
en concert le vendredi 5 février à 20h 30 Institut du Monde Arabe, Paris

- Reportage concert-IMA-Beihdja-Rahal
concerts
Vendredi 5 février 2010 à 20h30
L’Andalousie rêvée avec Beihdja Rahal
Rarement interprète du répertoire arabo-andalou n’aura mis autant de passion dans l’exercice de son art.
Beihdja Rahal, à la kouitra, sera accompagnée de
Nadji Hamma au luth,
Noureddine Aliane à la mandoline,
Mokrane Boussaïd à l’alto,
Hocine Soudani à la derbouka.
INFORMATIONS PRATIQUES
Lieu : Auditorium de l’IMA (niveau -2)
1, rue des Fossés-Saint-Bernard
Place Mohammed-V, 75005 Paris
Accès : Métro : Jussieu, Cardinal Lemoine, Sully-Morland
Bus : 24 – 47 – 63 – 67 – 86 – 87 – 89
Parking public : au 39, boulevard Saint-Germain







reportage Salah Mansouri

Voici une douzaine d’années, Beihdja Rahal, s’affirmait comme l’une des voix les plus prometteuses de la tradition classique algéroise de la Sanaa, une musique multiséculaire que les Algérois appellent familièrement “l’andalou” et qui constitue l’une des six grandes Écoles de la musique arabo-andalouse du Maghreb avec la Âla du Maroc, le Gharnâti de Tlemcen, les Malouf de Constantine, de Tunisie et de Libye.
Aussi est-il étonnant que cette jeune femme qui a choisi de s’établir en France en 1992 ait fait l’essentiel de sa carrière dans le monde arabe où elle se fait régulièrement applaudir dans les plus grands festivals de Tunis jusqu’à Fès.
Tradition très ancienne, la Sanaa semble avoir été portée pendant plusieurs siècles par des chanteurs masculins. C’est oublier qu’à l’époque d’Al-Andalus, c’étaient les voix féminines qui dominaient. Le travail de Beihdja Rahal renoue donc avec une pratique très ancienne, tout en prenant acte de l’évolution constante de cette musique au cours des quelque huit siècles de son histoire.
BIOGRAPHIE
Beihdja Rahal est née en 1962 à Alger dans une famille où la pratique de la musique arabo-andalouse est chose courante. Elle étudie la musique avec les grands maîtres de l’époque, notamment Mohammed Khaznadji et Abderrezak Fakhardji, apprenant le chant et le jeu de la kwîtra, le luth emblématique de l’orchestre andalou algérien. Elle complétera sa formation au sein des associations algéroises les plus prestigieuses, El Fakhradjia et Es-Soundoussia.
Ces associations se caractérisent cependant par de gros effectifs instrumentaux et choraux.
Soucieuse d’un certain retour à la tradition – encore un – Beihdja Rahal rompt avec cette approche symphonique et opte pour le chant en solo accompagné par une petite formation de chambre comprenant la kwîtra, le luth ’ûd, le violon ou l’alto, la mandoline, la flûte nây, la cithare qânûn, le petit tambourin à sequins târ et la darbukka.
L’interprétation y gagne en liberté, et donc en flexibilité et en complicité. Elle permet surtout un retour à l’hétérophonie, ce chevauchement des lignes musicales qui est un des fondements de l’esthétique musicale maghrébine. L’effectif de chambre magnifie la voix, mettant en valeur sa chaleur, sa souplesse dans le mélisme, son timbre magnifique dans le medium, son émotion dans le vibrato.
Le répertoire comprend douze nûba ou suites vocales et instrumentales organisées en six mouvements principaux auxquels peuvent s’ajouter des préludes, des interludes et des postludes.
Chaque nûba est composée dans un des modes musicaux algériens et tous les mouvements, déterminés par des rythmes spécifiques, se succèdent toujours dans le même ordre. La contrainte est grande, mais loin de figer cette musique, elle lui laisse au contraire un grand espace de liberté. En effet, à chaque nûba correspond un vaste corpus de pièces dans lequel les musiciens puisent à leur gré. Chaque interprète peut ainsi interpréter sa ou ses versions d’une même nûba, totalement différentes les unes des autres.
C’est pour cette raison qu’après avoir enregistré une première intégrale des nûba algéroises, principalement pour le marché algérien, Beihdja Rahal en entame une seconde en collaboration avec la collection INÉDIT/Maison des Cultures du Monde. Ce sont ces deux premières nûba, Zîdan et Hsin, que l’artiste interprétera lors de ses deux concerts au Festival de l’Imaginaire.
DISCOGRAPHIE
NOUBA POESIADES
SUNSET FRANCE / SA 141154
Nûba Zîdan vol 1
maison des cultures du monde / INEDIT W 260132
Nûba Hsîn vol 2
maison des cultures du monde / INEDIT W 260133
infos
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en concert le 21 mars 2010 - Théatre Jean Vilar Chorus des Hauts de Seine Suresnes (92)
Un tarif préférentiel pour ce concert réservé au public se recommandant de musiquesdumonde.fr

























