Le Jardin des délices, d’après le célèbre tableau de Jérôme Bosch, sera la prochaine création chorégraphique de Blanca Li dans le cadre de sa compagnie. La première de ce nouveau spectacle aura lieu au Festival Montpellier Danse (France) en juin 2009
Le JARDIN des DELICES
Le nouveau spectacle de la compagnie Blanca Li
Création au Festival de Montpellier Danse les 19 et 20 juin 2009
5 représentations au Théâtre des Champs Elysées du 26 au 30 juin 2009
Mise en scène et chorégraphie : Blanca Li
Réalisation du film : Eve Ramboz
Musique : Tao Gutiérrez
Pianiste : Jeff Cohen
Danseurs : distribution en cours
Scénographie : Pierre Attrait
Lumière : Jacques Châtelet
Vidéo : Charles Carcopino
Costumes : Tilman Grawe, Laurent Mercier
Assistante à la chorégraphie : Glyslein Lefever
Avec Blanca Li, 8 danseurs et Jeff Cohen au piano
Le « Jardin des Délices », peinture de Jérôme Bosch exposée au Musée du Prado à Madrid, a toujours été une des références essentielles, voire obsessionnelles de Blanca Li. Le film d’animation réalisé sur le sujet par Eve Ramboz a finalement incité la chorégraphe à sauter le pas et à mettre en scène son interprétation du tableau.

© Museo Nacional del Prado (España)
Le « Jardin des Délices », encadré par le paradis et l’enfer, dépeint un monde délicieusement invraisemblable où hommes et femmes vivent en harmonie d’amour et de plaisirs, où règne l’abondance, où la vie est un jeu, un lieu de jouvence… Mais derrière cette apparente sérénité se dissimulent déjà les signes de la métamorphose en cours, s’avancent les tentations coupables. Signes et tentations qui disent le caractère éphémère et fragile d’un monde et d’une utopie que l’enfer et ses folies accueilleront bientôt. Jérôme Bosch sait que le monde (son monde) court à sa perte. Il peint un manifeste de liberté. Aujourd’hui, Blanca Li s’inspire de ce tableau pour nous parler de notre monde.
« J’ai toujours été tentée de faire naître une chorégraphie de cette œuvre, où l’enfer se mêle au paradis, le plaisir au vice, et le satirique à la morale…et qui invite chacun à trouver sa propre voie vers un monde nouveau. C’est d’une modernité et d’une actualité intemporelle. Choisissant une esthétique délibérément pop, j’ai situé mon spectacle au sein d’un espace public contemporain, habité d’êtres fantastiques inspirés de notre monde actuel, en parallèle avec les images du tableau. Un lieu de tous les possibles où se croisent des personnages excentriques. Un bal fou et cependant lucide. Où les genres se choquent et se mêlent en se heurtant. La course effrénée au plaisir consumériste, les excès, les vanités, les délices des perversions ordinaires … Un espace où s’incarnent folie, passion, liberté, plaisir, perversions et fantasmes, un lieu où se nouent et se dénouent les contradictions de notre temps. On y fait l’amour, on y mange, on y danse, on y joue de la musique. J’ai envie de rire, de faire la fête. Je suis dans un moment euphorique. Le spectacle sera à l’image du tableau : plein de surprises et de fantaisie, sans logique apparente. Poésie, couleur, humour, rêves les plus secrets, amours, délices… ».
BIOGRAPHIE

Blanca Li est une chorégraphe, metteur en scène, danseuse et réalisatrice espagnole. A partir d’un large éventail de formes d’expression corporelle, du flamenco au hip hop en passant par la danse classique ou baroque, elle signe un parcours singulièrement personnel.
Née à Grenade le 12 janvier 1964, elle puise les racines de son inspiration dans la culture arabo-andalouse. Elle est gymnaste dans l’équipe nationale à douze ans. Elle part à New York à dix-sept ans, pour étudier pendant cinq ans à l’école de Martha Graham, tout en fréquentant les écoles d’Alvin Ailey, Paul Sanasardo et le Clark Center. Habitant Spanish Harlem, elle vit au quotidien la naissance du hip hop, créant au passage un groupe de Flamenco-Rap. De retour en Espagne, elle crée à Madrid sa première compagnie de danse contemporaine, laquelle est sélectionnée pour le programme de l’Exposition Universelle de Séville.

