Spectacles et musiques du monde

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A la une

SMADJ

en concert les Jeudi 09 et vendredi 10 septembre 2010 au FRENCH K-WA
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Paco El Lobo

en concert le JEUDI 30 SEPTEMBRE 2010 au Studio de l’Ermitage
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TAO RAVAO & VINCENT BUCHER

Le 17 septembre 2010à 21h au SATELLIT CAFE
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PACO DE LUCIA

Paco De Lucia en concert pour sa tournée d’adieux"
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MAZAGAN

nouvel album DOUKKALA AIR LINES / SOUND OF MOROCCO

sélection : "coup de cœur musiquesdumonde"


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FREE AFRICA

Une sélection " coup de cœur musiquesdumonde" pour ce coffret de 4 cd, 50 titres, 50 artistes de 14 pays , pour saluer l’indépendance des pays africains. Un hommage à la musique africaine qui a servi , et qui sert toujours de terreau , qui étend son influence à travers tous les courants musicaux dans le monde. Une compilation pour le grand public , avec un livret , pour découvrir les différentes musiques de l’Afrique ( sans le Maghreb..) et son histoire. Salah Mansouri
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BAABA MAAL

le Samedi 11 Septembre 2010 à 20h45 festival FESTIVAL D’ILE DE FRANCE / à La Plaine Saint Denis (93) - L’amazir Cabaret / Academie Fratellini A St Denis
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TONY GATLIF / Django Drom


- Hommage à Django Reinhardt le samedi 25 Septembre 2010 20 h à la Salle Pleyel

avec:Tony Gatlif / Didier Lockwood / Biréli Lagrène / Stochelo Rosenberg


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AMZIGH KATEB ( ex GNAWA DIFFUSION )

en concert le11 Septembre / 20h dans le cadre des Soirée de clôture des veillées du ramadan au Théâtre du Châtelet 1 Place du Châtelet 75 001 Paris
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NATACHA ATLAS

le Samedi 11 Septembre 2010 à 20h00 dans le cadre du festival LES VEILLEES DU RAMADAN
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Jacky Molard / Foune Diarra / N’DIALE

Album N’Diale sorti le 3 mai 2010 / (Innacor/L’Autre Distribution)

Une sélection : "coup de cœur musiquesdumonde"


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RACHID TAHA

en concert les...
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Jordi Savall

Jordi Savall - Hesperion XXI

mercredi 22 septembre 2010 / 20:00 à la Cité de la musique /paris


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CHABA ZAHOUANIA

en concert les 24, 25 et 26 septembre au Cirque d’Hiver (Paris 11e)
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ALAN STIVELL

en concert les....

concert

12 juillet : LANDERNEAU / Festival Kann Al Loar

21 juillet : FREHEL

24 juillet : BATZ SUR MER / Festival Les Nuits Salines

30 juillet : BOGNY SUR MEUSE (à côté de Charleville Mezieres) / Aymon Folk Festival

5 août : FOURAS (à côté de La Rochelle)

7 août : PARIS – Place de l’Hôtel de Ville / Festival Fnac Indétendances

9 août : LORIENT / Festival Interceltique

13 août : NOIRMOUTIER

14 août : GUINGAMP / Festival de La St Loup

28 août : METZ


biographie

Alan Stivell (né le 6 janvier 1944 à Riom) est un auteur-compositeur-interprète et musicien français, d’origine bretonne et d’expression celtique (Breton, Gaélique) à laquelle s’ajoutent le français, l’anglais et d’autres langues.

Chanteur, il est aussi multi-instrumentiste : bombarde, biniou braz, tin whistle et surtout harpe celtique. Il est à la base de la renaissance de cet instrument et de la musique bretonne moderne. Sa musique est très ouverte sur le monde, sur la Celtie et s’appuie sur des formes musicales originales. Son œuvre musicale se double d’un combat pour la reconnaissance de la culture celtique et pour une plus grande fraternité entre les humains.

