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ALLA LE MAITRE DU FOUNDOU, Le Django Reinhardt du Oud

Le Django Reinhardt du Oud


Exposition du calligraphe AKAR Abdallah " Des mots en transparence " sur fond de musique de Alla


Voilà longtemps qu’un « moderne » n’avait à ce point réussi à coller à l’héritage des anciens pour ce qui est des solos de oud, le luth arabe.

Abdellaziz Abdellah, alias Alla, sait écouter le silence qui vient entre les notes pour souligner les drames et les désirs.

Il sait cultiver le tarab (émoi), que les Espagnols nomment duende, et les Anglais, feeling...Pourtant, sa musique a des résonances world quand il improvise avec une liberté très jazzy, voguant d’arabesques langoureuses en notes cristallines aux couleurs de kora mandingue, sur fond de légères percussions détimbrées.

Dans sa fusion arabo-mandingue, Alla ne perd jamais le fil,..il a toujours joué pour son plaisir et celui de ses amis.
Eliane Azoulay

ALLA LE MAITRE DU FOUNDOU, Le Django Reinhardt du Oud

biographie

ABDALLAH ABDELLAZIZ

Voici le quatrième disque d’Alla (sont sortis précédemment Foundou de Bechar, Taghit, et Tanakoul) de son vrai nom Abdellaziz Abdellah. Avant le label AI Sur, un producteur avait réussi à le faire entrer en studio pour y réaliser une cassette qu’Alla n’accepte aujourd’hui qu’à moitié : l’homme a toujours eu une relation absolue, mystique, avec la musique, il s’était interdit d’en faire commerce, de faire "carrière".

Alla est né le 15 juin 1946 à Béchar (nouveau), quartier périphérique de Béchar, métropole saharienne à 900 kilomètres de la Méditerranée, appelée aussi "Bidendou". Dernier né d’une famille de douze enfants, d’un père venu de Taghit (oasis située à 95 kilomètres de Béchar), et d’une mère originaire de Tafilalet, au sud du Maroc. Alla quitte à quinze ans les bancs de l’école pour commencer à gagner sa vie. Apprenti électricien d’abord, puis boulanger, barman, il travaillera ensuite dans différentes entreprises publiques, avant d’ouvrir un magasin d’ameublement en 1986. Là les rencontres amicales seront plus florissantes que le commerce.

A seize ans, Alla fabrique son propre luth de fortune : l’universel instrument à cordes des gamins, à base de bidon, de bout de bois en guise de manche et de cables de frein de vélo pour les cordes. Les copains du quartier seront son premier auditoire. En 1972, Alla achète son premier luth, il joue alors, comme tous ses pairs, des mélodies en vogue, en général du "melhoun" marocain. Mais vite il volera de ses propres ailes, se forgeant un style, explorant des horizons nouveaux pour arriver dans sa pratique de l’instrument à une sorte de synthèse entre le jeu oriental et le jeu africain.

La démarche d’Alla sera faite d’improvisation au fil des soirées. Il ne se souviendra jamais de ce qu’il a joué la veille ; son inspiration : "tout ce qui me fait mal ressort" dit-il. Un récital d’Alla ressemble à un rituel : on vient prendre le musicien et son luth, dans la maison familiale, près du Ksar (vieille ville aux maisons d’argile et de terre cuite). Un soir comme tant d’autres, il est vingt heures lorsque la voiture d’un ami chauffeur de taxi emporte Alla vers Kenazda. Le soleil s’éteint sur la route droite, à l’entrée de la bourgade on ne voit que les contours magiques du lavoir de la mine désaffectée et une locomotive miraculeusement préservée de l’usure du temps. La soirée se passe chez un ami, un médecin "nordiste", installé au sud, et adopté par la population. Dans le grand salon tout le monde s’installe sur des matelas posés sur le sol, l’assistance est exclusivement masculine comme le veut la tradition religieuse dans le sud saharien.

Alla se met alors à accorder son luth, des heures durant, le plus étrange est qu’il joue de son instrument tout en le réglant, au point que d’emblée, le passage au récital est imprévisible et imperceptible pour un auditeur profane. Accorder le luth n’est pas une simple opération technique pour lui. En même temps qu’il triture les cordes de son instrument, l’oreille collée aux sonorités, il cherche la voie, l’issue par où il s’échappera.

