Spectacles et musiques du monde

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AYWA

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DAVY SICARD

concert

Actus

sortie nouvel album « Mon péi »

le 05 novembre 2012 au Café de la Danse

5 Passage Louis Philippe 75011 Paris

avec toutes vos coordonnées


BIOGRAPHIE

A des milliers de kilomètres des modes éphémères et des coups de marketing, le kaléidoscope des musiques du monde se fixe régulièrement sur un artiste emblématique d’une région méconnue.

Ce printemps, La Réunion est à l’honneur à travers l’un de ses musiciens les plus riches, Davy Sicard, adepte d’un maloya moderne et envoûtant, où se reflètent les différentes composantes d’un peuple aux origines multiples : l’Inde et Madagascar bien sûr, mais aussi l’Afrique et l’Europe.

Ce jeune trentenaire auteur-compositeur a construit « Ker Maron », son nouveau disque, à la manière d’un parcours initiatique qui n’est rien d’autre que sa propre quête identitaire.

En créole ou en français, les chansons s’enchaînent et l’auditeur partage alors l’histoire véridique de ce troubadour qui part à la recherche de ses racines.

Au fil des titres évocateurs comme « Granpèr té sï mon zépol », « Juste Un Écho » ou « Tango Souk Inn De », Davy Sicard nous transporte dans son univers en nous offrant la plus belle des cartes de visite sonores de son pays cosmopolite, éclairé par sa personnalité ouverte de Créole du bout du monde.

Enveloppées de sincérité et de tolérance, les chansons n’évitent aucun tabou. Gorgées de sensualité, illuminées par un esprit positif, elles parlent de la colonisation, de l’esclavage, de l’esprit réunionnais, de culture créole, et tissent un lien très fort entre le monde des anciens et la modernité d’aujourd’hui.

Cet axe central entre tradition et présent se retrouve dans les textes qui parlent de famille, d’amitié, d’amour, sans oublier la musique, la danse et la liberté. Autre fil rouge, celui qui relie le chanteur à la métropole : il reste basé dans son fief de Bras-Panon, ville agricole de l’île où on cultive la canne à sucre, mais son album a été enregistré à Paris, capitale de la « world » et désormais son second port d’attache.

C’est d’abord la voix de Davy Sicard qui accroche l’oreille. Très pure, renforcée par des harmonies vocales et des chœurs aériens, elle flirte avec tout un art du chant a cappella qui est l’apanage des musiques du monde les plus intenses, celles qui ont une âme et qui sont attisées par ces mêmes sources ancestrales et multi-séculaires qui ont donné le gospel et la soul.

Quelques instruments traditionnels, essentiellement des percussions comme le « rouleur » qui est un gros tambour et le « kayanm » qui est un cousin des maracas, se mêlent aux sonorités plus familières de la guitare et de la basse.

L’addition de tous ces ingrédients donne naissance à une musique inédite, empreinte de douceur et très mélodique. Avec cette oscillation permanente entre le festif et l’intime qui lui donne une intensité immédiate, ce néo-blues métissé possède la magie des musiques insulaires.

Le « maloya kabosé » revendiqué par le chanteur prend alors tout son sens, et il est vraisemblable que Davy Sicard partage la même sagesse et la même vision que Ben Harper, ou feu Ali Farka Touré.

Grâce à un premier disque autoproduit et à plusieurs premières parties retentissantes, de Souad Massi à Cesaria Evora en passant par Tété et James Brown, il y a déjà quelque temps que les initiés avaient entendu parler de Davy Sicard. Avec « Ker maron », le griot de l’océan indien devient un point d’ancrage incontournable dans la géographie des musiques du monde d’aujourd’hui.


DISCOGRAPHIE

album Ker Maron sortie : 12 juin 2006

Le Maloya

Le Maloya au rythme envoûtant qui met en transe les corps et les esprits, plonge ses racines dans les interstices de l’époque de l’esclavage. Son origine est entourée de mystère. Il est né de la fusion d’expressions musicales, vocales, instrumentales et dansées des esclaves africains et malgaches, reprises par les engagés indiens et plus tard par les descendants de colons, marquée du sceau de la créolisation.

De la tombée de la nuit à l’aube du jour au rythme du rouler (sorte de tambour constitué d’une barrique et d’une peau de bœuf cloutée à la base rythmique du maloya) et kayanm (sorte de maracas sophistiquées), on dansait et on chantait, en secret, le pays des ancêtres, les origines et traditions perdues. On rendait hommage à ses morts, on dialoguait avec ses esprits et ses dieux.