Sa personnalité et son travail ont joué un rôle de premier plan dans la popularisation de la musique celtique en Bretagne et dans le monde. Il a été un des premiers à l’origine de ce mouvement. À ses débuts, les chanteurs bretons ne sont connus et reconnus que localement. Un seul chanteur breton a une renommée qui dépasse les terroirs, Glenmor, qui chante ses propres compositions. A contrario, Alan Stivell se rend d’abord célèbre pour son travail sur le répertoire traditionnel, même si son œuvre est dès le départ extraordinairement multiple dans la variété originale de ses arrangements, et également de ses créations.

À cela s’est ajouté une capacité à communiquer sa passion, grâce à laquelle il a suscité la vocation (directement ou indirectement) de nombreux artistes bretons actuels.

Sa musique est devenue universelle par sa notoriété, mais aussi par sa modernité et ses influences les plus éclectiques.

Depuis le début, il n’a de cesse de se produire sur scène partout dans le monde et de proposer une discographie originale.


A 9 ans (1953) et années suivantes, ses premiers récitals (Unesco, cathédrale de Vannes, Olympia…) font renaître la harpe celtique.

- Se passionne pour la civilisation et la musique celtes. lI en devient spécialiste.
- Il conceptualisera, modernisera et popularisera la musique celtique.

- Entre 1958 et 1963 : . dessine des harpes électriques, . ébauche une symphonie. . premiers enregistrements à la harpe celtique . remporte plusieurs concours de sonneurs (à la cornemuse),

- En 1966, commence à chanter,

- L’année suivante, premier contrat international avec Philips-Fontana (Universal).

- Ses premiers récitals ont déjà une influence certaine.

- L’album « Reflets » marque le coup d’envoi ; . c’est aussi un manifeste pour une musique métissée (un des précurseurs de la future « World-Music »).

- Son 3ème album, « Renaissance de la harpe celtique », enregistré en 1971, suscite la vocation de milliers de harpistes à travers le monde

- Son « Pop-Plinn », fusion rock-breton, puis surtout le concert (fév. 1972) et l’album à l’Olympia (2 millions d’ex. vendus) entraînent un énorme engouement populaire : on parle d’un « phénomène Stivell » qui change l’image de la Bretagne.

- Ayant déjà joué en Italie, en Irlande et à Londres (Queen Elizabeth Hall en 68 avec les Moody Blues), sa carrière internationale se développe surtout à partir de 1973 : . les grandes salles d’Europe, d’Amérique, d’Australie, les festivals rock, les plateaux télé.

- Il passe régulièrement au nouveau Festival Interceltique de Lorient (sa Symphonie celtique en 1979-80) qu’il affectionne.

- Alan, pourtant, n’est pas à l’aise avec ce statut de « star » : . pendant les années 80, il se retire un peu, sort des albums qui lui tiennent à cœur, mais plus difficiles pour le grand public. . il tourne beaucoup à l’étranger (Italie, USA, Canada…).

- Après « Légende » ou « The Mist of Avalon », il actualise ses titres incontournables : . en 1993, l’album « Again » : le départ d’une nouvelle vague . il invite, notamment, son ami Dan Ar Braz ( l’idée de « L’Héritage des Celtes » est déjà en marche) . « Again » , et la tournée qui suit en 1994 : un triomphe (jusqu’à 1000 disques vendus par jour) ;

- Les débuts du nouveau siècle sont marqués, notamment, par l’album anniversaire « Au-delà des mots », son livre « Telenn, la harpe bretonne » et le DVD « Parcours »

- Hier et aujourd’hui, ses concerts sont complets ; on y découvre, tous les deux ans, un spectacle très différent ; le dernier en date étant celui d’ « Explore » (son 22ème album).


La World Music

L’intérêt d’Alan pour les musiques du Monde date de colonies de vacances quand il avait 7, 8 ans, où on passait des disques notamment de musique sud-américaine (comme Los Incas). Il a joué notamment des negro-spirituals à ses débuts. A Paris, les cafés voisins résonnaient de musiques maghrébines.

