Spectacles et musiques du monde

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Charlotte Dipanda

Concert caritatif le Samedi 31 Octobre 2020 à 18h00 au CASINO DE PARIS

31 ; Concerts Caritatifs Le Week End Solidaire

Le spectacle vivant du 06 se mobilise en faveur des sinistrés Le Samedi 31 octobre et Dimanche 1er novembre au Théâtre de Verdure de Nice et Théâtre de la Cité

Régine Lapassion

le Vendredi 6 Novembre 2020 à 18h45

Enkhjargal Dandarvaanchig - Les Violons Barbares

Le 05 Novembre 2020 à 18h45 au Comptoir à Fontenay Sous Bois

Hamed Bouzzine "De Tanger à Tombouctou"

Le Samedi 7 Novembre 2020 à 16h au Théâtre des Bergeries à Noisy-le-Sec -93

INTERZONE

le vendredi 6 novembre 2020 à Le Sax Achères

TITI ROBIN

DUO TITI ROBIN ROBERTO SAADNA Le 31 Octobre 2020 à la Maison des jeunes Guy Moquet à La Courneuve

Rencontres d’ Averroès 2020

Du 19 au 22 Novembre 2020 à La Criée -Théâtre national de Marseille.

Rocio Marquez

Le 25 Novembre2020 à 20h au Pan Piper à Paris

Liouane

En concert en Novembre 2020

Les Amazones d’Afrique

En concert en Novembre 2020

Noura Mint Seymali

le 20 Novembre avec les Sahariennes à Pantin

TOUFIC FARROUKH

le 30 Octobre 2020 à l’Institut du Monde Arabe

KARIMOUCHE

En concert en Novembre 2020

JUAN CARMONA

En concert en Novembre 2020

WORLD FOR TCHAD 2020

Concert caritatif avec Charlotte Dipanda le Samedi 31 Octobre 2020 à 18h00 au CASINO DE PARIS

Joseph Gautier -Zuzep

03 Novembre 2020 à l ’Olympia à Paris

TELAMURE

jeudi 5 novembre 2020 à la Maison de la Citoyenneté à La Courneuve

MOUSS ET HAKIM

du2 au 7 Novembre 2020 en région Parisienne

I MUVRINI

En concert en Octobre 2020

Mouloud ZEDEK

Samedi 7 novembre 2020 au Rocher de Palmer à Cenon En collaboration avec l’Association Culturelle des Kabyles de Bordeaux

Sophie Alour

En concert en Octobre 2020

AYO

Le Samedi 7 Novembre 2020 au Trianon à Paris

Africa Mia

La Fabuleuse histoire des Maravillas de Mali, Boncana Maïga, repart 50 ans plus tard sur les traces de son passé, de Gao à La Havane

2020

"Africa Mia" La Fabuleuse histoire des Maravillas de Mali, Boncana Maïga, repart 50 ans plus tard sur les traces de son passé, de Gao à La Havane

Un Long métrage de Richard Minier, Édouard Salier

Sortie du film en France : 16 Septembre 2020

Synopsis

De 1964 à 2016, l’histoire incroyable et méconnue du seul et unique groupe africain d’« afro-cubain » qui, pendant sept ans, en pleine guerre froide, va étudier la musique à La Havane. Symbole des relations entre cette nouvelle Afrique socialiste et l’euphorie castriste, Las Maravillas de Mali y enregistre l’un des plus grands tubes des indépendances, Rendez-vous chez Fatimata. Mais, en 1968, un coup d’État au Mali va tout remettre en question... En 1999, à Bamako, un producteur de musique, Richard Minier, découvre cette histoire et va enquêter pendant plus de quinze ans entre l’Afrique et Cuba. En 2016, le dernier survivant du groupe, le « Maestro » Boncana Maïga, accompagné de Minier, repart 50 ans plus tard sur les traces de son passé, de Gao à La Havane.