Signe de la révolte, le Maloya va devenir le symbole fort d’une identité réunionnaise. Sources : Conseil Général de la Réunion

"Le Maloya est un état d’esprit : dès lors que l’on a saisi "l’esprit Maloya" comme on dit chez moi [ "léspri Maloya"], la "Réunion" devient possible. C’est cet "esprit" qui donne sa véritable Force au Maloya et permet d’être dans une sorte de communion avec les vivants et ancêtres : c’est pour ça que je l’aime ! Elle me parle d’une "terre", de son peuple et de son histoire : elle me parle." Davy Sicard.
Fil conducteur de l’album par Davy Sicard

Bonjour, j’espère que tu vas bien ; je m’excuse de ne t’avoir donné des nouvelles plus tôt mais je suis actuellement à l’île de La Réunion : j’ai décidé d’y aller un peu sur un coup de tête ! Tu as dû remarquer depuis le temps qu’on se connaît que je n’étais pas complètement épanoui, que j’étais peut-être même un peu triste : et bien tout cela est terminé, ma vie a changé et je suis heureux de pouvoir partager ça avec toi ! Pour tout te dire tout a commencé avec ce rêve…

1 - Granpèr té si mon zépol

La fuite de deux esclaves, une nuit , qui deviennent de ce fait des « marrons », éclairée par l’esprit du grand-père de l’un d’eux qui demande « Attends le, ne l’abandonne pas mon enfant ». Une course poursuite à travers la forêt pour espérer trouver au bout La Liberté.

…Ce n’était pas la première fois que je le faisais et à chaque fois il me bouleversait. Qui étaient ces esclaves, qu’est-ce qui pouvait expliquer ce rêve, je n’en savais rien mais j’avais quand même la sensation ce jour-là de me retrouver à la croisée de chemins : à moi de choisir le mien.

2 - Au nom de mes pères

Prière adressée à la Liberté en personne pour que l’histoire de la France colonisatrice règle ses tourments du passé pour mieux vivre son avenir.

Il n’en demeure pas moins que n’étant pas né à la Réunion et n’ayant pas grandi dans ses traditions, je m’apercevais qu’il y avait des choses qu’il me serait difficile de m’approprier et d’autres que je n’aurai peut-être jamais ; pourtant, ce besoin de me trouver en cherchant dans mes racines était très fort . Et tout a commencé lorsqu’ils m’ont amené voir ma grand-mère. Elle habitait à Saint-Pierre, dans le sud, au lieu-dit Grand-Bois / village de « la cafrine ». Dans l’arrière cour de sa maison on trouvait des canards, des poules, une vieille cuisine en tôles et un grand badamier. Des enfants s’amusaient à en casser les fruits et j’ai été alors pris, au pied de cet arbre, d’une vive émotion.

3 – Un peu de moi

Les premiers pas vers la consonance créole.

Ma grand-mère m’a alors rejoint et nous avons discuté surtout elle - ne te moque pas-, moi je tentais de comprendre ce qu’elle me disait. Elle parlait vite mais je parvenais tout de même à comprendre en général, le créole réunionnais étant assez proche du français.

lle connaissait le pourquoi de ma visite, que je venais chercher comme… un écho et m’a dit alors ces mots très imagés que je ne comprenais mais qui me semblaient porteurs d’une belle philosophie et sont restés gravés !

4 – Juste un écho

L’aboutissement aux premiers mots en créole réunionnais tirés d’un chant traditionnel : « O la pli li pe tonbé ti baba lès ali tonbé , kan li va ‘riv atèr na rod in manièr po dirij ali . » Sont apparus alors ce que je ne connaissais pas auparavant : la dualité entre ces deux langues que sont le français et le créole ; il y a semble t-il des gens qui ont du mal à considérer la langue créole comme telle mais je crois que l’affirmation d’une identité passe nécessairement par, entre autres, la reconnaissance de sa langue et cela me paraissait indispensable dans la situation où je me trouvais. Je crois que toutes deux sont au fond en quête comme moi de Liberté et doivent donc apprendre à accorder une place à chacune. Pour l’heure c’était au « créole » de prendre la sienne et au Maloya de changer définitivement ma vie.

Mes cousins et quelques-uns de leurs « dalon » (amis) m’ont emmené faire une marche ; la destination était « Aurère », ancien refuge d’esclaves « marons », à Mafate, au cœur des montagnes ; le cadre était magnifique et j’y ai eu comme une révélation ; ils avaient emporté le « roulèr » (tonneau de vin recouvert d’une peau de boeuf) et le « kayanm »(rectangle constitué de fleurs de cannes à l’intérieur duquel se trouvent des petites graines en général) et se sont mis à jouer du Maloya la musique des esclaves, que j’avais pourtant déjà entendu lors du repas dominical mais là… : cela a complètement changé ma vie !

5 – Ker maron

La première association créole/français.

Tout cela semblait être ce que j’étais venu chercher. Mon être tout entier se retrouvait dans cette musique, les mots résonnaient comme jamais et mon cœur battait au rythme du « roulèr » : l’état dans lequel je me trouvais demeure encore difficilement descriptible mais tout ce que je peux te dire c’est que, et ça va te paraître étrange, je vivais, pleinement, en « maron » et que à ce moment là je me sentais totalement…..libre !

