARMÉE DES OMBRES mest revenu en tête : cest bien entendu la scène où le jeune résistant, identifié comme traître, est étranglé à laquelle jai pensé et qui ma beaucoup marqué. Une dizaine dannées après lOccupation, on se retrouvait à Paris dans la même ambiance
que dans le film de Melville.

Les scènes de boxe évoquent plusieurs grands films situés dans le milieu de la boxe et le genre du film de gangster

Oui, jai été très marqué par ROCCO ET SES FRÈRES : il y a là une dimension méditerranéenne dans laquelle je me reconnais, sans parler du poids de la famille. Jaime aussi beaucoup LE BAISER DU TUEUR de Kubrick et PLUS DURE SERA LA CHUTE de Mark Robson.

Le film a le souffle et lampleur dun grand drame épique.

Jai construit le film comme une fresque parcourant quarante ans dhistoire, avec de grands décors, des séquences daction, et des costumes minutieusement travaillés. Et jai imaginé des personnages qui gèrent la révolution comme Al Pacino gère la famille et les affaires dans LE PARRAIN de Coppola. Jai dailleurs repensé à des films que jadore comme IL ÉTAIT UNE FOIS EN AMÉRIQUE de Sergio Leone, VIVA ZAPATA dElia Kazan ou LE VENT SE LÈVE de Ken Loach. Je voulais que le spectateur soit embarqué et quil ressente des émotions fortes : cétait important pour nous que le film soit avant tout un vrai plaisir cinématographique accessible au grand public.

Ce qui est formidable, cest que vous ne condamnez aucun des trois protagonistes qui, chacun, a ses raisons

Ce qui mintéressait, cétait la petite histoire dans la grande Je voulais montrer les réflexes de chacun des trois personnages face à linjustice : chacun réagit à sa façon devant linjustice quil a subie. Deux dentre eux décident dentrer en résistance et de privilégier laction, tandis que le troisième estime que lascension sociale et la réussite matérielle lui permettront de gagner son indépendance : cest sa réponse personnelle à linjustice. Je pense que ce que vivent ces trois frères dans le contexte franco-algérien est universel : cela pourrait se dérouler en Irlande, au Chili ou dans le sud des États-Unis à lépoque de la guerre de Sécession.

Malgré son intransigeance et sa dureté, Abdelkader a du mal à tuer

Cest ce qui marque ses limites en tant que révolutionnaire : il trouve en son frère, qui revient tout juste de la guerre dIndochine, un relais. Mais même ce dernier est miné de lintérieur par lunivers morbide dans lequel il a évolué pendant tant dannées. Cest comme cela que les rôles sont répartis, en quelque sorte, entre les trois frères. Cependant, ils ont en partage un drame familial qui les hante : cest ce qui les lie à jamais.

Comment sest passée la préparation ?

Comme INDIGÈNES, HORS-LA-LOI a demandé un an de préparation, ce qui est essentiel pour bien mettre au point les principaux paramètres de la fabrication
du film et pour que chacun comprenne dans quelle direction artistique je voulais aller. Car tout au long de cette année de travail, on sinterroge, on discute, on sengage dans un sens, puis on revient en arrière Cest un travail impossible à faire en dix semaines : en un an, jai réussi à faire en sorte que lon soit tous sur la même longueur dondes. Par exemple, on a pris le temps daller à Sétif pour y retrouver des éléments de décors, comme le Café de Paris, la rue principale et les faubourgs. De même, on sest beaucoup documenté sur le Pigalle des années 50. Dautre part, jai fait appel à un storyboarder qui nous a accompagnés sur tous les repérages pour découper les scènes daction : cest un travail défini et précis sur lequel on sest largement appuyé au moment du tournage et qui nous a fait gagner un temps précieux.

Où avez-vous tourné le film ?

Cest pendant la préparation que lon a pris conscience que HORS-LA-LOI ne pouvait être quun film de studio, impliquant des choix esthétiques précis qui ont été opérés avec le chef-opérateur. Du coup, on a tourné 90% du film dans les studios tunisiens de Tarak Ben Ammar, où lon a reconstruit les rues de Sétif, le bidonville, Pigalle ou les intérieurs la salle de boxe ou les appartements. En tout, le tournage a duré cinq mois et demi.

On pourrait difficilement imaginer dautres comédiens que Jamel Debbouze, Roschdy Zem et Sami Bouajila

À lépoque dINDIGÈNES, il était déjà évident que jallais tourner un deuxième volet avec ces mêmes acteurs. Je trouvais que cétait une gymnastique intellectuelle intéressante décrire un nouveau chapitre en gardant ces comédiens en tête : au même titre que la période 1945-62, cette troupe faisait partie de nos données de départ. Pour autant, je ne savais pas demblée quel comédien camperait tel ou tel rôle. Cest au cours de mes recherches, et de mes discussions avec Roschdy, Jamel et Sami, que cela sest décidé. On sentend tellement bien et on a partagé tant de choses sur le plan humain que nos rapports dépassent largement le cinéma.

Quels ont été vos choix musicaux ?

Javais déjà travaillé avec Armand Amar sur INDIGÈNES et LONDON RIVER. À partir du premier montage, il ma proposé des thèmes et des types dinstruments qui étaient en parfaite adéquation avec le film. Cest la première fois que jutilise autant de musique : je ne voulais pas quelle soit « discrète », mais quelle joue pleinement son rôle, comme si elle était un personnage à part entière. Il fallait quelle accompagne lémotion.

Les événements que vous relatez navaient jamais été abordés dans un long métrage de fiction. Cela ne vous a jamais effrayé de vous colleter à une telle réalité ?

Quand on fait INDIGÈNES ou HORS-LA-LOI, de quoi faut-il avoir peur ? Les Français, les Algériens, les Maghrébins et les Africains, surtout les nouvelles
générations, ont besoin de connaitre le passé colonial. Cest aussi le rôle du cinéma. Mais encore une fois, le spectateur veut aller au cinéma, pas lire un livre dhistoire. Il faut lui raconter une histoire. En sortant de la salle, à lui, sil en a le désir, daller consulter les ouvrages dhistoire. Le
film peut permettre un débat didées avec tous les points de vue. Ceux qui ont été au centre des événements ont leur mot à dire. Ils sont la mémoire vivante. Confronter les mémoires dans le respect de chacun. Mais les événements historiques vont encore sécrire, il y a encore des témoins vivants qui demandent à raconter leur histoire dans la grande Histoire. Et si on parle de Sétif en 1945, alors que les historiens de France et dAlgérie travaillent ensemble pour écrire la mémoire commune de la France et de lAlgérie en toute liberté, en dehors des polémiques sur la guerre dAlgérie.



Spectacles et Musiques du Monde est un site de promotion des arts, spectacles, concerts et musiques du Monde. Nous vous proposons régulièrement des invitations gratuites à gagner sur notre site pour de nombreux concerts et spectacles.

Spectacles et musiques du monde - www.musiquesdumonde.fr © 2006-2020 Tous droits réservés

Nous contacter | Conception, Réalisation et Hébergement : Ziofix

Page d'accueil | ARTISTES | AGENDA 2020 | AGENDA 2021 | EVENEMENTS | REPORTAGES | CD-DVD-FILM | LIVRES | CONTACTS | ARCHIVES