Les Joutes musicales ou l’aventure artistique d’un village
Ce festival a été crée à l’initiative de Miquèu Montanaro et de l’association Cimo & To en 1997.
Avec le développement du Chantier, ce festival s’est professionnalisé mais son esprit convivial demeure.
"Les Joutes ont toujours voulu être une occasion pour des groupes professionnels ou amateurs de présenter des travaux en cours, des œuvres abouties connues ou non, de faire la fête dans un esprit familial, de découvrir des richesses musicales, de vivre des moments d’émotion dans la beauté d’un cadre propice à l’étonnement.
Venir aux Joutes, c’est être prêt à rencontrer un village qui se met en quatre pour bien vous recevoir.
C’est rencontrer des musiciens qui jouent le jeu de la confrontation amicale, de la fusion spontanée, de l’ébullition constructive". (Miquèu Montanaro)
Les Joutes musicales de printemps investissent une grande partie du village et des équipements prévus à cet effet (théâtre de verdure, salle la Fraternelle, place du village, église, Fort Gibron…).
Vendredi 25 mai 2007 – Soirée d’ouverture
Une Anche Passe : « Souffles de la Méditerranée »
Laurent Audemard : clarinettes, hautbois languedocien
Henry Donnadieu : saxophone ténor
François Fava : saxophones soprano, alto, baryton
Brigitte Mouchel : euphonium
Pierre Peyras : tuba contrebasse
Katou Philibert : tuba ténor
Daniel Solia : batterie, percussions, cajon, derbouka
En 1990, à l’initiative de Laurent Audemard, se crée une formation autour des hautbois traditionnels (instruments à anches doubles) joués en Languedoc mais aussi dans les pays du bassin méditerranéen sous les noms de tenora, piffero, taragot, doudouk, zurna, raïta… Dans la lignée d’illustres devanciers s’appelant Manuel de Falla ou Belá Bartók, la démarche du groupe étant de célébrer les musiques traditionnelles et d’y trouver inspiration. Au fil des rencontres cette odyssée acoustique a donné naissance à plusieurs créations saluées par la critique. Pour les Joutes, Une Anche passe a imaginé un répertoire se faisant l’écho de ces divers rendez-vous.
Concert déambulatoire à 19h00 puis 21h30, aux alentours de la Fraternelle
Compagnie Henri Agnel
« Motti Train » (opéra de poche) - Création du Chantier
Un opéra de poche, chanté et joué par sept artistes, chanteurs et instrumentistes, dans les images projetées d’Anne Carpena, mettant en scène : un train, ses passagers, une divinité imaginaire « MOTTI », un espion imaginaire « Virless » déçu de ne rien pouvoir faire, un intégriste-fondamentaliste-nationaliste imaginaire… le méchant « Moclo », un impérialiste puissant imaginaire… le gentil « Chön » qui fout la pagaille au lieu d’arranger les choses.
Milena Roudeva : chant Milena Jeliazkova : chant Henri Agnel : chant, cistre, sarod, oud, rebec, zarb Doc Rossi : chant, cistres Idriss Agnel : chant, tablas, zarb, oudou, batterie Michèle Véronique : violon Anne Carpena : scénographie, images
Multi-instrumentiste (guitare classique et flamenca, mandoline, luths, percussions) la quête musicale d’Henri Agnel l’a conduit aux quatre coins de la planète. Il apprend avec Si Mohamed Chaouqui au Maroc, Zahid Farani au Pakistan, Jacques Florencie ou Djamchid Chemirani. Il aborde la musique contemporaine avec Diego Masson, Jean-Pierre Drouet, Michel Portal, Georges Aperghis. Il compose pour Amina Alaoui, Marco Ferreri, Jean Daniel Waerghe, Arrabal, Angélique Ionatos, Misia. Pour cette création multimédia, Henri Agnel s’est appuyé sur un texte d’Anne Carpena composé à la manière des « cadavres exquis » chers aux surréalistes. Un texte qui sert de référent métaphorique pour évoquer des enjeux planétaires et de trame à une composition musicale fondée sur une large diversité de modes et de rythmes traditionnels du monde.