Il a été tout de suite intrigué par des ressemblances entre la musique celtique et différentes musiques extra-européennes. Sa passion pour la musique celtique, véritablement à cheval sur les frontières de l’Orient et l’Occident, l’a amené tout de suite à s’interesser à toutes les musiques du Monde, de l’Afrique au Tibet.

Ayant toujours fait de la fusion (fusion celto-classique, fusion celto-rock), il a, dés ses premiers albums, introduit des instruments et influences d’autres cultures : tablas dans “Renaissance de la harpe celtique”, kena dans “A l’Olympia”, sitar et djembé dans “Journée à la maison”, etc, et, bien sûr, des influences de toute la planète dans sa “Symphonie Celtique”.

On a parfois vilipendé la World Music comme un concept commercial fourre-tout et sans authenticité. Ne devrait-on pas juger une démarche musicale par ceux qui l’ont initiée plutôt que par les mauvais “éleves” (malheureusement, ce type de jugement simpliste est très courant quel que soit le genre musical) ?

Alan a fait de la World-Music bien avant la mode.

Qu’on le veuille ou non,on vit dans un monde sans frontières (même les ultra-nationalistes mangent du couscous). Alan a toujours prôné les mélanges, des mélanges qui respectent la profondeur et la subtilité des musiques ethniques, comme il l’a fait pour la musique celtique. Elle-même, comme les autres musiques est un mélange. Mais c’est comme en cuisine : chacune a sa façon de faire ses mélanges, ses dosages, ses dominantes, c’est ainsi qu’elle garde ses spécificités.


Harpe celtique

La renaissance bretonne de la harpe celtique fut entièrement l’œuvre d’Alan et de Georges/Jord Cochevelou (son père). Le coup d’envoi de cette résurrection fut donné à la Maison de la Bretagne à Paris en Novembre 1953 par les mains d’Alan,enfant (il avait moins de 10 ans), quand il fit résonner la première harpe celtique bretonne (un instrument au son inégalé) du 20ème siècle. (On a pu lire ici et là, notamment dans “Musique bretonne” de R.Becker et “Dictionnaire du patrimoine breton”, des propos erronés qui enlevaient cette paternité au binome Cochevelou ; ils ont tous été rectifiés : en effet, il n’y a eu aucun début de réimplantation de la harpe celtique en Bretagne auparavant). La harpe celtique a pu se réinstaller définitivement dans le paysage musical breton dans les années 50, grâce aux efforts d Alan et de son père (cathédrale de Vannes, Unesco 1954, Olympia 1957, etc) renforcés par celles et ceux qui les ont suivi (Armelle Géraud, Soazig Noblet, etc). Les deux premiers disques consacrés à la harpe celtique furent “Musique Gaélique” et “Telenn Geltiek” (les deux sont maintenant réunis en un seul CD).

L’influence des Cochevelou s’est fait sentir dans les années 50 jusqu’en Irlande et en Ecosse où, là aussi, elle a renforcé le réveil timide de l’instrument (qui, dans ces pays, n’était pas complètement disparu). En retour, leurs amis écossais et irlandais leur ont donné accès à la musique gaélique authentique. La harpe celtique est devenu un instrument populaire dans le monde entier, principalement grâce à Alan, après qu’il eut pris le nom d’Alan Stivell à partir de 1967. Pour la première fois on vit, en télévision comme sur des grandes scènes, des grands festivals rock, un jeune homme chanter avec sa harpe bardique éléctrifiée, dans un contexte musical d’avant-garde en même temps que populaire. Le disque “Renaissance de la harpe celtique”, enregistré en 1971, suscita l’engouement qui, conjugué au travail de nouveaux harpistes, amena des centaines de luthiers à construire cet instrument, des milliers de musiciens à s’y consacrer sur tous les continents. Ce phénomène à eu des conséquences jusqu’en musique dite classique : la vogue de la harpe celtique moderne a réévalué l’image de la harpe en géneral (classique et autres) dans le monde. Ses disques consacrés à l’instrument : Telenn Geltiek, Renaissance de la Harpe Celtique, Harpes du Nouvel Age, Au-delà des mots.


