
du 26 au 28 mars 2009 au DOCK DES SUDS / MARSEILLE

PROGRAMMATION
JEUDI 26 MARS
Ouverture des portes : 19H30
NOVALIMA (Pérou)
Les pionniers magistraux de l’afro-peruano-electro
La jeune génération de Lima a trouvé ses nouveaux héros. Les quatre dj’s de Novalima sont en effet en passe de réussir le tour de force d’imposer leur nouveau son sur les dance-floors du monde entier : leur live électro révolutionne les codes en puisant dans la culture afro-péruvienne, héritage des esclaves africains qui ont nourri les terres andines dès le XVIème siècle.
A cet apport fondateur, ces jeunes péruviens vivant entre Londres, Lima, Barcelona et Hong Kong ( !) ont enrichi leur projet de rythmiques acoustiques et de musiques qui ont façonné leur background : rock, reggae, dub, salsa et évidemment electro avec laquelle ils font feu de tout bois. La présence de musiciens sur scène ajoute un souffle vivifiant et atteste de l’audace de Novalima à abattre les frontières... En dansant, évidemment.
ARONAS (Nouvelle Zélande / Grande Bretagne)
Jazz-punk de l’hémisphère austral Attention, génie à l’oeuvre ! Aron Ottignon, pianiste et leader d’Aronas, débarque de son hémisphère Sud comme un coup de tonnerre musical. Virtuose de jazz dès sa prè-adolescence, il a embrassé peu à peu tous les styles pour les intégrer dans son jazz-groove-punk absolument délirant. Ses touches de rock et de soul, ses rythmes maoris et caribéens créent une couleur sans égal où le piano rivalise d’ingéniosité et étanche sa soif créative. Surnommé le “nouveau magicien du jazz", il s’inspire notamment des trésors rythmiques des percussions du Sud Pacifique dans lesquelles il a grandi. Et si sa conception musicale entre free-jazz, pop ou electro étonne, ses prestations scéniques détonnent par ses postures de rockstar et une folie qui fait plaisir à voir. Oubliez l’idée que vous vous faites du piano...
WASIS DIOP (Sénégal / France)
La voix royale du voyageur insatiable
La voix râpeuse et le timbre reconnaissable entre tous, Wasis Diop écrit depuis plus de 30 ans un parcours artistique intègre en devançant les modes du métissage de la world music. Voyageur curieux et infatigable, il promène en permanence son jeu subtil de guitare et ses compositions raffinées depuis son Sénégal natal jusqu’à la Jamaïque, en passant par le Japon, Paris ou bien encore Londres. On surprend alors quelques vieilles prières sahéliennes badiner avec le rock, le dub et la pop, et des textes où se mêlent poésie, hymne à la nature et engagement social revendiqué. Sa musique traverse ainsi le globe, samplé par Dr Dre ou dans des bandes originales de film (L’affaire Thomas Crown, le cinéma de Téchiné etc.) offrant une vision contemporaine de la musique africaine, ancrée sur ses trésors antiques et naturellement ouverte sur le monde.
SAYON BAMBA (Guinée / France - PACA)
L’Amazone africaine envoûtante et enchanteresse La gracieuse et déterminée Sayon Bamba Camara a marqué très tôt son goût pour l’indépendance et pour la chose artistique. Toute jeune, elle force son destin et croise à Conakry la fine fleur de la bohème guinéenne : écrivains, musiciens, plasticiens, comédiens et danseurs. Les nuits chaudes de la capitale guinéenne l’amènent à chanter dans les Amazones de Guinée. Sayon Bamba fait alors escale à Marseille qui va l’adopter et nourrir peu à peu ses créations. Son regard perçant passe toujours au crible la société guinéenne rythmée par les fêtes de village, la pauvreté grandissante ou bien encore la polygamie. Mais son timbre de voix si singulier porte aussi les espoirs de cette femme africaine du XXIème siècle, affranchie, sensuelle, épanouie, travailleuse et mère à la fois, loin des tabous et des interdits. Comme l’hymne lumineux d’une artiste éprise de liberté...
HOURIA AÏCHI & L’HIJAZ’CAR (Algérie / France
La tradition magnifiée des cavaliers de l’Aurès
A l’est de l’Algérie, au coeur du pays Chaouia, le Mont Aurès abrite depuis des siècles les traditions berbères. Le chant d’Houria Aïchi dessine les contours de ce riche patrimoine où trônent les histoires de ces chevaliers émérites, gardiens de troupeaux, symboles de la fierté et de l’honneur de tout un peuple : les Cavaliers de l’Aurès.
