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CALYPSO ROSE

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Bollywood Masala Orchestra

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FAYROUZ

Hommage

ACTUS

Sortie album " Bebalee " le 22 septembre 2017


Extraits vidéos du dernier concert de Fayrouz au Royal Carré Amsterdam le 26 Juin 2011 dans le cadre du festival Holland festival

VOIR LA VIDEO : http://youtu.be/LcEqFZqb0zI


SORTIE DU DVD Fayrouz in concert at the American University in Dbai / ENJA RECORDS 2008


Wadi Haddad et Liza Alboustani ont donné naissance à leur première fille, Nouhad, le 21 novembre 1935 à Jabal Alarz. Il s’agit là de la date la plus précise connue sans pour autant qu’elle soit définie de manière irréfutable car d’autres sources laissent entendre que cette dernière est née en fait deux ans plus tôt. Cependant, deux années plus tard, la famille s’installa à Beyrouth où Wadi obtint un travail aux Editions Le Jour. Pour autant que Fairouz s’en souvienne, la famille était pauvre tout en insistant sur le fait que leur vie était parfaitement heureuse et qu’ils n’étaient en manque de rien. Tandis qu’ils habitaient dans la rue Albasta, elle se remémore également qu’elle se tenait souvent dans la cuisine où elle chantait par-dessus les chansons diffusées par les postes de radio du voisinage. Elle aimait particulièrement chanter les chansons d’Asmahan et Layla Mourad. Plus tard, elle intégra une école publique au sein de laquelle elle s’engagea dans la chorale.

Au début des années 40, Mohamed Flayfel, qui était avec son frère Ahmed un compositeur bien établi, travaillait sur un projet de programme radiophonique et il était à la recherche de jeunes gens pour se joindre à sa chorale. Il décida de se rendre à l’Ecole publique de Hawed Al Wilaya pour les jeunes filles car elle était réputée pour sa fabuleuse chorale d’élèves. Il rencontra alors Salma Korban, le proviseur de l’établissement, qui lui présenta la chorale. Après l’avoir entendue, Flayfel choisi certains des choristes, et Nouhad fut l’une d’entre eux.

Le très conservateur père de Nouhad ne voyant pas d’un bon oeil l’idée que sa fille chante en public, refusa dans un premier temps de donner sa permission à Flayfel. De plus, il souhaitait que Nouhad continue son éducation scolaire. Mais Flayfel finit par convaincre ce dernier, en lui assurant que Nouhad ne serait impliquée que dans l’exécution de chansons patriotiques et que lui, Flayfel prendrait à sa charge tous les frais de son éducation au Conservatoire National. Après avoir donné son accord, le père de Nouhad demanda à son frère Joseph d’accompagner sa fille. À l’époque, le Conservatoire était dirigé par Wadi Sabra, le compositeur de l’hymne national libanais, qui refusa à son tour d’accepter les moindres frais de scolarité pour chacun des élèves recommandés par Flayfel. Mais les études de Nouhad au sein du Conservatoire ne s’éternisèrent pas. Quelques mois plus tard, avec l’aide de Flayfel, elle intégra le choeur de la radio nationale libanaise où elle reçut un salaire mensuel de 100 Livres.

Nouhad resta dans la chorale près de deux mois jusqu’à ce qu’on lui fasse passer une audition pour devenir une chanteuse à part entière. Elle choisit d’interpréter un mawwal d’Asmahan "Ya Dirati" et "Ya Zahratan Fi Khayali" de Farid Al Atrache. L’un des directeurs de la radio, Halim El Roumi, réalisa alors tout le potentiel que représentait la voix de Nouhad, et il commença à lui donner à chanter ses propres compositions. Il lui suggéra aussi de choisir un nom de scène, lui proposant ceux de Shahrazade ou Fairouz (qui veut dire Turquoise). Bien évidemment, elle porta son choix sur ce dernier. El Roumi décida de la présenter à Assy et Mansour Rahbani, Assy décelant immédiatement tout son potentiel, au contraire de Mansour. Par la suite, ce dernier admit qu’il n’avait pas le talent visionnaire d’Assy. En 1951, elle avait déjà interprété des chansons d’El Roumi, Medhat Asem, Nikola Almani, Salim El Helou, Mohamed Mohsen, Tawfick Basha, Khaled Abou Naser et de nombreux autres.

À cette époque, Assy commença à envisager l’éventualité de lui composer des chansons. Au début, Mansour et lui travaillèrent en sa compagnie sur des reprises de chansons arabes particulièrement ardues, ainsi que sur un répertoire de chansons européennes adaptées avec des paroles arabes. Puis, assez rapidement, ils commencèrent à proposer leur propre vision de la chanson libanaise, puisque c’étaient avec les Rahbanis que naissait ce que l’on appelle aujourd’hui "la musique libanaise". Fairouz interpréta des chansons traditionnelles avec de nouveaux arrangements comme "Elbint Elshalabia", mais aussi un répertoire totalement original avec des titres comme " Nehna Wel Amar Jiran ". Au cours de cette période, une relation plus émotionnelle s’installa entre Assy et Fairouz, et en juillet 1954, ils se marièrent. Fairouz s’installa alors dans la demeure de son époux, située à Antelias, au nord de Beyrouth.