Musique classique, celtique

Bien avant de s’appeler Stivell, Alan avait réinstallé la harpe celtique chez elle en Bretagne. A cette époque lointaine, le Rock ‘n roll n’existait pas encore (en Europe tout au moins). La formation classique d’Alan (piano et harpe) l’amena tout naturellement, dés son enfance, à envisager de suivre les compositeurs classiques, qui avaient déjà introduit des thèmes populaires traditionnels dans leur musique : Paul Le Flem, Guy Roparz, Jef Ar Penven, Pierre-Yves Moign, comme Borodine et Bartok. L’idée de créer une “grande musique bretonne” avait un côté romantique, comme ce qui a fait renaître, une à une, les nationalités européennes et autres (Hongrie, Finlande, Irlande, Israël, etc). C’était en même temps très logique : la valeur indiscutable de la culture rurale et orale n’enlève pas l’interêt d’une culture plus intellectuelle. D’autre part,chercher une fusion de la musique classique et de la musique traditionnelle, c’était chercher à abaisser les frontières sociales. Les morceaux ,qu’ont écrit, pour lui, son père, ainsi que son professeur Denise Mégevand, procédaient de cette démarche celto-classique, à mettre en parallèle avec le travail en Irlande de Sean O’Riada et, plus tard, des Chieftains. Dés l’age de 14 ans,Alan a commencé à écrire une œuvre qui préfigurait sa Symphonie Celtique/Tir na nOg. Des œuvres comme,plus tard, Ys (Renaissance de la Harpe Celtique) et leur influence debussienne sont partiellement aussi de cette mouvance musicale.


Études celtiques, école musicale traditionnelle, bagad

La harpe celtique a été, tout de suite pour Alan, un raz de marée qui l’a complètement emporté : la celtitude. Très vite, il a découvert que les Celtes et leur culture, hautement méprisés et méconnus, étaient une civilisation d’une originalité incroyable, qui élargissait les frontières de la pensée, de l’esthétique, de la sensibilité, de l’imagination humaine, le territoire bien délimité par l’Ecole et l’establishment. Alan s’est donc construit une école parallèle, en apprenant le Breton, s’initiant aux autres langues celtiques, se plongeant dans l’Histoire de Bretagne, dans l’Antiquité, dans la mythologie, dans l’art, la litterature celtiques, s’interessant aussi aux écrivains et à l’Histoire du 20ème siècle, et aux évolutions politiques, culturelles et sociales, remettant en cause son éducation (Ecole, Eglise). Plus tard, il a completé ses études celtiques de manière plus universitaire : Ecole des Hautes Etudes, certificat de Celtique. Les scouts et le bagad Bleimor, les associations de bretons de Paris, lui ont fait connaître les danses et la musique traditionnelle, la bombarde puis le binioù bras (cornemuse écossaise). Plusieurs fois premier dans les concours de musique traditionnelle et de bagad, animant de nombreux festoù-noz,il a acquis une connaissance authentique de la culture traditionnelle. Dés le début,l’interprétation de morceaux gallois,irlandais,écossais avait fait de lui LE spécialiste de la musique celtique. Ce bagage culturel ,classique,universitaire et traditionnel explique la profondeur, l’authenticité, du travail qu’il a accompli plus tard, quand il prit le nom d’Alan Stivell. Sous le côté fun, le public ressent le sérieux de sa démarche, préparée de longue date comme on se prépare à un métier pointu. C’est cela aussi qui fait de lui le leader de la musique celtique, sans oublier la chronologie qui l’a mis en scène bien avant tous les autres musiciens ou chanteurs bretons (Alan était sur la scène de l’Olympia en 1957).