20h00 - la Fraternelle
Compagnie Montanaro
« La Polonaise » - Création- première
Sylvie Berger : chant Yannick Hardouin : piano François Heim : accordéon Daniel Malavergne : tuba et euphonium Miquèu Montanaro : galoubet, tambourin, voix Gabriel Yacoub : direction artistique György Laszlo : films
La Polonaise ce sont quinze chansons, presque toutes modales, qui décrivent les paysages du pays de Chopin, ses forêts et ses lacs, la ville de Katowice, ce que l’on aperçoit de la fenêtre du train, l’ambiance des rues, la chaleur des maisons. Elles dessinent aussi des paysages intérieurs, des sentiments, des élans, des retenues, tout ce qui emplit un amour autant partagé qu’impossible. Les musiques traditionnelles nous ont peu habitué à la narration d’histoires intimes et c’est un des paris de ce voyage intérieur de Miquèu Montanaro dont la direction artistique est assurée par Gabriel Yacoub, fondateur du mythique Malicorne, groupe phare du renouveau folk français. Sylvie Berger apportant sa voix magique à cette ballade polonaise.
22h00 - la Fraternelle
Samedi 26 mai
« Hommage à Henri Jarrié » - Création avec Barre Philips, Miquèu Montanaro et Jean-Michel Bossini Jean-Michel Bossini : piano Miquéu Montanaro : flûtes Barre Philips : contrebasse
« Les expériences de musique contemporaine sur la voie desquelles m’ont engagé Henri Jarrié ont marqué ma conception de la musique » dit Miquèu Montanaro à l’initiative de cette création. Originaire du Gard, Henri Jarrié (1924-2004), frère dominicain jusqu’en 1971, contribua à la qualité de la vie musicale en Provence. Avec l’organologue Pierre Rochas et Bernard Coutaz, fondateur d’Harmonia Mundi, il créa dans les années soixante Les soirées de musique française de Saint-Maximin, autour de l’orgue historique du frère Isnard, un des premiers festivals en France consacré à la musique baroque. Dés 1970, Henri Jarrié se consacre à la promotion de la musique contemporaine. Parallèlement, il élabore, une méthode de créativité musicale à l’intention des enseignants et musicothérapeutes. Compositeur, Henri Jarrié fut un représentant de la musique atonale et laisse des pièces pour orchestre, des oeuvres scéniques et des créations audiovisuelles.
14h00 - La Fraternelle
Les Intimistes
« Chants sacrés et chansons profanes d’Occitanie »
Renat Jurié : chant Jean-Pierre Lafitte : flûtes et clarinettes de roseau
À travers ses activités au Conservatoire Occitan puis ses diverses collaborations (avec notamment Claude Sicre, Xavier Vidal, Eric Montbel, Serge Pey, Zebda) Jean-Pierre Lafitte est devenu une autorité en matière de flûtes. On lui doit la création de Trioc, association dont le but est de transmettre l’art du souffle puis du Centre Policam, lieu de promotion des arts (musique, calligraphie) s’inspirant du roseau. Pour sa part Renat Jurié est une figure du chant d’Oc (Tarn, Aveyron, Ariège, Toulouse). En latin et en occitan, ces deux complices présentent un répertoire méconnu. Ils rappellent que l’école musicale de Saint-Martial de Limoges a fécondé une grande part de l’art du Trobar (invention poétique des troubadours)..
15h00 - Eglise

- Ismail_Fencioglu
Ismail Fencioglu (Turquie) et
Nizan Tabcharani (Liban)
Ismail Fencioglu, joueur de oud, s’est spécialisé dans les techniques du chant turc classique au Conservatoire d’Istanbul. Compositeur et arrangeur, il s’établit en 2001 au Canada où il devient directeur du Chœur de Musique Turque de Montréal avant de fonder Le Chœur de Musique Turque d’Ottawa.
