MAHALA RAI BANDA en concert
LES 19 & 20 JANVIER 2007 AU NEW MORNING
Fondé par deux musiciens du Taraf de Haïdouks associés à une section cuivre composée de vétérans des fanfares militaires, le Mahala Raï Banda propose un assemblage étonnant de musiques festives familiales tsiganes et de musique militaire.
Les premiers, agés de 20 à 30 ans, jouent de la musique depuis leur plus tendre enfance, et les influences de la culture moderne et urbaine dans laquelle ils vivent donnent à leur répertoire traditionnel, à travers une section rythmique surpuissante, une énergie rock.
Les seconds, tsiganes originaires de Moldavie, ont passé toute leur vie au sein des fanfares militaires. Retraités et pensionnaires de guerre, ces cuivres furent découverts alors qu’ils jouaient dans un petit restaurant allemand de Bucarest.
Une fanfare militaire face à de jeunes musiciens traditionnels tsiganes élevés en ville :
un mélange explosif, inédit, et résolument novateur. La musique du Mahala Raï Banda (littéralement « noble orchestre du ghetto ») joue un rôle central dans l’irrésistible ascension de la musique tsigane des balkans en Europe de l’ouest. L’énergie de cette formation, issue des ghettos de la banlieue de Bucarest, est redoutable et contagieuse ; la salle est comble à chaque prestation. Ce tourbillon urbano-tsigane euphorise le public à coup de batterie rock et de vents orientaux dans un groove bondissant.
Deux extrêmes, une même communauté, réunis par les faubourgs et la pauvreté de Bucarest, état des lieux d’une mégalopole en chantier, le Mahala Raï Banda convainc. On applaudit l’arrivée de cette nouvelle génération tsigane qui s’est affranchie du devoir de respect des traditions sans verser dans la soupe sentimentalo-baloche. Véritable machine à danser, le Mahala séduit à la fois par son fort ancrage traditionnel, ses incursions en terre orientale, et par son art de s’accomoder au son moderne, via l’usage d’une batterie notamment.
Cette nouvelle sensation tsigane semble directement sortie d’un film de Kusturica où deux musiciens liés au plus célèbre orchestre tsigane, le Taraf de Haïdouks, rencontrent des militaires moldaves qui consacrent leur retraite à faire danser les plus belles filles du village.
Concerts les 19 et 20 janvier 2007 – 21h00 au NEW MORNING
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