Etablie en France depuis 1992, Blanca Li y présente un an plus tard la pièce Nana et Lila au Festival d’Avignon. Suivent Salomé sur une partition de Charles Koechlin en 1995 au Quartz de Brest, Stress - Pète pas les Plombs en janvier 1997 au Théâtre Jean Vilar de Suresnes. Elle conçoit le one-woman show Zap ! Zap ! Zap ! et crée en 1998 le Songe du Minotaure, un ballet inspiré par la Grèce antique pour la Biennale de Lyon et la Maison des Arts de Créteil. L’Opéra de Nancy lui commande entre 1997 et 1999 la mise en scène de deux opéras de Manuel de Falla : La Vie Brève et L’Amour Sorcier puis la mise en scène en création mondiale de l’opéra Un Tango pour Monsieur Lautrec de Jacobo Romano et Jorge Zulueta.
Blanca Li s’investit parallèlement dans l’installation de son Centre chorégraphique, un ensemble de studios destinés au travail de la Compagnie, ainsi qu’à l’accueil d’autres professionnels du théâtre et de la danse, et qui sert de base à ses créations personnelles depuis 1998.
Blanca Li prête son concours au cinéma (Gazon Maudit, Nettoyage à Sec), à la publicité (Perrier, Gap, , Jean Paul Gaultier, Prada, Lancôme), aux vidéo clips (Daft Punk, Blur, Rita Mitsouko, Goldfrapp…). Elle écrit et réalise son premier court-métrage, Angoisse en 1998, couronné de 4 prix (Brest, Grenoble, Créteil) et réalise de nombreuses œuvres dans le domaine de l’audiovisuel (And so on, la Paella, Un après-midi, Sandance et la captation d’une de ses chorégraphies pour ARTE, Al Andalús).

Elle ouvre le Festival Suresnes Cité Danse 1999 avec une création hip hop, Macadam Macadam, qui, d’Avignon aux USA en passant par l’Opéra-Comique de Paris, devient la référence du genre. En septembre 1999, l’Opéra de Paris lui commande la chorégraphie des Indes Galantes à Garnier, avec à la baguette William Christie. (Repris les années suivantes, l’opéra ballet de Rameau est désormais inscrit au répertoire de l’Opéra, et publié en DVD à l’automne 2005). A l’occasion du passage à l’an 2000, et de l’inauguration du Lieu Unique à Nantes, Blanca Li répond à l’invitation du CRDC en présentant Univers Unique, partition pour trapézistes, accordéon et danseuses. Son one-woman show “Zap ! Zap ! Zap !” est présenté notamment au Théâtre National de Chaillot et à la Kitchen de New York dans le cadre du festival France Moves. En juillet 2000, la danseuse étoile Monique Loudières lui commande le solo Silhouette pour le Vif du Sujet au Festival d’Avignon.
Blanca Li passe de façon décisive au cinéma en 2001 en réalisant son premier long métrage, Le Défi, une comédie musicale hip hop. Box office : 300 000 entrées France, sélection officielle du festival international de Tribeca en 2004.
A la fin 2001, elle crée pour le Ballet de l’Opéra de Paris, Shéhérazade, dans des costumes de Christian Lacroix. Nommée directrice et chorégraphe du Ballet de Berlin au Komische Oper, elle y reste une saison, recréant le “Songe du Minotaure” pour 24 danseurs. Borderline, en collaboration avec les artistes plasticiens Jorge et Lucy Orta, y voit le jour en juin 2002. Refusant les coupes budgétaires imposées par l’administration, elle démissionne en juin 2002 après une saison au succès public inégalé.