Originaire de Bteghrine, petit village du Mont Liban, Nizar Tabcharani s’est formé au Conservatoire national du Liban puis s’est produit avec de nombreux chanteurs populaires. Arrivé à Montréal en 1998, il s’intègre à la communauté musicale et crée l’ensemble Backstrings qui réorchestre des musiques propres au Moyen-Orient avec des instruments tels que le kanoun, le oud et la darbouka. Ces deux solistes font le déplacement depuis le Québec grâce à Musique Multi-Montréal, un organisme qui se consacre à la mise en valeur des musiques issues des grandes traditions du monde.
16h00 et 17h00 - Eglise
Jeune public
Marc Perrone et Marie-Odile Chantran
Bal pour enfants
Marc Perrone : accordéon
Marie Odile Chantran : vielle à roue
Prince de l’accordéon diatonique, la séduction de Marc Perrone doit à des mélodies fatales et à une présence lumineuse. Des complicités avec Bernard Lubat, Michel Portal, Marcel Azzola, Arthur H, un engagement humaniste, des musiques de films et sept albums font de lui un personnage rare. « Un musicien magnifique, voyageur dans le temps et réparateur de mémoire. Peut-être parce qu’il sait le prix et la valeur des rêves » a dit de lui le cinéaste Bertrand Tavernier. Facette méconnue de son travail, son répertoire en direction du jeune public qu’il vient proposer avec la chanteuse-danseuse, Marie-Odile Chantran. Avant de retrouver un peu plus tard sur scène son vieux complice, André Minvielle.
15h30 - La Fraternelle
Palabres
« La création musicale en Occitanie ».
Animée par Frank Tenaille, journaliste, vice-président du réseau Zone Franche.
Sous l’égide du Chantier, le journaliste Frank Tenaille, spécialiste des musiques du monde, va publier aux Editions du Layeur, Musiques et chants en Occitanie, La création d’inspiration néo-traditionnelle dans la France sudiste, 1965-2007.
Avant sa parution prochaine, une table ronde est organisée sur ce thème, animée par l’auteur avec certains acteurs essentiels de cette révolution esthétique dont Laurent Audemard, Valentin Clastrier, Miquèu Montanaro, André Minvielle, Eric Montbel, Denis Siorat.
Un focus sera également réalisé sur la lutherie, acteur fondamental de la création musicale. Preuve par le vif avec Denis Siorat qui a créé en 1986 le premier prototype de vielle électroacoustique et qui s’apprête à réaliser un instrument « 100 % électro ». Denis Siorat étant le luthier de 200 viellistes à travers le monde.
16h00, à l’Auberge du Parc
Scènes
Niyireth Alarcon (Colombie)
Niyireth Alarcon : chant
Juan Carlos Montes Garcia : tiple
Sandro Eligio Toro Uribe : guitare
Cette chanteuse colombienne a été découverte par Miquèu Montanaro lors d’une résidence à Medellin en 2005. D’aucuns ont pu la découvrir lors de la création Suite colombiana l’année dernière. Cette fois, la native de Cali fait le déplacement pour nous présenter son propre répertoire, en l’occurrence des compositions et des adaptations de poètes latin-américains sur des musiques de danses traditionnelles (passillos, cumbias, porros).
17h00 - la Fraternelle
Valentin Clastrier et Stevan Kovacs Tickmayer : « Rencontre improbable et duo impromptu »
Valentin Clastrier : vielle à roue électroacoustique
Stevan Kovacs Tickmayer : claviers
Grace à sa virtuosité et ses innovations techniques avant-gardistes, mariant influences traditionnelles et sons expérimentaux, Valentin Clastrier fait figure de maître incontesté. Compositeur, pianiste, contrebassiste, Stevan Kovacs Tickmayer, né en ex-Yougoslavie, s’est fait remarquer par ses collaborations (avec le chorégraphe Josef Nadj, le chef d’orchestre Gidon Kremer, des musiciens expérimentaux comme Fred Frith, Chris Cutler ou Szabados György, ses créations à l’Art/OMI de New-York). On peut qualifier le travail de ce duo de laboratoire musical. Quand vingt sept cordes traversent les paysages et les couleurs dessinées par les nouvelles technologies « à la Tickmayer », la sidération et la séduction sont au rendez-vous.
