Samedi 8 décembre 2007 de 19h à 22h
Plus de 30 musiciens sur scène pour célébrer la musique savante et traditionnelle de l’Iran.
L’ensemble Farabi pour un échange autour des musiques savantes d’orient, l’ensemble Pazevari invité d’Iran, six grands musiciens dirigés par le Maître abolhasan Khoshro qui a fait revivre la musique traditionnelle du Mazandaran, région nord de l’Iran.
Et l’ensemble de musique kurde soufie de Kermanshah invité d’Iran, dirigé par le Maître Rahnama, grand joueur de tanbur et chanteur soufi.
Tous accueillis par l’ensemble de 20 daf du conservatoire de musique persane de Paris.
infos
Maison des Cultures du Monde, 101, bd Raspail, 75006 Paris. Métro St Placide.
Maison du Daf au 01 55 86 25 03 / 06 27 04 95 20.
en savoir plus sur le DAF
Le daf ou def, duff ou dap est un grand tambourin sur cadre de la tradition persane utilisé pour accompagner la musique populaire et classique en Iran.
Le daf est sans doute apparenté au riqq dont il ne diffère que par la taille, le type de sonnaille et le jeu.
C’est un instrument répandu du Moyen-Orient jusqu’en Sibérie, mais en général, il ne comporte aucune sonnaille dans ces régions.
Il ne faut pas le confondre avec le bendir, plus petit et plus profond, qui comporte un timbre sous la forme de cordes de boyaux tendues contre la peau.
Les tambours sur cadre ont leur origine au Moyen-Orient, en Inde et à Rome ; ils ont atteint l’Europe médiévale grâce à la culture islamique. La similarité des noms des tambours sur cadre dans ces régions montrent leur histoire commune.
Persane jouant une percussion sur cadre, d’après une peinture sur les murs du Palais Chehel Soutoun à Esfahan, XVIIe siècle.
Ils ont une structure simple qui produit des effets spirituels et divertissants très forts. Ces percussions sont habituellement faites d’un cadre en bois sur lequel est collé une peau animale, auxquels s’ajoute parfois des anneaux de métal (ou des grelots) pour procurer des tintements.
Ils ont différentes tailles ; les percussions les plus grandes (60 à 80 cm de diamètre) sont jouées par des hommes dans des rituels spirituels et les percussions de taille moyenne (30 à 40 cm) peuvent être jouées par des femmes et sont souvent confondues avec le doyre.
Le cadre est en bois. Sa largeur est de 5 à 7 cm. Son épaisseur de 1 à 2 cm. Il a souvent un trou ou un creux pour le tenir.
La peau est collée au cadre. La plus courante est la peau de chèvre. Les goupilles sont positionnées derrière le cadre afin de garder la peau bien tendue sur celui-ci.
Les crochets sont positionnés afin de porter les anneaux dans la partie intérieure du cadre.
Les anneaux en métal servent à produire les tintements soit entre-eux, soit en frappant la peau.
Une bande de cuir est incluse afin d’aider le musicien à le porter pendant les performances longues. Il peut y avoir des calligraphies sur la peau ou des tampons sur le cadre
Il se joue soit assis soit debout. On tient le daf verticalement posé sur la main gauche et on le frappe avec la main droite (à plat ou en pointe) au centre, les doigts de la main droite au bord le plus proche de soi, et les doigts de la main gauche, au bord où ils tiennent l’instrument.
On peut ensuite faire jouer les anneaux en penchant en avant ou en arrière l’instrument, pour la claque contre la peau, et on peut aussi le faire sauter en l’air, en le maintenant ou non, pour le tintement des anneaux seuls.
Le jeu est très complexe et assez physique. Il y a des rythme spécifique pour le daf.
En Iran et au Kurdistan, les Soufis l’utilisent durant le rituel du Zikr (chant spirituel) et le culte kurde Yarsanî et Al-e Haqq. Il a récemment été inclus dans la musique classique persane, notamment par l’ensemble Kamkar..
Ailleurs, il se cantonne à la musique des confréries soufies arabes ou turque, au folklore indien et au chamanisme sibérien.
Sources
Daf (tambour mystique) par Madjid Khaladj - Anthologie des rythmes iraniens / Buda Musique - CD volume 2
Nafas/ Infinite Breath : Madjid Khaladj (Daf, Dayreh, Tombak, Zang, Zurkhaneh..) / CD Ba Music Records
Jean During, Musique et mystique dans les traditions de l’Iran, Institut français de recherche en Iran, Paris, 1989.
sources : wikipedia source complète avec mise à jour
Sous licence CC-BY-SA
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