Spectacles et musiques du monde

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le 20 décembre 2018 au Festival international Dimajazz à Constantine, Algérie

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SAPHO Chante Barbara le Mercredi 12 Décembre 2018 au New Morning à Paris

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RENE LACAILLE EK MARMAILLE / BONBON VODOU / SUISSA (DAVID) en concert le Vendredi 14 Décembre 2018 au Hasard Ludique Paris (75)

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le Vendredi 21 Décembre 2018 à 21h au Studio de l’Ermitage à Paris

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Le Samedi 15 décembre 2018, à 19h30 , Auditorio Nacional de Madrid, Espagne

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15 Décembre 2018 en concert avec Soeur Marie Keyrouz et l’Ensemble de la paix à Paris

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Le légendaire ballet « Casse-Noisette » sera du 23 décembre 2018 au 6 janvier 2019 au Théâtre des Champs-Elysées à Paris

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le Vendredi 20 décembre 2018 à Paris au festival Africolor

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Ballaké Sissoko

Concerts

Samedi 21 juillet 2018 au Festival Le Temps Des Guitares

24 juillet 2018 au Festival de Saint-Paul de Vence

11 Aout 2018 au Festival Les Traversées Tatihou


Le nouveau disque de Ballaké Sissoko et Vincent Ségal, Musique de nuit, paru le 4 septembre 2015, est magnifique.

Le premier, né au Mali dans une famille de musiciens, joue de la kora, harpe-luth d’origine mandingue répandue en Afrique de l’Ouest. Il a par exemple intégré l’Ensemble instrumental du Mali en 1981, dès l’âge de treize ans.

Le second est violoncelliste, formé en France en conservatoire – en particulier au Conservatoire national supérieur de Lyon, mais il a rapidement abordé des styles musicaux très divers, comme la musique contemporaine ou le rock. Les deux musiciens avaient déjà enregistré un très bel album en 2009, Chamber Music.

Leur nouveau dialogue musical, qu’enrichit toujours le jeu alterné du violoncelle avec ou sans archet, est d’une très grande profondeur, qui saisit immédiatement dans l’impressionnante deuxième plage (Passa Quatro) : une introduction grave et lente y est suivie d’une partie où le jeu remarquable des accents illustre la complicité des deux musiciens – les images sobres mais obsédantes des rives d’un cours d’eau accompagnent ce titre et sont facilement accessibles en ligne.

Des changements rythmiques comparables associent sur d’autres plages des moments différents, par exemple le passage, dans le premier titre (Niandou), à une pulsation rapide et très entraînante.

Sur l’ensemble du disque, les deux instruments chantent et se répondent, mais la virtuosité et la sonorité limpide de Ballaké Sissoko permettent d’entendre particulièrement sa créativité, par exemple la souplesse rythmique de son phrasé.

Vincent Ségal peut jouer une introduction comparable à un solo de contrebasse jazz, dans un rythme libre, puis, sur la même plage, accompagner la kora en obtenant avec son archet des sonorités envoûtantes (Balazando). Tout le disque se caractérise donc par une inventivité et un art de la variation qui ressortent d’autant plus que certains titres sont construits sur des motifs ou des accompagnements répétitifs (N’kapalema), parfois enivrants ou hypnotiques (Super étoile).

Une invitée remarquable figure exceptionnellement sur la cinquième plage, la chanteuse malienne Babani Koné, dont le chant beau et profond est superbement accompagné par les deux instruments (Diabaro).

Certaines surprises pourraient être décrites plus longuement – par exemple telle invention stylistique (Prélude). Il reste que l’ensemble du disque que nous offrent aujourd’hui Ballaké Sissoko et Vincent Ségal est plus qu’un très bon album.

Son audition attentive est une expérience musicale et poétique unique, dont la valeur ne peut qu’être décuplée en des temps où domine l’essentialisme, c’est-à-dire le refus de la rencontre et du métissage.