18h15 – la Fraternelle
Jugal Bandi : « Fusion made in Marseille »
Sayon Bamba Camara : chant Richard Bernet : hemen dotara, sarid, esraj, flûte indienne Eric Massua : bugle Laurent Pernice : basse, gopichandi Nabankur Bhattacharya : tabla Hamid Gribi : calebasse, bambou toms, sanza
En sanscrit, Jugal Bandi signifie liés ensemble. En réunissant sur scène une chanteuse guinéenne, un percussionniste algérien, un joueur de tabla indien, un joueur de sarod et d’esraj, un trompettiste adepte de jazz et de fanfares d’Europe de l’Est et un bassiste issu de la scène électro-expérimentale, Jugal Bandi croise jazz, ragas indiens et swing africain dans un jeu à saute-mouton par dessus les continents. Des musiciens qui inventent un nouveau genre musical inédit et revendiquent à leur manière la jolie notion de multiculturalisme.
19h00 - Théâtre de Verdure
Stimmhorn : « L’avant-garde de la musique des Alpes Suisses »
Christian Zehnder : voix, chant diphonique, yodle, accordéon suspendu, bandonéon, bandurria, tuyaux d’orgue Balthasar Streiff : cor des Alpes double, alpophone, büchel, cornet, trompette baroque, tuba, corne de chèvre, voix
Attention curiosité ! Depuis 1997, ce duo fascinant évolue sur la plus haute ligne de crêtes de l’Helvétie tant, que de leurs hauteurs, on imagine sans peine des paysages d’Australie ou de Mongolie. Fi du folklore et du chant des coucous, nos bâlois jettent des ponts entre les sonorités traditionnelles du pays de Guillaume Tell et un univers plus expérimental, inventant un genre musical tout à fait inédit, subtil mariage de la voix et du vent. Le Cor des Alpes et le yodle, chant traditionnel des bergers, y rencontrent le chant diphonique, technique vocale donnant l’impression d’une polyphonie en rendant audibles certaines harmoniques d’une note. Inspirées, intimistes, humoristiques, méditatives, leurs créations ont accompagné des musiques de scène ou des répertoires électroniques.
20h30 - Théâtre de Verdure
André Minvielle et Marc Perrone
André Minvielle : chanteur duotonique, porte-voix, batterie maigre, trompette de l’est, percussion, sampleur
Marc Perrone : Accordéon diatonique
Batteur, scatteur, rappeur, rime-ailleurs qui bouscule les mots et les conventions, André Minvielle est sans doute une des plus jolies surprises de la scène française de ces dernières années. De jazz en java, de mémoire gasconne en musiques pygmées, ce grand pourfendeur de mots saisit l’air du temps avec un incomparable sens de la langue et de l’improvisation. Du blues au patois, de la gaieté au déchirement, ce troubadour vocalchimiste, jazzcogne, valse, virevolte, chaloupe, s’encanaille. Il explore les langues et les accents, et réinvente, avec un sens peu commun du direct, l’expression des traditions populaires ou savantes.
22h00 au Théâtre de Verdure
Topanga : « Invitation au bal »
Eric Montbel : cornemuses
Laurence Charrier : harmonium
Bruno Le Tron : accordéon
Joueur de cornemuse et de flûtes, compositeur, ethnomusicologue, membre de fameuses formations (Le Grand Rouge, Lo Jaï, Ulysse) sollicité par de nombreux artistes (Jean Paul Goude, Rosina de Peire, Nilda Fernandez, Indochine, Khaled…), Eric Montbel s’est fait remarqué ces dernières années par plusieurs créations (Le Jardin de l’Ange, Le Jardin des Mystères, La Charmeuse de Serpents). Il nous revient avec un trio d’anches original pour un bal, sa première passion. Avec lui, Bruno Le Tron, accordéoniste au riche pédigree (Mandragore, Tourne-Cul, La Compagnie du beau temps, Maubuissons, Le Vrai trio, Bopiano) et Laurence Charrier qui s’est employée à désacraliser l’harmonium d’église et lui faire retrouver le chemin des bourrées, valses, rondeaux, cercles et autres mazurkas.