En tissant de précieuses archives sonores avec la voix bouleversante d’Houria Aïchi, le collectif Hijâz’car célèbre l’universalité des règles de la chevalerie, de la bravoure et de l’amour qui font la renommée de ces centaures des montagnes. Un canevas sonore de cordes, de vents et de percussions qui puise ainsi dans l’héritage millénaire Chaouia, tout en marquant de son empreinte subtile un projet traversé par l’émotion brute d’une chanteuse en pleine grâce.
KAMEL EL HARRACHI (Algérie / France)

L’héritier flamboyant du Chaâbi algérois
Avec un profond respect et fierté, Kamel El Harrachi porte sur ses épaules un héritage artistique délicat à endosser. Comment en serait-il autrement lorsque l’on est le fils du grand Dahmane Amrani, dit El Harrachi, auteur de "Ya Rayah", popularisé dans le monde entier par Rachid Taha et figure incontournable du chaâbi ? Kamel n’a donc eu de cesse de marcher sur les traces de son vénéré père. Mandole à la main depuis l’âge de 6 ans, le jeune d’origine chaouie perpétue au bout de sa voix éraillée les thèmes de cette musique populaire algéroise dédiée à l’exil et à l’amour inconditionnel de l’Algérie. Sa fidélité (et sa ressemblance) avec son père fait de lui l’artiste le mieux placé pour donner une seconde jeunesse au Chaâbi. Ses interprétations du répertoire paternel lui valent déjà le plébiscite des publics avertis et prolongent avec talent une géniale saga familiale...
FOUAD DIDI ET L’ORCHESTRE TARAB (Algérie / France – PACA)
Le patrimoine arabo-andalou porté au firmament
Fondé en 1996, l’orchestre Tarab de Marseille dirigé par Fouad Didi interprète les richesses des répertoires Andalous et Hawzi. Ce dernier, né à Tlemcem en Algérie appartient à un genre musical ancien nourri de poésie populaire. Il porte en lui les thèmes de l’amour, de la nostalgie, des situations sociales, de la passion pour son pays et de l’exil dans des vers d’une grande finesse. La voix intense de Fouad Didi, servie par une rare maîtrise instrumentale, transcende cette culture pour atteindre de véritables sommets d’interprétation. Les instruments utilisés par son Orchestre Tarab, le violon, l’alto, la kouotra, la mandoline, la derbourka et le târ, sont ceux des orchestres traditionnels de l’Andalousie médiévale. Un travail d’orfèvre, dans une recherche permanente d’authenticité, pour restituer le somptueux patrimoine arabo-andalou...
GOLDENBERG & SCHMUYLE (France - PACA)
Alchimistes de beats apatrides et des groove ancestraux Tout droit sortis d’un des Tableaux d’une exposition de Moussorgski, Goldenberg & Schmuyle revendiquent leur savoir-faire de faussaires et leur profil de baroudeurs falsificateurs. Leur credo : “nos faux sonnent plus juste que des vrais !” Les deux Dj’s s’en donnent alors à coeur joie pour triturer, détourner, brouiller les pistes et réinventer un idiome musical au glossaire infini : de l’afrobeat-dub-jazz à la samba, du souk klezmer au zouk méditerranéen, des rives du Gange aux profondeurs du Guadalquivir, des Carpates à l’Atlas, du Congo jusqu’à Chicago, les deux complices élaborent un esperanto auquel les corps réagissent. Leur longue expérience et leur connaissance inépuisable des musiques du monde en font les alchimistes idéaux, prêts à jouer les entremetteurs décompléxés entre les sons les plus improbables. Imparable. Dernier album : De l’Andalou au Hawzy
GRAIL’OLI (Occitanie - France)
L’armada brasilo-occitane à la frénésie carnavalesque Grail’oli poursuit l’esprit de Carnaval à travers les cinq continents. Avec le son aigrelet de leurs grailles catalanes, la troupe sudiste piste aux Antilles, en Provence, à Dunkerque ou au Brésil l’air festif et contestataire de cette manifestation populaire. Fortement influencé par les percussions brésiliennes, Grail’oli introduit ainsi les rythmes de samba carioca, funk, coco nordestino, samba-reggae bahiano ou maracatu recifense quand ses charivaris dévalent les rues pour défiler avec force exubérance. Leur syncope entraînante nous mène alors jusque dans les Caraïbes quand leurs chants empruntent au provençal, au portugais, à l’espagnol ou encore au créole. A mi-chemin entre la batucada endiablée et la fanfare érudite, Grail’oli attise tel un vent de liesse populaire le feu carnavalesque qui porte à l’hystérie collective... Communicative...