De retour à Paris, la chorégraphe présente “Borderline” en France et en Europe. La compagnie de danse contemporaine de Blanca Li, accueillie depuis 2002 en résidence à l’Opéra de Massy, crée Al Andalus dans ce théâtre de la périphérie parisienne. (Cette pièce sera présentée en juin 2004 au Palais de l’Alhambra dans le cadre du Festival international de Grenade). En mars 2003, Blanca Li présente à l’Opéra Bastille sa chorégraphie de Guillaume Tell, mis en scène par Francesca Zambello. En février 2004, elle signe la chorégraphie de Don Giovanni au Metropolitan Opera de New York, mis en scène par Marthe Keller. Alarme voit le jour à la Biennale de Lyon en septembre 2004, et tourne en alternance avec une nouvelle version de Al Andalus, accomppagnée pour certaines occasions de la chanteuse de Flamenco Carmen Linares (festival Madrid en Danza et Festival Italica de Séville).
Blanca Li est nommée Chevalier de l’Ordre national du Mérite en mai 2004, et reçoit le prestigieux prix espagnol "Manuel de Falla" en décembre 2004, en reconnaissance de sa contribution à la chorégraphie contemporaine et de sa trajectoire professionnelle.
En 2005, elle prête son talent de chorégraphe à la comédie musicale Bagdad Café. En janvier 2006, elle recrée son spectacle musical hip hop Macadam Macadam avec une nouvelle équipe à l’Opéra de Massy et le reprend en juin au Théâtre Mogador à Paris pour une série de 12 représentations.
Cette même année, en septembre, Blanca Li est nommée directrice artistique du Centre Andalou de Danse à Séville (CAD).
Corazón Loco, nouvelle création de la compagnie, associe l’Ensemble vocal Sequenza 9.3 dirigé par Catherine Simonpietri sur une partition contemporaine d’Edith Canat de Chizy. Produit en janvier 2007 au théâtre Odyssud de Blagnac, programmé pour 10 représentations au Théâtre National de Chaillot à Paris, Corazón Loco tourne actuellement en alternance avec Macadam Macadam en France et à l’étranger. En février, Macadam Macadam reçoit le Globe de Cristal, prix de la presse française au meilleur spectacle (catégorie Danse et Opéra). Blanca Li est nommée en mars Officier dans l’Ordre des Arts et Lettres par le Ministre de la Culture.

En juillet 2007, Blanca Li crée, dirige et danse Poeta en Nueva York dans le cadre du cycle "Lorca et Grenade " au Generalife (Alhambra) à Grenade, pour une série de 38 représentations qui réunit plus de 55 000 spectateurs ! Elle y met en scène une trentaine de danseurs et musiciens, combinant Flamenco (avec la chanteuse Carmen Linares et le danseur Andres Marin), hip hop et Jazz pour évoquer le choc culturel éprouvé par le poète andalou lors de son séjour à New York. Le "Premios Max" de la Meilleure chorégraphie a été décerné à ce spectacle le 4 février 2008 au Théâtre Lope de Séville (équivalent en Espagne des Molière en France ou des Tony awards aux USA). Ce spectacle est joué 10 soirs de suite au Théâtre national de Chaillot à Paris, en mai 2008, avec toujours le même succès, et repris à Grenade durant l’été 2008 pour une série de représentations supplémentaires.
Dans le domaine des arts plastiques, Blanca Li réalise en janvier 2008 sa toute première exposition au MUSAC, Musée d’Art contemporain de Castilla y Leon, sous la forme d’un parcours déambulatoire et interactif : Te voy a enseñar a bailar - "Je vais t’apprendre à danser" (26 janvier au 4 mai 2008). En octobre 2008, elle met en scène Enamorados Anonimos, comédie musicale, qui poursuit actuellement le cycle de ses représentations au Teatro Movistar à Madrid. (Direction musicale de Javier Limón, scénario de David Serrano, Daniel Sanchez Arevalo, Fernando Castets).
Le Jardin des délices, d’après le célèbre tableau de Jérôme Bosch, sera la prochaine création chorégraphique de Blanca Li dans le cadre de sa compagnie. La première de ce nouveau spectacle aura lieu au Festival Montpellier Danse (France) en juin 2009
Les Distinctions individuelles pour sa carrière artistique :
France :
Nommée « Officier des Arts et des Lettres » par le Ministre de la Culture et de la communication (mars 2007).
Nommée « Chevalier de l’Ordre national du Mérite » par le Ministre des Affaires Européennes (Mai 2004).
Espagne :
« Médaille d’or des Beaux Arts » (Medalla de oro de las Bellas Artes) (2009). Le Roi d’Espagne remet cette prestigieuse distinction sur proposition du Ministre de la Culture à une vingtaine de figures majeures de la culture et des arts.
Seuls deux autres chorégraphes avaient à ce jour obtenu cette reconnaissance (Maurice Béjart et Alicia Alonso).
« Bandera de Andalucia » (2008).
« Prix Manuel de Falla » : attribué à l’unanimité du jury, pour « sa contribution innovatrice à la danse contemporaine, en reconnaissance de sa trajectoire professionnelle de création et de diffusion de la culture andalouse au niveau international », remis par le Ministre de la Culture d’Andalousie (décembre 2004).
photo : Ali Mahadavi
http://www.blancali.com
