Il peut jouer seul ou accompagné, il est capable de créer un orchestre dans l’assistance jerricane, boîtes d’allumettes, chœur, balancement des corps, tout lui est bon. Le luth d’Alla peut prendre au gré de l’inspiration les couleurs de la cithare, celles de la cora ou du guembri (instrument à deux cordes graves venu d’Afrique noire et popularisé dans les années soixante-dix par le groupe marocain Nass El Ghiwane). Découlant de cette liberté d’improvisation, on retrouve dans sa musique une modernité proche de l’esprit jazz dans lequel une oreille occidentale classerait volontiers le musicien.

A Béchar, jusqu’en 1968, la France est restée présente par le biais de sa base militaire et avec elle la vie culturelle importée : orchestres venus de métropole, bals populaires, bistrots... Une ambiance qui n’a pas manqué d’influencer les musiciens de la région. C’est ainsi que l’on peut voir aujourd’hui la célèbre Hasna, vieille dame noire qui trône dans les mariages avec sa guitare électrique au milieu d’orchestres féminins. Béchar où il y a aujourd’hui des concerts de rai, ou dans les années soixante, Bouteldja Belcacem, le Khaled de l’époque venait d’Oran donner des soirées "calypso"...

Dans sa ville la musique d’Alla a fait école et porte son surnom "Foundou". Le père d’Alla, déjà, était appelé Embarek "Foundou" parce qu’il travaillait au fond deux de la mine de Kenadza.

Le luthiste hérita donc du surnom paternel avant de le léguer à sa propre musique (premier album). Le deuxième album d’Alla "Taghit" fait lui aussi référence à son géniteur, puisqu’il emprunte son nom à Taghit, l’oasis d’où il est originaire : de plus en plus gaie et malicieuse, sa musique sait prendre le temps du silence et de la réflexion. La mine de Kenadza, découverte en 1917, transforma cette oasis saharienne dirigée par la plus grande confrérie de l’ouest algérien, auprès de qui séjourna Isabelle Eberhardt, en pôle industriel cosmopolite. Le prolétariat vint de tous les horizons, des hauts plateaux, de Kabylie, du Maroc ; y travaillèrent des républicains espagnols, des corses, des italiens et même des prisonniers allemands de la seconde guerre mondiale...

A Kenadza, on fête chaque année le saint patron de zaouia, Sidi M’hamed Ben Bouziane, au son de la "Ferda", musique typique, ou du "diwan", d’origine noire africaine dans lequel la musique d’Alla trouve aussi son imprégnation. Musique de transe à l’origine profane mais devenue religieuse, le Diwan, sa poésie mystique et ses versets coraniques chantés comme une litanie trouve ses adeptes jusque dans les grandes villes du nord.

Béchar en même temps que Kenadza, si proche, a toujours connu une vie musicale diffuse, underground, il n’y a pas une famille où l’on ne touche à la musique, pour le plaisir, où l’on ne "gratte" pas un instrument. La proximité du Maroc, les alliances et migrations familiales font qu’il n’y a jamais eu de frontières culturelles. Le chaabi de Casablanca, la tradition du "melhoun" marocain (poésie lyrique amoureuse en semi-dialectal), puis celle du Guiwane dans les années soixante-dix, ont eu leur influence sur les gens de Béchar. Alla se souvient des Bouchaïb El Bidaoui, Amar Zahi, Abdelhadi Belkhayat et surtout du luthiste Brahim El Allami qui ont composé son environnement musical. Le "melhoun" marocain a d’ailleurs donné le chanteur le plus célèbre de Béchar, Cheikh Belkbir, qui a vécu au royaume shérifien.

Il n’est pas exagéré de dire qu’Alla a fait école, une multitude de jeunes, plus ou moins connus, s’inspirent de son style ou plus exactement de l’esprit de son jeu. L’improvisation au luth, à partir de quelques thèmes empruntés au musicien, l’accompagnement rythmique avec des ustensiles de fortune, et par celui qui le désire, les longs silences impromptus, l’égrènement léger aérien des sons, la derbouka grave et vibrante, frappée à la manière d’une tabla, le tout dans l’intemporalité, la plénitude des instants, des grands espaces : aujourd’hui à Béchar le Foundou existe. Il faut dire que le nombre de cassettes enregistrées par les uns et les autres, au fil des soirées données par Alla est incalculable, un de ses amis en a dénombré près de trois-cents, entre 1980 et 1984.