Membres

Boncana Maiga directeur musical
Juan Alfredo Hurtado Valero guiro, voix
Mory Kanté kora, voix
Jospinto Florent Jose Alapini voix
Sandor Santiago Saint Hill Montejo piano
Lazaro Osniel Correa Martinez basse
Allberto Marcelino Soria timbales
Carlos Godinez Goicochea congas
David Reicer Bencomo Guedez flute
Nahomi Stephany Guerra Mayan viola
Jelyen Baso Miranda violon
Reicel Pedroso Diaz violon
Zamir Adalberto Munoz Hernandez violon
Antonio Luis Morales guiro

Biographie officielle

« Rendez vous ce soir, chez Fatimata, nous allons danser jusqu’à l’aube, mon ami... » Ce doux refrain en version latino en aura fait danser plus d’un. C’était au temps béni des premières années de l’indépendance du Mali. Et ce titre en fut la bande-son, un hymne qui sera vite repris dans toute l’Afrique de l’Ouest. « Ça a fait un boom tout de suite ! Pas une fête sans ce tube-là ! C’était très chaud ! », se rappelait il y a quelques années Cheikh-Tidiane Seck, futur incontournable de la musique moderne malienne, qui fut bercé par ce son diffusé sur les ondes de la radio nationale, mais qui marqua tout autant les esprits outre-Atlantique, à Cuba. C’était là, dans les mythiques studios Egrem logés au cœur de La Havane, qu’il fut enregistré par les Maravillas du Mali, des étoiles que certains iront même jusqu’à comparer à l’Orquestra Aragon, l’institution locale. Pas de doute, ce premier primesautier 45-tours fit définitivement entrer le Mali dans l’ère moderne. Quelques mots bien balancés pour conter sur fonds de flûtes enchantées et de percussions endiablées l’histoire véridique d’une hôtesse de l’air de la Sabena, cousine du batteur de l’orchestre, à qui le flûtiste Dramane Coulibaly donna rendez-vous pour aller guincher jusqu’à l’aube… Quelle histoire !

Car avant d’en arriver, tout commence le 22 septembre 1960, lorsque le Mali accède à l’indépendance. Et son président, Modibo Keita va vite promouvoir l’émancipation face au modèle colonial français. L’heure est à l’authenticité, une valeur de cohésion nationale qui prend tout son sens en musique. Il s’agit de composer un répertoire original, inscrit dans la modernité tout en labourant le champ fertile de la tradition. C’est ainsi qu’en 1963, dix jeunes musiciens originaires de tout le Mali sont recrutés pour aller suivre une formation à La Havane : l’un étudie la médecine, l’autre est employé des Postes, un autre tâte du ballon rond… Il y a Dramane, originaire de Ségou, pour qui la musique est une passion, et Boncana Maïga, un saxophoniste et banjoïste, le seul qui s’est déjà taillé une bonne réputation à l’Ouest du Mali avec le Negro Band de Gao. En janvier 1964, ils atterrissent à Cuba, où ils deviennent vite des symboles de l’amitié des pays frères. C’est le début d’un destin en rien banal pour un combo tout à fait original.

Un an après leur arrivée, les Maliens intègrent le Conservatoire Alejandro Garcia où ils ont pour professeurs des maestros, dont Rafaël Lay, le boss de l’Aragon. Ils prennent pour nom les Maravillas du Mali, référence aux Maravillas de Florida, un groupe qui affole alors la jeunesse de La Havane. Quant aux jeunes Maliens, ils conquièrent la population cubaine séduite par leur mixture afro-cubaine, un gumbo 100 % dansant. Ils s’offrent une tournée dans toute l’île, ils sont les stars musicales du Festival Panafricain et des semaines de coopération de la Havane de 1968 et feront même danser le Che ! De l’autre côté de l’Atlantique, la rumeur enfle. « Boogaloo sera Mali », pour paraphraser l’un de leurs thèmes emblèmes. Sauf que le 19 novembre 1968, un coup d’Etat renverse le Président Keita. Le lieutenant Moussa Traoré prend la direction du pays. Changement d’ambiance pour les amateurs d’indépendance cha cha, inversement de tendance pour les Merveilleux Maliens qui au même moment gravent pour la postérité leurs chachacha et guarachas, des son montunos et boléros de toute beauté… Parmi ceux-ci, Rendez-vous Chez Fatimata, qui sort en 45-tours : du Niger à la Guinée, toutes les familles chaloupent sur ses rythmiques collé-serré. Mais désormais associé à l’ancien régime, l’orchestre sitôt rentré au pays est ostracisé, bientôt dissous. Rendez-vous manqué avec l’histoire ! Jusqu’à ce qu’un demi-siècle plus tard, l’album soit enfin ressorti des oubliettes de la mémoire collective.



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