23h30 - Théâtre de Verdure
Scènes ouvertes à La Roquette
Les scènes ouvertes représentent pour des musiciens de la région, amateurs ou professionnels, un accès à la scène dans le cadre du festival, parallèlement à la programmation officielle.
Original’Occitana - 14h30
Elles sont marseillaises et boulèguent dans le quartier de La Plaine, fréquentant ainsi les ateliers de Manu Théron, chanteur du groupe Lo Còr de La Plana et directeur artistique de La Compagnie du Lamparo. Là, loin des folklores figés, des clichés bien trop usés, elles redécouvrent un répertoire traditionnel dépoussiéré.
Haydé - 16h00
Laoura : Voix, flûte, percussions Bernard Spadari : accordéon, voix, percussions, arrangements Jean-Marc Gibert : guitare, mandole, voix Tevfik Tanca : oud, bouzouki
Haydé, quelque soit l’orthographe ou l’alphabet, signifie dans tous les pays des Balkans, « allez, allons, en avant ». Le groupe est né en octobre 2003, d’une rencontre en Bulgarie. Il nous emmène à travers les Balkans et la Méditerranée, de la Turquie à la Bulgarie en passant par la Grèce avec quelques incursions en Corse ou au Maghreb. Chants traditionnels : rébétiko, folklore tzigane et polyphonies sont ainsi revisités.
D’Aqui Dub - 17h30
Arnaud Fromont : chant, clarinette, bombarde ; Sylvain Bulher : basse, benglama, mandole ; Djamel Taouacht : batterie, percussion Les textes de D’Aquí Dub sont en occitan. Ils sont pour la plupart écrits par des auteurs marseillais actuels. Les autres sont issus du répertoire traditionnel ou du music hall marseillais du XIXe. Le choix de la langue permet de s’inscrire de manière directe dans un lieu de référence, en l’occurrence Marseille. Référence urbaine qui permet de s’ouvrir au monde, sans notion d’enfermement régional.
Dimanche 27 mai
Les Intimistes
Evelyne Girardon et Trad Arrgt : « De la monodie à la polyphonie »
Evelyne Girardon : chant
Samuela Gallinari : chant
Marie-Pierre Villermaux : chant
Chanter les chansons de tradition populaire en français est un défi et un véritable enjeu artistique que le trio Trad Arrgt a choisi de relever. Rien d’étonnant à cela lorsque l’on connaît le parcours d’Evelyne Girardon (La Bamboche, La Kinkerne, La Cie du Beau Temps, Roulez Fillettes, etc), pionnière de la valorisation des chansons traditionnelles du domaine français. Grâce à un important travail d’arrangement, une pratique maîtrisée des techniques vocales, un jeu d’improvisation, elle transforme avec ses complices des monodies issues des collectages de Julien Tiersot, Achille Millien, Barbillat et Touraine, en une écriture polyphonique pleine d’imaginaires, d’émotion et de sensibilité.