© Brice Gérard - http://www.musiquesdumonde.fr


reportage à Marseille le 12 Septembre 2013
Etats Généraux des Musiques du monde 2013

de gauche à droite : Ballaké Sissoko, Kamilya Jubran, Manny Ansar, Waed Bou Hassoun, Françoise Degeorges, Houria Aïchi

Manny Ansar , Directeur du festival Au Désert au Mali , Ballaké Sissoko

Reportage Photos : © Salah Mansouri


Ballaké Sissoko

En Afrique, bien des instruments de musique sont menacés au même titre que tant d’espèces animales ou végétales. Ce n’est pas le cas sur l’immense territoire de l’ancien empire mandingue, qui englobe la Gambie, la Guinée, la Guinée-Bissau, le Mali et de vastes régions du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire et du Sénégal. Grâce aux griots, cette caste de chanteurs, de conteurs et de musiciens qu’on appelle là-bas les « djeli », les instruments mandingues vivent une vraie renaissance. Entre autres, les luths et harpes ancestrales résistent magnifiquement à la concurrence de la guitare...

UN HÉRITIER AUTODIDACTE
Parmi ces harpes, la plus célèbre est la kora, harpe en calebasse à chevalet et à 21 cordes : « sept pour le passé, sept pour le présent, sept pour le futur », dit la légende. Ballaké Sissoko a résolument choisi le futur, comme son ami et cousin Toumani Diabaté. Tous deux appartiennent à de fameuses familles de « djeli » (griots) installées au Mali mais originaires de Gambie. Si la Guinée-Bissau est considérée comme le berceau de la kora, la Gambie est depuis un siècle le vivier où se sont épanouis ses plus grands virtuoses. Ballaké et Toumani sont les fils de deux géants de la kora, Djelimady Sissoko et Sidiki Diabaté, qui participèrent en 1971 au disque le plus célèbre de l’histoire de cet instrument : Cordes Anciennes. Djelimady et Sidiki étaient deux piliers du prestigieux Ensemble Instrumental du Mali dirigé par le grand Keletigui Diabaté, dont le fils Fassély est l’inamovible partenaire de Ballaké au balafon... Curieusement, malgré son pedigree, Ballaké est avant tout un autodidacte : « Des deux côtés paternel et maternel, la kora a toujours été l’instrument familial, mais mon père ne voulait pas que je sois musicien. Comme je suis l’aîné des garçons parmi une trentaine d’enfants, il préférait que je sois avocat ou fonctionnaire. J’ai appris à jouer en cachette pendant que mon père partait aux répétitions, j’avais dérobé la clef de sa chambre où il planquait ses koras... À sa mort en 1981 je n’avais que 13 ans, mais j’ai pris sa relève... »

DES ALBUMS DANS LA TRADITION MANDINGUE

En 1999, Ballaké et Toumani ont à leur tour gravé ensemble Nouvelles Cordes Anciennes (Hannibal-Ryko/harmonia mundi), disque qui les a imposés à la fois comme les héritiers de la plus pure tradition et les chefs de file d’une nouvelle vague de koraïstes virtuoses.

Le premier album de Ballaké pour Indigo/Label Bleu, Deli (2000) était entièrement consacré au répertoire mandingue. Son dernier album sorti en 2005 chez Label Bleu, Toumora, est un voyage à travers les styles d’autres ethnies du Mali et des pays voisins. L’un des sommets de Toumora est un nouveau duo instrumental qui les réunit, Kanou. Selon Ballaké, « ce mot désigne à la fois l’amitié, l’amour, la fraternité et surtout la liberté de se parler à cœur ouvert. Avec Toumani, nous avons grandi ensemble et nous n’avons aucun secret l’un pour l’autre ». Le morceau qui donne son titre à l’album, Toumora, a pour Ballaké un sens très symbolique : « C’est le morceau-fétiche de mon trio régulier de Bamako. Toumora est à la fois le nom d’un accord de la kora, et celui d’un village où j’ai joué un soir en pleine brousse pour un mariage. Il n’y avait pas de courant, on avait allumé des bouts de vieux habits dans des boîtes de pétrole, tout le monde était assis par terre dans la cour, et c’était très génial. J’ai voulu recréer dans tout ce disque l’ambiance chaleureuse de ces fêtes griotiques. [...] Griots ou non, ce qui distingue notre génération, c’est que les anciens privilégiaient toujours les traditions. Nous, nous les respectons, mais nous jouons avant tout nos émotions ».

d’après la présentation du CD Toumora (Label Bleu)


DISCOGRAPHIE

Toumora , Label Bleu,, 2005 LBLC 2596
Deli , Label Bleu, 2000, LBLC 2576

CHAMBER MUSIC / NO FORMAT ( 2009 )




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