VENDREDI 27 MARS
Ouverture des portes : 18H30
YOM (France)
King of Klezmer, clarinet fever... Pour assumer son culte irrévérencieux et joyeux à Naftule Brandwein, clarinettiste génial et fou, autoproclamé “king of klezmer clarinet” en 1910 aux Etats-Unis, Yom se devait de placer la barre très haut (encore plus haut ?) au niveau du talent et de l’exubérance affichée. Mission accomplie non sans un implacable brio. Le nouveau roi de la clarinette yiddish, ce sera lui. Apparats bling-bling et virtuosité intarissable, ce jeune soufflant parisien, passé par la musique traditionnelle, le jazz contemporain et l’electro, fait rugir son instrument de mille sentiments : mélancolie, frénésie, mysticisme, sensibilité poignante, fièvre festive, émotion à fleur de peau, l’invitation à la danse couve derrière chaque trille et chaque ornement mélodique. Fièvreusement klezmer et pour tout dire réellement royal...
BASTER (La Réunion / France)
La figure mythique du reggae maloya réunionnais Groupe phare de l’Océan Indien et pilier de la défense de la culture réunionnaise depuis 1983, Baster donne du sens à ses rythmes affûtés... Dans le sega et le maloya, on se plonge dans l’identité musicale de l’Ile. Dans le reggae jamaïcain, le balancement chaloupé porte la voix des exclus quand dans le jazz et les rythmes afro-latins, résonne un écho à l’abolition de l’esclavage. Baster, à travers les mers, a toujours bousculé les consciences par la danse. Avec son dernier album Wiyo (le 15ème en 25 ans !), il affiche un même penchant pour les mélodies caribéennes et ses rythmiques îliennes soutiennent des chansons toujours aussi revendicatives, où l’on note des collaborations avec le chanteur Cali ou Ludovic N’Hollé, le batteur de Tiken Jah Fakoly. Un souffle nouveau pour l’infatigable enfant de St Pierre.
Baster à la Fiesta Des Suds 2007
DEBA (Mayotte / France)
Le chant des femmes de Mayotte, les vagues mystiques de l’Océan Indien Baigné par les eaux chaudes de l’Océan Indien, entre Madagascar et la côte Est Africaine, Mayotte a fait partie de la route orientale de l’esclavage dès le IXème siècle. Façonné par d’ancestrales traditions africaines bantou et swahili ainsi que par les influences du monde islamique, la culture mahoraise a, au fil du temps, donné naissance à de grandes cérémonies soufies où les chants et danses séculaires célèbrent avec foi la naissance du Prophète. Certaines pratiques rituelles offrent ainsi un spectacle saisissant comme lorsque l’ensemble Deba, exclusivement constitué de femmes et de jeunes filles du village de Hamjaro, se lance dans de longues incantations répétitives et ondulent collectivement dans une chorégraphie mystique rappellant le mouvement incessant des vagues de l’océan. Quand le geste et l’expression entraîne l’élévation de l’âme...
NIDI D’ARAC (Italie)
Le suave écho méditerranéen des traditions du Salento Véritable phénomène du Sud-Est italien, Nidi d’Arac s’est longtemps illustré pour avoir mêlé ses tarentelles du Salento à l’univers techno dans de grandes nuits de transe ethno. La fine équipée d’Alessandro Coppola veille ainsi depuis 10 ans à la conservation et à la transmission des chants et rythmes traditionnels de la région de Lecce dans une approche clairement contemporaine : les rythmes de la pizzica s’y révèlent d’une modernité surprenante. En associant des compositions personnelles au patrimoine populaire salentino, Nidi d’Arac touche ainsi à la frénésie des polyrythmies des tambourinaires autant qu’à la puissance d’une voix qui exprime les racines et légendes profondes d’un territoire au coeur de la Méditerranée. Une musique hors du temps et sophistiquée, provoquant une irrépressible envie de danser.