A la nuit tombée, ils ont chanté ce « maloya kabosé » à n’en plus finir ! Ce fut une soirée mémorable !

6 – Maloya kabosé

Cela raconte l’histoire d’un homme à qui on a offert l’hospitalité et qui à chaque « geste », repas et lit pour dormir, s’est mis à chanter ce refrain…

Si bien qu’au petit matin, je parvenais à parler quasi-couramment le créole. Cette langue est vraiment belle. Beaucoup ne semblent l’utiliser que pour se moquer ou pour faire de l’humour mais je me rends compte chaque jour qu’elle peut surtout exprimer de belles choses. Et tu sais, j’en arrivais à me dire que tout cela était écrit ; les pièces de ce puzzle qu’était ma vie se mettaient progressivement en place et le sens qu’il prenait et que je devais lui donner était de plus en plus clair !

7 – Konmsi

« Tu es venu avec quoi, pourquoi es-tu venu, penses-tu être venu « comme ça » ? » La vie était belle, j’étais heureux et j’aurais vraiment voulu que tu sois là. C’est très simple , j’avais l’impression de naître à nouveau et de faire mes premiers pas dans ce monde que je voyais autrement alors. Les anciens, qui occupent une place prépondérante, étaient très présents et veillaient néanmoins, ce qui m’aidait à me sentir en toute sécurité. Et dis donc, comme tout nouveau né j’ai poussé un premier cri : « ayé » !

8 - Ayé

Les différentes phases d’évolution d’un nouveau né : la volonté de faire partie de ce monde, de voir, de reconnaître les siens, de communiquer et de se faire entendre face à la présence des anciens qui veillent à ce qu’il ait tout ce qui lui est nécessaire pour grandir.

Le Maloya ne paraît pas c’est vrai de manière très clinquante mais je crois que l’on peut en être fier et je voudrais vraiment que tout le monde et les réunionnais en premier s’en aperçoivent. Cette musique est tellement forte, tant de par son histoire que de ses origines diverses, malgaches-africaines-indiennes-asiatiques et européennes : c’est là toute sa richesse !

9 – Sa lé anou

« Le Maloya, ça nous appartient, il est en nous, c’est ce qui nous aide à tenir, se voit à notre teint, notre cr , la voie de notre Liberté, porteur de notre espoir et de notre mémoire. »

Ces derniers jours ont été très riches en évènements et hier matin, au lever du soleil, j’ai eu envie d’aller en bord de mer me changer les idées. Il y avait des pêcheurs avec leurs gaulettes et leur mouvement de lancer de la ligne, accompagnait parfaitement celui des vagues sur le sable noir et les galets : on aurait dit qu’ils se faisaient au rythme d’un tango, c’était beau à regarder !

10 - Tango souk inn de

« Nous de courir et sauter sur les galets, la mer de rouler pour venir s’y écraser, le vent de tourner pour que nous dansions un tango….. »

Et bercé par ces mélodies océanes, je n’ai pu m’empêcher de penser à comment cette île est née. Alors à mon esprit de divaguer et de partir dans des histoires quelque peu imaginaires : pourquoi cette île ne serait-elle née de l’amour que portaient les éléments à une fée dénommée « Idi » ? Tu sais, je me prends véritablement à aimer cette île dont je ne connaissais que le nom il y a peu encore et tout ce que je suis ne veut que lui montrer à quel point elle compte à mes yeux.

11 – I di (Fé inn )

« On dit que quand Idi a jeté un galet dans la mer un bout de terre en est ressorti pour elle, que quand elle a posé ses pieds sur ce bout de terre un cœur s’est mis à battre pour elle : toi mon pays, tu es mon tout, mon éternel, la racine de mes sentiments et tout ce que je suis ne cherche qu’à s’unir et ne faire qu’un pour toi. » Voilà, je vais à présent te laisser ; je te redonnerai des nouvelles bientôt , narvu tanto (au revoir, à tantôt) porte toi bien, je t’embrasse. Davy.

P.S. : j’ai fait un rêve étrange où il était question que ma chère et tendre et moi partions en croisière ; j’étais sur le point de me marier-elle allait pouvoir sortir sa « grand-voile » - mais la foudre s’est abattue sur le navire qui a alors fait naufrage : l’océan déchaîné l’a emportée, c’était horrible ! J’ai survécu j’ignore comment ; j’étais alors à errer en pleine mer, à flotter sur un bout de bois pendant des heures et des heures , à bout de force quand j’échouai par hasard sur une plage : il s’agissait alors pour moi d’y reconstruire ma vie et d’y faire pousser une sorte d’arbre qui s’appellerait le « Maloya »… pour m’y abriter je suppose ! Je n’en n’ai saisi davantage pour le moment : si ça s’éclaircit je t’en fais part.

12 – Kouraj

« Ah , accroche toi je suis là, nous sommes plus forts que ça, reste à côté de moi, où es-tu, où es-tu ….. ? »

Auteur compositeur : Davy Sicard




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