Grâce à une chanson comme "Itab", Fairouz et les frères Rahbani commencèrent à devenir célèbres dans de nombreux pays du monde arabe. Ils furent invités à maintes reprises par la radio de Damas à venir présenter leurs plus récents travaux. Sawet Elarab, une station radiophonique égyptienne, envoya au Liban Ahmed son principal présentateur, afin de signer un deal avec le trio. En 1955, les frères Rahbani et Fairouz se rendirent au Caire, et c’est là qu’ils composèrent "Rajioun", leur principale oeuvre à ce jour. Fairouz chanta aussi durant ce séjour de nombreuses autres chansons, parmi lesquelles des duos avec le chanteur égyptien Karem Mahmoud.

Fairouz et les frères Rahbani retournèrent à Beyrouth où elle donna naissance à son premier fils Ziad, au cours du premier jour de l’année 1956. L’année suivante, elle chanta "Libnan ya Akhdar Helou" à Baalbeck. Une performance qui provoqua de véritables étincelles et qui fut suivie par les incroyables créations des frères Rahbani, toujours dans le cadre du Festival de Baalbeck. Ils les jouèrent aussi, ainsi que d’autres compositions, sur différentes scènes mondiales, parmi lesquelles celles du Festival de Damas, du Casino du Liban, du festival des cèdres.
Elle a exprimé son talent dans de nombreuses pièces musicales des frères Rahbani comme "Hala wal Malik" "Al Chakhes", "Loulou", et bien d’autres ainsi que "Sah Al Nom" la pièce qu’elle a voulu reprendre récemment avec Ziad -Fairouz joua également dans trois films produits au cours des années 60. Mais son talent ne se limitait pas aux seules compositions des frères Rahbani et elle interpréta aussi des chansons d’autres compositeurs comme Philemon Wehbe et Mohamed Abdelwahad. Par ailleurs, la vie sociale de Fairouz était très conservatrice. En effet, elle détestait l’idée de fréquenter des fêtes et autres événements de ce genre, préférant rester chez elle avec ses enfants.

En 1971, elle effectua avec les frères Rahbani et toute une troupe musicale une tournée pleine de succès aux Etats-Unis. Ils tournèrent également à travers le reste du monde, posant un pied sur chaque continent et illuminant de leur présence de fameuses scènes comme le Royal Albert Hall de Londres, le Carnegie Hall de New York et l’Olympia de Paris. Cependant, à la fin des années 70, les relations entre Fairouz et Assy et Mansour se détériorèrent et leur collaboration professionnelle se brisa. Elle continua cependant à chanter les chansons des frères Rahbani ainsi que celles, beaucoup plus créatives et teintées d’influences jazz, de son fils Ziad. Elle travailla aussi avec Zaki Nassif et, plus récemment, avec Mohamed Mohsen, plusieurs décades après leur dernière collaboration.

Durant la guerre civile libanaise, Fairouz décida de rester au Liban, même après que sa propre maison eut été touchée par un missile. Fairouz ne chanta pas au Liban au cours des années de guerre, car elle ne voulait pas que l’événement soit récupéré par aucun des belligérants du conflit. Dès que la guerre s’arrêta, elle donna un concert à Beyrouth en 1994. Par ailleurs, elle retourna à Baalbeck en 1998 pour des prestations de nouveau triomphales. Elle continua de sortir de nouveaux disques et à se produire à travers le monde. Le concert donné en août 2000 à Beiteddine, au Liban, fut particulièrement apprécié par des fans (vieux et jeunes) au bord de l’extase. Le concert fut enregistré et dix-sept des titres chantés ce soir-là figurent sur l’album "Live At Beiteddine" sorti en juin 2001.

Le nouvel album "Wala Kif" fut enregistré à Bruxelles : dix nouveaux morceaux dont cinq écrits par son fils Ziad et des reprises en arabe des "Feuilles mortes" et "Manha de Carnaval". De ce nouvel album, Ziad Rahbani dit que c’est la première fois qu’il a eu à sa disposition tous les moyens techniques et musicaux pour réaliser le disque de ses rêves pour sa mère.

Quelques-unes des récompenses et distinctions attribuées à Fairouz :

Chevalier d’Honneur de l’Ordre alArz (Liban 1962)

Membre d’honneur d’Alistehkak alLoubnani

Membre d’honneur d’Alistehkak alSouri (Syrie 1967)

Chevalier d’Honneur (Liban 1970)

Membre d’honneur de premier degré d’Alnahda alurdoni (Jordanie)

Commandeur de la Légion d’Honneur (France 1988)

Jérusalem Award (Palestine 1997)

Chevalier de la Légion d’Honneur (France 1998)

Membre d’honneur d’Althaqafa alrafie (Tunisie 1998)

Plus haute distinction jordanienne (1999)



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