MOSAÏCA (Occitanie / Maroc)
La plus fertile des rencontres au sommet... Des Pyrénées et de l’Atlas... Par son audace et ses recherches musicales, Mosaïca bouleverse les horizons en créant la rencontre au sommet des Pyrénées et de l’Atlas. Cette savante entreprise esquisse la jonction oubliée entre les contrées occitanes et les terres berbères. Aux rythmes des chants des troubadours, des airs arabo-andalous, des mélodies traditionnelles algériennes ou grecques, des bourrées et des rondeaux d’Occitanie, cette caravane sinueuse charrie les cultures et les langues gasconnes, séfarades, berbères, arabes, ladinos et grecques. En empruntant les chemins de la péninsulde ibérique et les voies maritimes méditerranéennes, Mosaïca se nourrit d’arabesques, de gumbri et de qanoun dans une atmosphère de nouba incandescente. Et le rêve sonore de ces sept musiciens d’une “Andalousie occitano-berbère” de se réaliser. En toute beauté.
ZAMAN FABRIQ (Egypte / France - PACA)
L’entrelacs fabuleux du beat-box avec les chants de Méditerranée Bienvenue dans une odyssée méditerranéenne à travers le temps. Zaman Fabriq (la fabrique du Temps) est le nouveau projet de la Compagnie Rassegna, réputée pour ses créations sonores autour de la Grande Bleue. Emmené par Bruno Allary (saz/mandole/guitare), l’équipage de cette nef est composé de musiciens des deux rives, au savoir-faire reconnu : Cheikh Zeïn Mahmoud (chanteur soufi égyptien), Isabelle Courroy (flûtiste kaval d’Aksak des Balkans), Tiko (Champion de France de Human Beatbox) et Philippe Guiraud (Latin Jazz/ Rumba...). Pour l’occasion, ils accueillent sur scène l’artiste turc Sinan Celik, considéré comme le meilleur joueur de kaval de toute l’Anatolie. Tout en introduisant les percussions vocales du beatbox aux musiques orientales et turques, Zaman Fabriq ouvre de nouvelles voies en étoffant de façon inédite les rythmes impairs des Balkans. Une création qui fait le pont entre les cultures, le passé, le présent et le futur de la Méditerranée, pour le bonheur des voyageurs...
HEMDEM (Turquie)
Les troubadours mystiques de l’Anatolie sacrée Composé de trois instrumentistes hors-pairs, l’ensemble Hemdem explore la musique sacrée des troubadours et poètes mystiques d’Anatolie, dans la lignée de la tradition asik. Puisant sa source dans les cérémonies authentiques de la grande coutume alévie, Dertli Divani, grand maître spirituel et poète respecté, et les musiciens-chanteurs traditionnels Ulas Özdemir et Mustafa Kilçik plongent dans le répertoire des nefes (souffles) exprimant la sagesse et la profession de foi. Dans ces chants d’amour mystiques (deyis), ces hymnes sacrés célébrant l’Imam Ali (figure emblématique de la vénération chiite) et ces lamentations ou chants en l’honneur du prophète Mohammed, Hemdem ouvre les portes des cimes mystiques de l’Asie Mineure et de ces traditions millénaires encore en vigueur... Une initiation spirituelle dans les hautes sphères...
FRÉDÉRIC GALLIANO KUDURO SOUND SYSTEM (Angola / France) La fièvre du Kuduro, la techno angolaise la plus torride Depuis 1994, le Dj-explorateur français poursuit une itinérance musicale hors-normes. De ses premiers mixes techno-house-jazz jusqu’à ses tournées mondiales avec les African Divas (du Sénégal, de Mali, de Guinée, etc.), Frédéric Galliano a toujours fait figure d’iconoclaste, curieux et hardi comme un chercheur de trésors. Sa découverte du Kuduro, première musique électro produite et réalisée en Afrique (par Tony Amado en 1996) a fait l’effet d’une bombe. Ce mélange typiquement angolais de semba, de kizomba et de techno house occidentale donne vie à un sound-system rugueux, transcendant les danseurs dans un ambiance sensuelle et surchauffée à souhait. Porté par des Mc’s angolais à la verve redoutable, le Kuduro de Fred Galliano a ce don rare d’affoler la thermomètre. Attention, canicule sur le dance-floor !