Le luth d’Alla a ainsi déjà circulé dans son pays et hors des frontières, Bernardo Bertolucci qui tournait "Un thé au Sahara" en emporta dans ses bagages, et le luthier de Mourir Bachir déclara à un groupe de journalistes algériens "Mais vous en avez en Algérie un luthiste exceptionnel, Alla, dont le jeu échappe aux schémas de la musique arabe", celui du nomade, sans espace précis...

Nidam Abdi


DISCOGRAPHIE

ALLA LE LUTH ERRANT / ZAHRA

Depuis son premier disque Foundou de Bechar édité en 1993, chacun de ses albums nous a réservé des surprises. Alla, de son vrai nom AbdelazizAbdellah, musicien originaire du Sud-Ouest algérien basé depuis dix années à Paris, est le seul « joueur » du luth arabe, a ne pas craindre l’innovation. Avec une sérénité à toute épreuve propre aux gens du désert, ce musicien refuse de porter le lourd fardeau historique d’un instrument sacralisé dans la mémoire arabo-islamique.

Tant, Alla n’aime qu’une chose, bousculer continuellement le petit monde des maîtres oudistes, qu’ils soient marocains, tunisiens, égyptiens, libanais, irakiens ... Alors, que bon nombre prônent la perpétuation d’une sensibilité exclusivement orientale de cet instrument, sinon quelques rares « fusions » avec des musiciens européens, notre musicien saharien a toujours l’oreille en éveil. Nulle recherche de rencontres à la lecture multiculturelle.

Les quêtes d’Alla, s’inscrivent tous dans un besoin d’apaisement, une envie permanente d’aller au limite de la fragilité sonore. Bref, pour Alla, toute sa musique doit en permanence exprimer l’espace saharien et le vécu cosmopolite de sa ville natale Bechar et non pas arabo-mauresque de ses pères oudistes de Fès, Alger, Damas et Bagdad...

A Bechar où il est né en juin 1946, Alla n’est pas retourné depuis son arrivée en France en 1992. Malgré l’insistance des proches à revenir chez lui aux portes du Sahara, il préfère de loin continuer à exprimer d’un album à un autre, et par de rares concerts dans le monde, la dimension intemporelle de sa terre d’origine. Aux amis qui l’interrogent sur son pays, l’Algérie, Alla répond par le silence. Un silence qui en dit long. Sa seule raison d’être est de composer une musique fragile, comme une prière destinée à l’apaisement des cœurs. Pour comprendre Alla et ce qui l’anime, il faut poser le décor. Il habite Paris.Toujours en quête d’un son improbable, il multiplie en artisan la fabrication de son propre instrument.

Ce dernier album s’est fait ainsi. Durant des jours, des semaines et des mois, Alla a cherché, par de multiples improvisations, des mélodies qui expriment le mieux, son autre quête : l’évasion. A ses amis, qui lui ont toujours suggéré de se faire accompagner par tel ou tel autre instrument, Alla a toujours répondu par un sourire candide. Jamais aucun n’aurait pensé que l’oud de notre musicien de Bechar pourrait s’accompagner d’un harmonica et d’une guitare sèche. Alla préfère nous laisser à nos questionnements. Est-il normal qu’il s’éloigne de l’atmosphère orientale de sa musique, pour nous propulser dans un univers que beaucoup pourraient qualifier étrangement de country. Il y avait tout à craindre dans cette nouvelle démarche d’Alla.

Mais le résultat est là, une dizaine de titres où l’oud du musicien nous prend par la main pour nous faire rentrer dans son arène, pour découvrir des sonorités d’harmoniciste (Diabolo) et de guitariste (Hachemi Bellali) domptées. Diabolo, qui a été, durant deux décennies, l’harmonica blues de nombreuses vedettes dont Jacques Higelin, le dit lui-même :

« Alla m’a mis à nu. Pour la première fois j’avais uniquement soufflé dans mon instrument sans faire de notes. Je croyais souffler le vent, sur lequel les arabesques de l’oud d’Alla venaient se reposer. »

Juste avant l’été, Alla avait un jour demandé à son ami Hachemi Bellali de lui présenter un harmoniciste. Les trois hommes avaient fait des essais dans un studio, avant qu’Alla ne propose de faire le disque chez lui autour d’un verre de thé. Pour cela, de toute sa discographie cet album est celui qui lui ressemble le plus.