UN PETIT HISTORIQUE DE MON UTILISATION DES TECHNOLOGIES DE POINTE : par Alan Stivell

Dés l’age de 7-8 ans, j’ai été fasciné par les technologies “du futur”, avant même de l’être également (à partir de 1953) par la civilisation celtique. Tout ce qui à mes yeux semblait venir du futur m’émerveilait. J’ avais peu conscience, à l’époque, d’aspects moins positifs du progrès des techniques. Après avoir commencé la harpe celtique à l’age de 9 ans, je cherchais naturellement (pour mon équilibre personnel) comment marier ces deux idées qui peuvent paraître antinomiques : la musique celtique et ce qu’on pourrait appeler schématiquement le futurisme. Et pourtant fallait-il être particulièrement intelligent pour ne pas confondre, mettons, sur la ligne verticale du temps : la modernité, sur la ligne horizontale de l’espace : la Celtie ; un point de l’espace (la Bretagne) ne se rattache pas automatiquement à un point du temps (le passé) ; j’ai eu énormément de mal à faire passer cette idée.

Les recherches de ce qu’on appelait “musique classique contemporaine” m’intéressaient, mais elle était vraiment rébarbative pour un pré-ado ! Quand j’ai entendu pour la première fois à la radio des guitares électriques (1957-58), j’ai forcément été conquis ; puis les Shadows m’ont complètement convaincu d’utiliser ces instruments et tous les instruments nouveaux dès qu’ils seraient à ma disposition.

Dés 64, j’ai commencé à transformer électroniquement (fazing, flanger, etc) les sons naturels de ma 1re harpe à cordes métalliques (dite bardique). Puis, à partir de 68, j’ai progressivement intégré les nouveaux instruments dès qu’ils étaient tout simplement inventés ou en vente (divers claviers, moogs, etc).

A partir de 1979 (Symphonie celtique), j’ai commencé à utiliser les loops, les samples, fait faire un 1er prototype de harpe électrique.

Au début des années 80, à l’arrivée du système midi (système qui par un instrument maître permet de piloter d’autres instruments reliés), j’ai commencé des recherches pour la harpe (plus ou moins abouties en 87), et utilisé les possibilités des séquences rythmiques.

C’est à partir de 1985, 86 que j’ai commencé mon initiation et mes recherches en MAO (musique assistée par ordinateur), que j’ai appliquées dans la préparation et la production du disque “The mist of Avalon” (paru quelques années plus tard, en 1991). Dans cet album, on dénote déjà aussi des influences “techno”, en particulier dans “Gaelic tribes gathering”.

Ensuite, je n’ai jamais cessé d’utilisé l’informatique pour les albums suivants (Again, Brian Boru, 1 Douar, Back to Breizh, et Au-delà des mots).

Mon utilisation de l’Informatique a donc été pour moi une démarche très naturelle. A l’inverse,la connotation “ musique actuelle ” de ma musique ne passe pas suffisamment dans la presse et le public.

L’informatique musicale, en dehors, de son attirance naturelle, a un certain nombre d’atouts : Une plus grande rapidité du travail, n’est pas encore prouvée, ce sera pour plus tard !

Pouvoir expérimenter en temps réel (comme on dit) de nouveaux types d’arrangements musicaux, essayer de nouvelles rythmiques par ex., sans d’abord les faire jouer à des musiciens, est un atout précieux quand on veut innover. Une nouvelle sorte de spontanéité quand j’improvise et enregistre en numérique un clavier ou une harpe, et que cette impro servira telle quelle ou à peu près dans le produit fini, ça me fascine.

Avec l’ordinateur mais déjà sur une boîte à rythme, se servir de séquences mécaniques, sans variation du tempo, a ouvert des espaces de liberté paradoxale insoupçonnée, permet parfois de jouer davantage avec le temps qu’avec d’autres musiciens, particulièrement s’ils n’ont pas la même culture musicale que moi, ce qui est presque toujours le cas.