LES BANTOUS DE LA CAPITALE (Congo)
L’orchestre mythique de la rumba congolaise Véritables légendes de l’Ouest-Africain, les Bantous de la Capitale secouent les foules depuis 1959 au son d’une désormais fameuse rumba congolaise. A la richesse des rythmes ancestraux des provinces de Kinshasa, les doyens de Bantous ont ajouté au fil des décennies les influences latines et outre-Atlantique de la rumba, du cha-cha-cha, de la patchanga et de la biguine, qu’ils ont croisées avec le soukouss, le yékéyéké, le kwasa-kwasa ou plus tard le ndombolo et même le coupé-décalé. Ce vent festif et dansant au souffle cubain a façonné la réputation des bouillonnantes nuits congolaises et érigé cette bande de septuagénaires en héros du patrimoine musical africain. Ils fêtent leur 50 ans de carrière, un demi-siècle fiévreux à transcender l’histoire tumultueuse de leur région et à faire rayonner leur rumba endiablée par delà les deux rives du fleuve Congo.
SAMEDI 28 MARS
Ouverture des portes : 18H30
KORA JAZZ TRIO (Guinée / Sénégal)
Le trio facétieux des griots-héros du jazz mandingue
La rencontre de 3 musiciens d’exception tissant un dialogue de griots sur un canevas de jazz. Djeli Moussa Diawara, frère de Mory Kanté, magicien guinéen de la kora 32 cordes, instrument unique au monde sur lequel il a revisité la salsa, le blues, le calypso ou bien encore le flamenco, prend langue avec le pianiste sénégalais Abdoulaye Diabaté, chef de l’Orchestre National du Sénégal, fervent adepte de jazz et gardien des harmonies de ce trio de haut vol. Son compatriote, Moussa Cissoko, le troisième larron du projet, s’est imposé depuis plus de 20 ans comme l’un des grands maîtres percussionnistes de sa génération. L’association de la kora, des percussions d’Afrique de l’ouest et du swing afro-américain offre une proposition musicale inédite flirtant avec les traditions mandingues et le jazz aventureux. Précieux.
KRISTIN ASBJØRNSEN (Norvège)
L’émotion vocale du spiritual à l’élégance scandinave Avec sa voix éraillée et sensuelle entre tons veloutés et distorsions organiques, Kristin Asbjørnsen vagabonde sur les territoires infinis du Spiritual afro-américain. La touche sensible de ses interprétations, tout en maîtrise et en émotion, l’entraîne tour à tour aux confins du jazz, du blues ou de la folk mais en creusant un sillon définitivement personnel. Son apport en textures subtiles et modernes redonne un second souffle aux classiques du gospel américain et nourrit un répertoire original au service d’une voix impressionnante autant par son amplitude que par ses contours inimitables. Les compositions acoustiques déroulent un tapis rouge pour son timbre et il s’en dégage un univers apaisé et classieux, délicat et dinstingué comme une caresse du soleil dans les frimas de l’hiver scandinave.
MOUSSU T E LEI JOVENTS* (Provence - France)
La chanson marseillaise aux racines afro-américaines
En prenant le temps de contempler le spectacle de la rue, du port et de ses grues, Marseille et ses gabians, l’Occitanie et le vaste monde, Moussu T dessine les nouveaux contours d’une chanson marseillaise empreinte de l’histoire maritime de la ville et de ses influences cosmopolites. Empruntant à la tradition occitane, aux chaloupements caribéens, aux sonorités du Nordeste brésilien autant qu’au jazz ou au blues marseillais, le chanteur emblématique de Massilia Sound System chemine entre le local et l’universel sur un répertoire nostalgique et boulégant. Ses chansons baignées d’une certaine langueur et d’une poésie irriguée de soleil mettent à jour le cousinage évident de la chanson provençale made in La Ciotat et du blues noir-américain, au son des accords plaqués d’un banjo nonchalant...
RUPA & THE APRIL FISHES (USA)
Sirène métisse & délices nomades Rupa porte en elle les graines d’une mondialisation joyeuse. Depuis ses origines hindoues du Punjab, cette native américaine de San Francisco a vécu dans le Sud de la France et beaucoup voyagé du Mexique au Canada jusqu’en Europe. Sa musique ne pouvait qu’exhaler ces multiples identités dans un souk aux vertus jubilatoires : les influences de tango argentin, de swing gitan et de chanson française côtoient les râgas indiens, le folk américain et les cumbias latinas. Au coeur de ce melting pot, son charisme de sirène tantôt douce tantôt enjouée musarde avec les guitares, violoncelles et contrebasses, souffle le chaud avec les accordéons et les trompettes dans une ambiance qui tient autant de la milonga que de la guinguette. Sensuelle, généreuse et métissée, la musique nomade par excellence...