Nidam ABDI


ALLA ( Bio en Anglais )

Since his first recording,’Foundou de Bechar’ in 1993,Alla has never ceased to surprise. Abdelaziz Abdellah, or Alla as he is known, originally from the South Western Algerian desert, has been living in Paris for ten years. He is the only Arab lute player who seems unafraid to innovate. With the imperturbable serenity characteristic of desert people, he refuses to be weighed down by the historically sacred associations of the lute in the Arab tradition. Nothing delights Alla more than stirring up the small world of master lutists, be they Moroccan, Tunisian, Egyptian, Lebanese or Iragi...For the greater part, they perpetuate an exclusively Arab interpretation of the instrument with a few rare examples of "fusion" with European musicians. Alla however, while not looking for a multicultural approach, is always searching. His quests are ail marked by the need for appeasement and a desire to go beyond the limits of aurai fragility. In short, for Alla his music has to evoke the expansiveness of the Sahara and the cosmopolitan aspect of his native town, Bechar rather than the Arab of the master lute players from Fez, Algiers, Damascus and Baghdad.Alla has not returned to his native village (born June 1946) since his arrivai in France in 1992. Despite the entreaties of those close to him to,return to the gates of the Sahara, he has chosen a life far away, a self-imposed exile from which he expresses the timeless dimension of his homeland through an occasional recording or even rarer concert. When his friends question him about his country Algeria he is silent. His life consists of composing a fragile music like a prayer for peace.To understand Alla and his motivations it is important to understand his life. He lives in Paris. In his life quest for new sourds, he crafts his own lutes which decorate his walls. By this method he produced the latest album. For days, weeks and months Alla searched, through his multiple improvisations, the melodies which most clearly expressed his other main quest : escape.To those of his friends who suggested

he might be accompanied by some instrument or anotherAlla always replies with a candid smile. But none of us ever imagined that our lute player from Bechar would chose to be accompanied by a harmonica and a classical guitar. Alla preferred to leave us to our speculations.To have deserted the oriental atmosphere of his music, to launch himself into a universe many would identify as country is not a decision lightly taken.There was everything to fear in this new development of Allas. But we have the result : a dozen titles where the lute introduces us into this new arena in which we encounter the resonance of Diabolo’s harmonica dominating the classical guitarist, Hacherai Bellali. For twenty years, the blues accompaniment for different stars amongst whom Jacques Higelin, Diabolo freely admits : "Alla stripped me bare. For the first time I merely blew into my instrument without making notes. I thought I was making the wind on which the arabesques produced by Alla’s lute could corne to rest." Just before the summer, Alla asked his friend Hacherai Bellali to find him a harmonica player ; the three men tried unsuccessfully to play together in a traditional recording studio until Alla persuaded them to corne to his studio and do a home recording around a cup of tea ! Probably a contributing factor to making this his most successful album yet.

Nidam ABDI traduction Elisabeth Wansbrough-ABDI


TANAKOUL


TAGHIT


LE FOUNDOU


Collaborations : ALLA et LIU FANG

Parmis les dernières collaboration DISCOGRAPHIQUE de ALLA , à retenir celle avec la chinoise LIU FANG