14h00 : Ismael Fencioglu
15h00 : Evelyne Girardon
16h00 : Nizan Tabcharani
Les concerts ont lieu à l’Eglise
Jeune public
Alba Canta : « Canta Canta Neneton » - Conte musical pour enfants Marie-José Fages Lhubac : chant Eléonore Jourdan : chant Marie-Pierre Lonca : chant Brigitte Apap Fonda : chant Jean-Michel Lhubac : poly-instruments
Ce conte, suivi d’un petit bal, met en scène pour les enfants, le chansonnier Canta Canta Neneton. Associées au poly-instrumentiste Jean-Michel Lhubac, les chanteuses du groupe Alba replongent l’enfant au cœur d’un savoir gestuel et vocal millénaire autrefois transmis par les nourrices. Les deux livres-disques du Chansonnier totémique languedocien, Canta, canta neneton ! et Lo Resson de la Péira (Editions Modal), coordonnés par Marie-José Fages-Lhubac, Josiane Ubaud et Jean-Michel Lhubac, sont un trésor de mots, de sons, de gestes associés, de supports d’apprentissage, testés par quinze années de pédagogie active, et une réhabilitation de chants occitans de la petite enfance, trop souvent jugés dépourvus de sens, alors même qu’ils servaient à sa construction physique, psychique et affective. A l’issue du concert, les auteurs viendront parler de ce travail qui concerne particulièrement le milieu enseignant.
15h00 - la Fraternelle
Scènes
Compagnie Montanaro : « Un provençal au Château ». Miquèu Montanaro : galoubet-tambourin, cordes frottées Sylvie Bonet : violon Manuel Cartigny : violoncelle Antonia Coste : alto Laetitia Marie Schiavo : violon Patrice Serrus : contrebasse Films : György Laszlo
Cette œuvre est une commande du prestigieux festival Autumn Strings qui a eu pour cadre le Château de Prague en République Tchèque. En provoquant une rencontre entre des interprètes classiques et un tambourinaïre, Miquèu Montanaro souhaitait ouvrir une nouvelle voie à cet l’instrument fétiche de la Provence. La composition musicale se partage en trois parties superposées : galoubet-tambourin, contrebasse et quatuor à cordes, qui agissent comme trois voix d’orchestre. Cette mise en son est doublée d’une mise en image donnée pour la première fois en France. À cet effet, sept petits films ont été tournés dans le Château de Prague, tenant compte de la construction musicale qui mettent en valeur ses éléments futuristes imaginés par l’architecte Plečnik, sollicité au début du XXe siècle par le président Masaryk, pour le rénover.
17h00 - la Fraternelle
Alain Bruel, Gilles Chabenat & François Thuillier
« Musiques pour des faiseurs d’images » - Création du chantier
Alain Bruel : accordéon
Gilles Chabenat : veille à roue électroacoustique
François Thuillier : tuba
Qu’ont en commun Béla Bartok, Jean Giono, Olivier Messiaen, Milan Kundera, Bernard Lubat, Salman Rusdhie ou Boèce, auteur de la Consolation de la philosophie, l’un des plus beaux textes philosophique. D’avoir entretenu une relation particulière à la musique et d’avoir imaginé à travers elle leur rapport à l’universel. Sans jamais oublier le substrat anthropologique constitutif de leur cheminement intellectuel. C’est cet ici et ailleurs qu’évoque cette création de trois « pointures » musicales musiciens qui par delà des registres dissemblables, ont en commun d’être restés fidèles à l’esprit d’une matrice populaire, rurale ou urbaine qui ne cesse de prouver sa fécondité.
18h30 - La Fraternelle
Compagnie Rassegna : « Venimos a ver » - Création du Chantier
Bruno Allary : guitare et direction artistique Yarmen : chant flamenco Fouad Didi : chant et violon arabo-andalou Césare Mattina : chant d’Italie du Sud Maxime Merlandi : chant corse Georges Mas : chant grec et clarinette Philippe Guiraud : basse Tony Grisostomi : percussions Renaud Garcia-Fons : conseiller artistique
La compagnie Rassegna invente un carrefour pour des chanteurs habituellement solistes, venant des rives de la Méditerranée. Sous la direction de Bruno Allary, elle accomplit des travaux de recherche, d’arrangement et de composition. Pour cette création, le compositeur et contrebassiste Renaud Garcia-Fons, proche de la tradition du flamenco, des musiques orientales, du jazz (on l’a vu jouer avec Claude Barthelemy, Michel Portal, Rabih Abou Khabil, Steve Swallow, Louis Sclavis …) a été sollicité comme conseiller artistique. Au menu : chants d’amour, de noces, de prisonniers… couleurs d’Espagne, de cabarets napolitains ou oranais, romances sépharades ou airs à danser de Thrace.