DJ CLICK (Roumanie / France / Grande Bretagne)
Le Dj incendiaire aux mixes électro-Balkaniques Artiste polymorphe, Dj Click s’est depuis longtemps fait le complice des projets les plus bouillants : avec l’extravertie Rona Hartner pour les cultures tsiganes comme avec les gnawas d’Essaouira, en attendant ses mixes brasileiros de Zuco 103 ou africanistes avec Issa Bagayogo, sa touche électro a ouvert la voie à une véritable ligue internationale du métissage. Son champ de prédilection : les dance-floors qui sentent la moiteur, où ses mixes égrennent avec fougue l’éventail des styles musicaux méditerranéens. Avec les rythmes tziganes, orientaux, klezmers, flamencos ou gnawis, Dj Click conjugue la techno, la drum’n bass et la jungle sur un autre mode, et à d’autres temps... Ceux du futur ! Une langue universelle, communicative et festive, aux accents toniques et aux tempos survitaminés pour faire parler les corps...
ISTANBUL CALLING (Turquie)
L’irrésistible passerelle ethno-électro d’Istanbul Comment sentir les vibrations telluriques d’une ville tentaculaire et point de fixation fascinant entre l’Orient et l’Occident ? L’incontournable producteur turc Oguz Kaplangi offre une réponse imparable en conviant pour une collection de compilations les héros musicaux les plus pertinents de la scène musicale stambouliote : Dj’s et musiciens traditionnels se sont accordés pour mettre en lumière les sonorités d’une ville en perpétuelle ébullition. Le résultat est tour à tour soyeux, dansant, lounge, trip-hop, electro-funk, ambiant ou jungle, interprété en turc, en anglais ou encore en français ( !). Un pont ethno-electronique (complété par des mixes videos sur leur live) déroutant et complexe, comme peut se révéler Istanbul, véritable phare sonore du Bosphore.
WAED BOUHASSOUN (Syrie)
L’étoile de Damas, nouveau joyau de la chanson arabe Voilà l’incroyable destin d’une chanteuse d’exception révélée sur le tard. Car le parcours artistique de Waed Bouhassoun aurait pu se confiner à la pratique de l’oud qu’elle manie depuis l’âge de 7 ans. Il faudra un concours de circonstances pour qu’on lui découvre un timbre de voix rarissime, qui évoque un cousinage évident avec la grande Oum Kalthoum ou chez les fameuses voix de la chanson arabe des années trente. De ses prodigieuses variations, de ses arabesques et de sa silhouette gracile s’échappent les complaintes profondes d’une poésie arabe délicatement ciselée. L’exigeant public d’Alep a adoubé son chant craintif et son interprétation poignante, signe incontestable que Waed Bouhassoun s’impose comme une des plus grandes voix du monde arabe.
AXIVIL ALJAMIA (Andalousie - Espagne)
L’Andalousie médiévale aux parfums flamencos L’expérience inédite d’Axivil Aljamìa relève d’une audace exceptionnelle dans la réinterprétation du patrimoine musical andalou. Dans un présent propice à tous les métissages, ce collectif s’est plongé dans les grandes heures d’Al-Andalus, période arabo-andalouse médiévale, prolifique en maints domaines artistiques, pour imaginer les manières dont les chansons de gestes des Maures auraient été célébrées par les tenants du flamenco peu de siècles après. Entrelacer les cultures d’un même territoire mais issues d’époques distinctes et jouer la musique du XVème siècle avec le parfum du cante jondo gitan constituent le pari fou et réussi de Felipe Mascuñano qui a retrouvé dans la voix prodigieuse du cantaor flamenco Pedro Sanz l’essence de la culture mudejar.
