
Première escale de l’aventure « Cultures et Résistances », le projet Désert Rebel est le fruit de rencontres multiples. Rencontres musicales et culturelles entre des musiciens Ishumars (nomades du Niger) et des musiciens français membres de Tryo, la Mano Negra ou Gnawa Diffusion.
Le résultat se décline sous la forme d’un live instrumental ou l’on retrouve les principaux protagonistes de ce voyage commencé en 2005 et un sound system qui mixe image, dub et sons du désert avec la participation de Junior Cony.
Abdallah Oumbadougou de Desert rebel

PROJET DESERT REBEL
Le collectif mené par le guitariste-chanteur Abdallah Oumbadougou multiplie les expériences musicales et c’est en présence notamment d’Amazigh Kateb (Gnawa diffusion), de Guizmo, Danielito et Manu (Tryo), et de Daniel Jamet (ex Mano Negra et actuel Mano Solo) que les touaregs se présenteront sur la scène parisienne.
DESERT REBEL est né de la rencontre unique de musiciens français avec quatre musiciens touaregs, qui existaient déjà en tant qu’entité au sein du groupe « Takrist’Nakal ». C’est une idée originale de Farid Merabet (ex manager des Bérurier Noir) qui a favorisé cette collaboration originale, riche et inattendue tant sur le plan humain qu’artistique. Le vecteur commun à toutes ces personnalités est évidemment la musique : « On voulait faire de la musique et échanger des idées sur le monde », résume Farid qui accompagne les musiciens français jusqu’à Agadez pour rejoindre la formation du nigérien Abdallah. S’ensuit une série de concerts locaux improvisés qui suscite l’enthousiasme du public présent sur place et aboutit à l’enregistrement d’un album en France, chez Guizmo à Saint-Malo, et mixé à Marseille au studio d’Imhotep, le talentueux architecte sonore des rappeurs d’IAM. Le collectif part ensuite sur la route pour défendre leur projet sur scène au Festival d’été de Québec puis aux Transmusicales de Rennes.

DESERT REBEL fait le choix de ne pas être produit par une major, se refusant à devenir dépendant d’un système marketing de grande production, et préfère tenter de distribuer prochainement un album par le réseau des points de vente alternatifs (boutiques bio,etc…) et spécialisés dans le commerce équitable. Une démarche intègre et innovante de la part de ces musiciens indépendants privilégiant un système qui permet de reverser une part de 6% du prix de gros de vente de chaque album à des associations et à des ONG locales, et ainsi de favoriser des projets de développement locaux comme les deux écoles de musique créées par Abdallah à Agadez et Arlit.

Malgré la menace qui pèse sur l’histoire du peuple touareg qui lutte éternellement pour sa survie, ces musiciens, éternels utopistes, proposent une idée singulière qui consiste à accéder de façon solidaire à la culture (en proposant par exemple un suivi de l’argent pour que les petits exploitants puissent recevoir leur dû et développer des projets locaux). Une générosité et un engagement suffisamment rares dans le métier pour être signalés.
« Une musique engagée doit venir du coeur » affirme Abdallah Oumbadougou. Cet homme engagé réunit derrière sa guitare électrique et les échos de sa voix fragile et entraînante des musiciens de tous horizons accompagnant sa musique de mélodies douces et légèrement dissonantes auxquelles s’ajoutent des chœurs chaleureux. Il joue une musique traditionnelle à l’énergie communicative qui puise sa richesse dans la culture ancestrale du peuple targui, et à travers de laquelle s’exprime librement la joie d’être ensemble et une volonté commune : partager.

DESERT REBEL devient le premier projet musical à être distribué de manière solidaire en calquant sa démarche sur ce qui se fait concrètement dans le commerce équitable, il s’inscrit dans une action culturelle et sociale qui ne néglige jamais la portée politique d’un discours qui se veut à la fois responsable et unificateur.
C’est ainsi que le collectif franco-nigérien parvient à séduire 10000 visiteurs du festival Esperanzah ou encore récemment fait sensation à Roubaix, Rennes, Nantes, Pau… L’instrument est pour Abdallah l’arme ultime, inébranlable, celle qui répondra à la dictature nigérienne lorsqu’il est condamné à quitter sa terre et se retrouve exilé.
De retour dans son pays en 1995, fort de sa notoriété gagnée durant ses années d’absence, il décide de fonder une association de sauvegarde du patrimoine culturel traditionnel et ouvre deux écoles de musique. Aujourd’hui la reconnaissance du groupe gagne la scène internationale et ils se sont déjà produits devant 200 000 personnes en cette année 2006.

SORTIE du CD et DU DVD , un film documentaire sur le groupe réalisé par François Bergeron (Mano Negra, Beruriers Noir, NTM, Jimmy Cliff …)
ce documentaire retrace l’histoire du peuple touareg de la décolonisation à la rébellion des années 90 tout en évoquant la situation géopolitique du Sahara.
Dans la Série : CULTURE & RESISTANCE
DESERT REBEL ishumars les rockers oubliés du désert
ODM 09053 /edv 2085 / L’Autre distribution
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