21h00 au Théâtre de Verdure
Spi et la Gaudriole : « En avant balèti ! »
Jean-Michel Poisson dit Spi : chant, harmonica, guimbarde Bruno Priez : vielle grinçante, sauvage et indomptable Isabelle Garcia : flaviol fou, gralla et tarota Michel Dominguez : guitare Rodolphe Giraldi : tambour tribal
Après la saga d’O.T.H (1977/1991), combo mythique du rock indépendant et celle des Naufragés (1986/2003), précurseur du rock celtique, Jean-Michel Poisson, alias Spi, a retrouvé la flamme. Elle se cachait dans des mélodies indémodables et dans l’ethnotranse de fêtes et bals dont la sève coulait depuis des temps moyenâgeux. Le groupe La Gaudriole était né, conduite par la vielle de l’Ardéchois, Bruno Priez, émérite luthier de l’accordéon. L’imagination de Spi renoue avec le fil d’une tradition de danse un peu trop figée par certains folkloristes. Ce répertoire de polkas, mazurkas, valses, scottishs, cercles, rondeaux, bourrées et autres gavottes, devant tout à la fois affirmer sa force intrinsèque et son actualité avec des mots d’aujourd’hui.
22h30 - Théâtre de Verdure
Concert/ installation
Sisygambis : « Rencontres virtuelles sur la Route de la soie »
Compositeurs-musiciens et vidéastes, Christine Coulange et Nchan Manoyan ont imaginé Sisygambis (du nom d’une reine perse) après la chute du Mur de Berlin au contact d’artistes tchèques, russes, polonais. Collecte de sons en terre étrangère et traitement sonore vont définir leur identité artistique : proposer une écoute du monde, une expérience visuelle et sonore en prise avec l’intensité du réel. Le projet de La Route de la Soie les conduit, six mois durant, de Marseille à Shanghaï. Loin du zapping occidental, ils ont recueilli témoignages et visions ; ils ont imaginé ce concert-installation tout imprégné des chants, des regards, des poussières, de Peshawar, de Lijiang, du désert du Taklamakan ou de la ville-oasis de Kashga. Sisygambis a obtenu en 1995 le Prix Möbius France de la Création Multimédia.
A partir de minuit - La Fraternelle
Palabres
« Enseignement et transmission des musiques traditionnelles et du monde. »
A partir de midi, le public peut trouver un bel espace de pique nique à la Roquette.
Dès 14h00 et pour la première fois, les Joutes présentent un plateau qui reflète le dynamisme de la transmission des musiques traditionnelles et musiques du monde dans les écoles de musique de la Région, ainsi qu’à l’Université de Provence (département de musicologie). Plusieurs artistes-enseignants viennent présenter le travail de leurs élèves et débattre de leur pédagogie.
Isabelle Courroy : dirige l’atelier de kaval (flûte pastorale des Balkans) et de musique d’ensemble des Balkans de l’école de musique municipale d’Apt.
Fouad Didi : enseigne le violon, l’oud et la musique arabo-andalouse au Cnr (Conservatoire national de région) de Toulon-Provence-Méditerranée et à la Cité de la Musique de Marseille.
Jean-Pierre Estèbe : enseigne l’accordéon diatonique à l’école intercommunale de musique danse et théâtre du Haut-Var et à l’association Rivatge.
Eric Montbel : enseigne les cornemuses et les flûtes à l’atelier de l’Université de Provence (musicologie) et à l’Atelier de la Cité de la musique de Marseille.
Jean-Louis Todisco (galoubet-tambourin, accordéon) est responsable de l’atelier des musiques du monde à l’école de musique de Brignoles
17h00 :Table ronde : « Enseignement et transmission des musiques traditionnelles et du monde. » : animée par Caroline Bourgine responsable de l’émission « Equinoxe » à France Culture)
infos : www.joutes-musicales.com
tel : 04 94 59 56 49
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