LE BUS ROUGE (France)
La fanfare acidulée et vagabonde de l’Europe du Sud Le souffle chaud du Bus Rouge balaie les rues et entraîne dans son sillage des publics envoûtés par les sonorités hypnotiques des hautbois du Languedoc et de vents éloquents. La vibration boisée domine cette ensemble acidulé qui rayonne des contreforts du Massif Central jusqu’à l’arc méditerranéen mais surtout détonne par ses instruments qui se distinguent des fanfares standards. La graille et le piccolo aux sonorités stridentes font écho au tuba et au trombone sur des répertoires traditionnels populaires (Languedocien, Nissart, Calabrais, Bohémiens, Pugliese...) auxquels s’agrégent des envolées rageusement rock ou des rythmiques à l’esprit léger et funky ! Ces dix musiciens rhodaniens vagabondent ainsi dans une musicalité permanente acoustique, raffiné et frénétique, comme une grande fresque sonore qui se réinvente perpétuellement.
SAM KARPIENIA* (Provence - France)
Le chant des déracinés érigé en transe rageuse De Kanjar’Oc à Dupain en passant par Gacha Empega, Sam Karpienia s’est forgé, en 20 ans, une voix éraillée d’une incomparable puissance évocatrice : l’auditeur est ainsi transporté entre les profondeurs du cante jondo andalou, les soubresauts plaintifs du rebetiko grec et les cimes extatiques du qawwali pakistanais. Pourtant rien de mystique dans ses mélodies taillées au couteau mais une émotion brute et foudroyante, portée à son paroxysme comme le chant poignant des déracinés. Sa poésie intense en occitan ou en français épouse la transe de deux mandoles (avec Nielo Gaglione) oscillant entre les rythmiques facétieuses d’un chaâbi futuriste et les distorsions brûlantes d’un rock dévastateur. Une musique méditerranéenne inouïe jusqu’à ce jour, émaillée d’instants magiques, de ferveur populaire et de gouaille enflammée. Universelle et novatrice.
KUMAR (Cuba / Espagne)
Le prolifique haut-parleur du hip-hop afro-cubano Avec son approche révolutionnaire d’un hip hop aux soubresauts résolument rock, Kumar, sous le pseudo del Menor, s’est forgé une solide réputation de MC à Cuba, loin des postures bling-bling et plutôt adepte d’un rap intelligent, compact et percutant. Acteur dans le film “Habana Blues”, il enregistre également la bande originale qui sera récompensée par un Prix Goya avant de collaborer avec les américains d’Audio Slave ou les espagnols d’Ojos de Brujo. Avec son flow toutterrain façonné par les musiques caribéennes, Kumar, désormais barcelonais, déferle sur l’Europe avec son énergie de show-man et une poésie urbaine d’une grande maturité. Son live regorge ainsi de musicalités latinas et d’une générosité propre à soulever les foules. Qui saura résister à l’ardeur communicative de cette bomba afro-cubana et à sa “pelìcula de Barrio” ?

VOIR OU REVOIR LES VIDEOS DU BABEL MED 2008
VIDEOS BABEL MED 2007
INFOS
DOCK DES SUDS 12 rue Urbain V 13002 Marseille
Renseignements : 04 91 99 00 00
SITE : www.dock-des-suds.org
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BABEL MED MUSIC 2009 - PASS 3 JOURS
(DOCK DES SUDS - 13002, au prix de 31,70 €)
ARONAS - RIGOLUS
(C. CULTUREL PAUL BAILLIART - 91300, au prix de 16,00 €)
YOM
(NEW MORNING - 75010, au prix de 22,00 €)
YOM - NEW KING OF KLEZMER CLARINET
(AMP.DE LA VERRIERE-CITE DU LIVRE - 13098, au prix de 21,70 €)
YOM - LES BANTOUS DE LA CAPITALE
(DOCK DES SUDS - 13002, au prix de 16,70 €)
KORA JAZZ TRIO - MOUSSU T
(DOCK DES SUDS - 13002, au prix de 16,70 €)
MOUSSU T E LEI JOVENTS+FATCHE D'EUX
(LE GRENIER A SONS - 84300, au prix de 16,70 €)
MOUSSU T E LEI JOVENTS + OAI STAR
(THEATRE DE LA SUCRIERE - 13015, au prix de 13,70 €)
MOUSSU T E LEI JOVENTS
(FESTIVAL DE L'ESTAQUE - 13016, au prix de 13,70 €)
ANTIQUARKS + SAM KARPIENIA
(LE GRENIER A SONS - 84300, au prix de 13,70 €)
BABEL MED MUSIC 2009 - PASS 3 JOURS
(DOCK DES SUDS - 13002, au prix de 31,70 €)
NOVALIMA-WASIS DIOP-K. EL HARRACHI
(DOCK DES SUDS - 13002, au prix de 16,70 €)
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