Les micros, etc permettaient déjà de mélanger des sons et des instruments qui n’auraient pu le faire dans le passé ; l’ordinateur et l’enregistrement numérique accentuent cela, permettent d’écrire des musiques qu’aucun humain ne pourraient jouer ; mais bien sûr cela n’empêche pas le musicien de s’exprimer en même temps avec le charme, la part de hasard, la fragilité qui lui sera propre pour longtemps encore, j’espère.

De toutes façons, il y aura toujours, espérons (si les media, etc le permettent) des gens qui travaillent à l’ancienne, sans machines.

Justement, les machines apportent un enrichissement dans la mesure où elles agrandissent le champ de l’expression, comme l’ont fait par le passé toutes les innovations techniques, comme l’a fait, au cours des siècles, la lutherie ou l’importation d’instruments étrangers.

Je vis dans l’espoir que les graves dangers réels de la technique au service d’humains pas forcément évolués dans leur tête (qu’ils soient talibans ou simplement égoïstes) n’empêcheront pas le monde d’avancer et que le côté positif l’emportera : celui où les progrès techniques peuvent donner à manger à tout le monde, peuvent freiner la déterioration de l’atmosphère et de l’eau, où la robotique permet l’extension des loisirs, où l’hypercommunication amène une connaissance des autres, un monde qui respecterait toutes les cultures et formes de pensées, toutes les langues, qu’elles soient parlées par 100 millions ou 100000 personnes (suivez mon regard), un monde qui saurait un peu enfin se gérer globalement, un gouvernement mondial pour des milliers d’autonomies.

Musique Universelle

(disparition des frontières sociales, temporelles, géographiques, etc. Et fuite en avant, le futur)

Alan a toujours cherché à abaisser les frontières :
- sociales (musique populaire / musique savante) ;
- temporelles (musiques antiques, ethniques et traditionnelles / musiques actuelles et contemporaines) ;
- sociologiques (campagnes, villes) ;
- culturelles et techniques (oralité, compositions, improvisations) ;
- géographiques (terroirs / continents, Bretagne / Monde, Orient / Occident, etc).

En un mot, Alan est depuis toujours à la recherche d’une musique universelle.

Il est un des rares à avoir approché son but, car peu de musiciens ont traversé avec naturel tant de territoires culturels différents et si longtemps peu perméables : celui de la musique classique et du rock, des musiques traditionnelles orales et les musiques contemporaines, musiques d’héritage et musiques improvisées, chant a cappella et electronique.

Cette musique universelle est, pour lui, l’avenir.....

sources :

http://www.alan-stivell.com

sources : wikipedia Bio complète avec mise à jour

Sous licence CC-BY-SA

Historique des versions de « Alan Stivell »


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nouvel album :

EMERALD

1er single : BRITTANY’S

sortie le 22 octobre 2009

harmonia mundi


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ALAN STIVELL-THE SCOTTISH PIPE BAND
(LA COMMANDERIE - 39100, au prix de 29,90 €)

ALAN STIVELL
(HALLE DES 5 FONTAINES - 90100, au prix de 23,90 €)

ALAN STIVELL
(CENTRE CULTUREL L' ELLIPSE - 29350, au prix de 26,90 €)

WISKEY STILL & THE EMERALD DANCERS
(EXO 7 - 76140, au prix de 16,70 €)


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CHERIFA ( surnommée affectueusement "na cherifa" par les artistes et ses fans )

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CHABA ZAHOUANIA

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AMZIGH KATEB ( ex GNAWA DIFFUSION )

En concert les..

PACO EL LOBO

Sortie du 3ème album de Paco El Lobo , Mi Camino Flamenco...

ALLA LE MAITRE DU FOUNDOU, Le Django Reinhardt du Oud

"..sa musique a des résonances world quand il improvise avec une liberté très jazzy, voguant d’arabesques langoureuses en notes cristallines aux couleurs de kora mandingue"....

en concert le Dimanche 19 avril 2009 – 20h30 Theatre 13

BAABA MAAL

en concert le

LE 07 AOUT2010 dans le cadre du festival LES ESCALES SAINT NAZAIRE




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