Liu Fang est une virtuose du pipa - luth chinois - et de la cithare guzheng. Née à Kunming dans la province du Yunnan, elle donne son premier concert à l’âge de 9 ans et obtient plusieurs distinctions provinciales et nationales. Après avoir obtenu un diplôme du conservatoire de Shanghai en 1993, elle s’installe au Canada, entame une brillante carrière internationale et édite 4 disques. Le parcours de Liu Fang est remarquable : En plus d’être l’interprète de nombreuses compositions inédites, comme celle de R. Murray Schafer ou Melissa Hui, elle a également collaboré avec des musiciens traditionnels indiens, syriens, japonais, vietnamiens. Ainsi son jeu s’est enrichi de techniques et sonorités d’horizons divers, tout en restant fidèle à la tradition. A l’écoute de Liu Fang, on se rappelle que le luth fut un instrument itinérant entre moyen et extrême Orient mais aussi le compagnon des caravaniers de la route de la soie. Liu Fang s’est également produite en tant que soliste avec des ensembles comme le Moravia Symphony Orchestra à Prague, le Nouvel Ensemble Moderne et la SMCQ à Montréal, le Quatuor Alcan string à Québec, le Quatuor Paul Klee en Italie. Le destin du Luth piriforme n’a jamais été mieux servi que sous les doigts de cette musicienne pleine de grâce dont le talent est aussi libre dans la virtuosité que dans les inflexions expressives les plus délicates.


EXTRAITS DE PRESSE

Télérama : "Cet Alla sans H est un dieu du oud, le luth arabe... N’oubliez pas son nom, la carrière en France de cet algérien de Bechar ne fait que commencer... Alla sait écouter le silence qui vient entre les notes pour souligner les drames et les désirs... Voilà longtemps qu’un moderne n’avait à ce point réussi à coller à l’héritage des anciens pour ce qui est des solos de oud...".

Le Monde : "Alla mène sa barque avec une fascinante aisance. Sa musique est de toute beauté".

Le Figaro : "On pense à l’écouter à ce que fut un Django Reinhardt pour la guitare manouche - un marieur, un passeur, un inventeur."

Libération : "Luthiste rare, joueur africain, rassembleur universel, il livre un style où se fond l’esprit du jazz, du blues, du flamenco. Sa musique s’appelle le "foundou", simplement, et tout e son arme réside dans ce noircissement si particulier de l’oud enfin sorti du monde arabe."

L’Affiche : "Intemporelle et mouvante comme les dunes, la musique d’Alla peut se ressentir comme un croisement entre le passé le plus lointain et la découverte la plus hardie."

Diapason (Diapason d’Or) : "Musicien fragile et inspiré. Nomade. Alla se laisse pétrir de toutes les influences, au gré des rencontres. Il peut comme ici, faire jaillir de lui le meilleur : une vraie improvisation, non calibrée, servie par un toucher cristallin".

Le Parisien : -’Il est un musicien serein et secret, improvisateur surdoué". "Sa musique se révèle chaleureuse, dansante et envoûtante"

L’Express : "Alla a enregistré deux disques, deux petits bijoux scandés par les onomatopées de sa voix grave"

Le Monde de la Musique (Choc) : Un événement... il s’agit d’un des plus intéressants luthistes arabes, par un jeu d’une subtilité confondante et par sa musique".

L’Événement du Jeudi : Subtile compromis entre la transe africaine et le "melhoun" marocain, ses morceaux s’étirent avec une sérénité contagieuse et confinent à quelque chose qui tient de la grâce".

Trad-Magazine : "Son état psychique s’exprime non par des mots, mais par des sons... Tout est nouveau, indéfinissable. Considéré comme le génie du luth oriental et de la musique arabe, il est un réel innovateur souvent assimilé à un genre "jazz-arabo-andalou"".

Eliane Azoulay Foundou de Bechar

Voilà longtemps qu’un « moderne » n’avait à ce point réussi à coller à l’héritage des anciens pour ce qui est des solos de oud, le luth arabe. Abdellaziz Abdellah, alias Alla, sait écouter le silence qui vient entre les notes pour souligner les drames et les désirs. Il sait cultiver le tarab (émoi), que les Espagnols nomment duende, et les Anglais, feeling...Pourtant, sa musique a des résonances world quand il improvise avec une liberté très jazzy, voguant d’arabesques langoureuses en notes cristallines aux couleurs de kora mandingue, sur fond de légères percussions détimbrées. Dans sa fusion arabo-mandingue, Alla ne perd jamais le fil,..il a toujours joué pour son plaisir et celui de ses amis. Aujourd’hui, sa musique fait école. Elle s’appelle Foundou, surnom donné à son père qui travaillait au « fond deux » de la mine de Kenadza.

Sèiection réalisée par Jacques DOUCELIN et Bertrand DICALE LE FIGARO

Abdellaziz Abdellah .., on le connaît aussi sous le nom d’ALLA, joueur de oud formé En marge des écoles de la tradition arabo-andalouse, il a inventé’ une musiqe nourrie de fout’ les mélodies lyriques venues du Maroc, la pop maghrébine des années 70, des échos de guitare flamenco, un jazz saharien improbable... Son père était surnommé Foundou, parce qu’il travaillait au -Fond2 de la mine. Et la musique du fils a reçu le nom du père. Cet album est inattendu : ceux qui sont d’ordinaire réfractaires aux musiques arabes y trouveront un langage nouveau et accessible, les fous d’Orient découvriront une individualité novatrice et talentueuse. On pense à l’écouler à ce que fut un Django Reinhardt pour la guitare manouche - un marieur, un passeur, un inventeur.

Franck Tenaille LE MONDE DE LA MUSIQUE
le foundou de bechar choc du monde la musique Le Label Al Sur, centré sur les musiques du pourtour méditerranéen, continue, -à l’instigation de Michel Pagiras, d’assumer une ligne éditoriale de haute tenue. Dernières parutions :..l’Algérien Abdellah Abdelaziz, dit Alla. Un événement, dans la mesure où ce quadragénaire, natif de Colomb Béchar, n’avait jamais enregistré, se refusant à faire « commerce » de sa musique. Or, il s’agit d’un des plus intéressants luthistes arabes, par un jeu d’une subtilité confondante et par sa musique, baptisée « foundoun » (nom emprunté à la mine de Kenadza, la plus grande mine française de l’époque coloniale où travailla son père). En elle se croisent avec un esprit jazz le « ferda » typique, le « diwan » (musique de transe mystique), le chaabi de Casablanca, le « mehloun » marocain et les silhouettes, des chanteurs raï des années soixante ou de l’aventureuse Isabelle Eberhardt qui séjourna dans la région.

DANIEL LIEUZE RFI
Après un concert mémorable donné l’été dernier à Séville, qui s’était termine avec des guitaristes de flamenco, Alla, le maître algérien de l’oud (luth) contemporain, est de retour sur scène en ce début d’année au Théâtre de la Ville a Paris. Un récital unique marqué par la sortie de son deuxième album, Taghit, paru sur le label AI Sur/Média 7. Véritable ode à l’instrument roi de la musique arabe, ce CD confirme l’ancrage résolument moderne du luthiste dans son interprétation. N’ayant pas appris le solfège, il joue uniquement en improvisations, caractéristique de son style baptisé "foundou" ("fond deux", surnom de son père, ancien mineur près de Béchar, grand centre mimer du sud-ouest algérien). C’est dans sa ville natale du Sahara qu’Abdelaziz Abdellah, alias Alla, a inventé son jeu très ouvert aux sonorités si particulières qui flirtent avec la kora africaine, la guitare andalouse et la harpe malgache. Des arabesques croisées qui uisent également dans le patrimoine musical oriental pour donner une sorte de lues afro-arabe. Né en 1946, cet autodidacte découvre à 15 ans la musique, et, comme beaucoup d’enfants du continent, il fabrique lui-même son premier instrument avec des câbles de freins de vélo tendus sur un vieux bidon d’huile. Depuis, cet artiste atypique est l’auteur d’innombrables compositions, qui ont été colportées par des cassettes pirates avant qu’il accepte d’enregistrer officiellement dans un studio afin de graver a jamais ces variations frénétiques

Eliane Azoulay TELERAMA 2349 Alla Taghit

« ..De plus en plus gaie et malicieuse, la musique d’Abdellaziz Abdellah, alias Alla, sait prendre le temps du silence et de la réflexion. Oscillant entre la confidence, qu’on imagine égrenée dans la fraîcheur des patios andalous, et la véhémence exaltée, qui évoque l’animation des souks orientaux, ses improvisations au oud, le luth arabe, disent l’attente et la quête ... La joue toujours couchée sur les rondeurs de son luth, Alla fredonne parfois quelques mélodies sans paroles. Son dialogue avec les percussions de Youval Micenmacher, spécialiste parisien du « peau à peau » tambouriné, joue du contraste entre la mélancolie lancinante du oud et les chevauchements légers du tambour, Sa musique coule comme une rivière cristalline, portée par le dédale des ornementations. ».

Salah Mansouri




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